Le G10 explose à nouveau et l’actu calédonienne

Le fameux G10 est décidément un drôle de groupe de dialogue : un espace où, à intervalle régulier, il devient apparemment impossible … de dialoguer. Clash.

ACCROCHAGE ET CHAMAILLERIE
Les discussions avaient donc repris mercredi au sujet du bilan de l’Accord de Nouméa, et s’étaient poursuivies jeudi après midi. C’est lors de cette dernière séquence que la série d’incidents s’est déroulée.

Il semblerait qu’un accrochage se soit produit entre Sonia Backes et Philippe Gomes, ce dernier reprochant à la responsable des Républicains Calédoniens des commentaires relatifs à la Charte des Valeurs Calédoniennes lors d’une conférence de presse. Réplique de l’élue à propos d’une initiative de Philippe Gomes sur sa page Facebook, et participation de Paul Néaoutyne à la chamaillerie.

« CLAQUAGE » DE PORTE ET RETOUR À LA CASE DÉPART
Devant la tournure des travaux du groupe … de dialogue, Pierre Frogier quitte la salle en estimant que cette structure ne servait à rien, suivi par Thierry Santa, et quelques temps après, par Sonia Backes.

C’est donc un retour à la case départ, celle d’avant le dernier Comité des Signataires où le G10 avait déjà explosé. Et la question qui se pose est réellement l’utilité de cette structure, alors que les clivages prennent le dessus entre les représentants politiques. Des clivages qui battent en brèche … la charte des valeurs calédoniennes issues du groupe lui-même.

FORCING POUR UNE INDÉPENDANCE-ASSOCIATION
Le mieux, à l’évidence, est « d’arrêter les frais ». D’autant que ces disputes et ces cacophonies à répétition ne sont guère un exemple pour une population prochainement confrontée à des choix fondamentaux d’avenir.

Raison supplémentaire : la déclaration du Palika, en forme de défiance au referendum ainsi qu’au principe du groupe « sur le chemin de l’avenir ». Le parti de Néaoutyne considère en effet qu’il est impossible de dialogue avec les loyalistes en raison de leur refus … d’admettre que l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie avec partenariat avec la France est la solution institutionnelle.

Or le referendum d’autodétermination doit justement interroger les Calédoniens sur leur volonté d’accéder à l’indépendance ou non ! Le Congrès du Palika a décidé de tenter une discussion directe bilatérale avec l’Etat pour faire accepter sa thèse. Il estime que l’indépendance-association, ce que recouvre le nouveau terme « indépendance avec partenariat », est la solution de compromis acceptable par tous.

LE CHOIX APPARTIENT AUX « POPULATIONS INTÉRESSÉES »
Une chose est certaine : il n’a jamais été question qu’un comité, fut-il présidé par un représentant « personnel » du Premier ministre, ait délégation pour parler ou non d’une indépendance sous quelque forme que ce soit au nom des Calédoniens. La Constitution, les Nations Unies et la charte universelle des droits de l’homme prévoient bien que ce choix appartient « aux population intéressées » et non aux partis politiques.

Dans le reste de l’actualité, Gérard Darmon va présider le prochain Festival de Cinéma de La Foa qui se déroulera du 29 juin au 8 juillet. Et le très attendu Salon du 4×4 a ouvert ses portes et se tiendra jusqu’à dimanche. Il faut retenir également la séance du Congrès dont l’ordre du jour prévoit notamment la création d’un taxe sur le gazole pour financer la nouvelle centrale électrique à gaz.