BIÈRE SANS ALCOOL ! RÉACTION IMMÉDIATE DE LA GBNC

Finalement, ce sera un contrat gagnant-gagnant. Devant la perspective de baisser le degré d’alcool pour faire entrer les bières dans les boissons alcooliques, et en interdire la vente dans un certain nombre d’enceintes, les producteurs réagissent.

En particulier, le gouvernement envisage de fermer la vente des boissons dont le taux d’alcool est inférieur à 2% dans des endroits comme des snacks à proximité d’installations sportives.

Les  pratiquants de tennis et autres sportifs qui transpirent abondamment, aiment pourtant prendre une bière fraîche après l’effort. Sans pour autant se soûler, nuire à leur santé, ou perturber la tranquillité publique.

La Grande Brasserie de Nouvelle-Calédonie n’est, en tout cas, pas entrée dans ce débat. Ces entreprises doivent payer leurs charges sociales, rémunérer leurs personnels, et faire de bénéfices, ce qui, outre les dividendes versés à ceux qui prennent des risques financiers privés, permet à la collectivité de récupérer des impôts.

C’est donc une bière sans alcool qui est désormais commercialisée. Elle a l’aspect, la mousse, et pratiquement le goût de la bière avec alcool. Mais point d’alcool dans sa composition, ce qui ne l’empêche d’être délicieusement rafraîchissante.

La commercialisation va certainement connaître un succès mérité. Le gouvernement devrait être satisfait. Du moins partiellement.

Il pourra se réjouir d’une baisse de consommation de boisson alcoolique. En revanche, avec la baisse d’achat d’alcool, et dans l’hypothèse du succès de ces bières, le rendement de 6 milliards de recette budgétaire devrait quelque peu s’éloigner …

LA SITUATION EN EUROPE
En Espagne, les bières sans alcool représente 8% du marché. En France, un petit 2% des volumes. Dans ce segment se côtoient Buckler (Heineken), Kro Pur Malt (Brasseries Kronenbourg), quelques autres marques et MDD et depuis peu, Wit 0,0% et Wit Fruity Rosé 0,0% (Bavaria).

Les Brasseries Kronenbourg (BK) ont lancé une deuxième marque sur ce segment, 1664 sans alcool. Une mousse dont la fermentation a été stoppée au bout de trois jours (au lieu de 8 jours pour une bière classique) pour que le taux d’alcool n’atteigne que 0,5°.

La législation française autorise l’appellation « bière sans alcool » pour tout produit brassé titrant moins de 1,2° mais Kronenbourg a souhaité aller plus loin dans le but d’exporter cette nouveauté.