ENSEIGNEMENT MUSICAL : LE MAUVAIS CHOIX DES AUTORITÉS

L’enseignement musical est-il un enseignement de même valeur que tous les autres enseignements ? Oui, bien sûr. Il contribue à l’épanouissement des élèves autant que le dessin, l’histoire ou la gymnastique, il contribue à l’insertion professionnelle des jeunes, il est une filière susceptible de créer des centaines d’emplois et encore davantage de revenus.

Faut-il donc le considérer comme enseignement de seconde zone, au regard des autres enseignements généraux, professionnels et technologiques ? Certainement pas. C’est pourtant le cas « chez nous » par la réduction des moyens alloués au Conservatoire de Musique et de Danse.

La formation globale d’un jeune Calédonien forme ce que les économistes appellent « le capital humain ». Le haut niveau de ce dernier permet de bâtir des sociétés plus prospères et plus harmonieuses.

Voyez Singapour. Cette Ville-Etat n’a pas de nickel, ni d’ailleurs aucune ressource naturelle exploitable. C’est une grande économie, un ilot d’ordre et de prospérité en Asie et dans le monde. Pourquoi ?

Parce que Singapour a misé, pour son développement, sur la qualité de son « capital humain ».

Malheureusement, à ce niveau de réflexion, la Nouvelle-Calédonie n’est pas Singapour …

G. Briault