ÉCLIPSE : A NOUMÉA AUSSI, LA LUNE BLEUE ÉTAIT ROUGE

Une « lune de sang »

Beaucoup de monde cette nuit pour observer l’éclipse de lune. La super lune du 31 janvier 2018 était la dernière de la trilogie, se rapprochant à 359 000 km de la Terre. La dernière fois que la Lune avait atteint son périgée maximal, c’était le 26 janvier 1948, se rapprochant à 356 461 kilomètres. Le prochain périgée aussi bas n’aura probablement pas lieu avant le 25 novembre 2034. Hier soir, les spectateurs ont pu donc observer un double phénomène : cette exceptionnelle proximité rendant la lune plus grosse et plus brillante, et son éclipse avec cette couleur cendrée de sang.

Pourquoi l’éclipse ?

LES CALÉDONIENS CHANCEUX
Les Calédoniens étaient parmi les chanceux à pouvoir assister au phénomène total, visible seulement de  l’Inde jusqu’à l’ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie, l’Australie et les îles de l’océan Pacifique, comme la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie

« BLEUE » À CAUSE D’UNE BOURDE !
Si cette super lune était annoncée comme une super lune bleue, cela n’avait rien à voir avec sa couleur. L’utilisation du terme « bleue » résulterait d’une bourde dans un article du magazine américain d’astronomie amateur Sky and Telescope, en 1946. L’article en question s’intitulait « Once in a Blue Moon » et avait été écrit par le journaliste James Hugh Pruett qui avait mal interprété l’Almanach des agriculteurs du Maine de 1937.

LUNE DE SANG
Lors de l’éclipse, la lumière du soleil teinte la lune d’un rouge qui pouvait sembler parfois particulièrement vif. Il y a plusieurs siècles, les « lunes de sang » étaient perçues comme l’annonce de grandes catastrophes. Aujourd’hui, on sait que cette couleur est due à la projection de la lumière du soleil.

LA PROCHAINE EN 2037
La conjonction des phénomènes, super lune bleue et super lune de sang, ne s’était pas produite depuis le 31 mars 1866 et la prochaine n’aura pas lieu avant le 31 janvier 2037. Dans un peu moins de 20 ans …

La lune … normale