300 EMPLOIS EN MOINS, 40 HEURES AU LIEU DE 35 : ÉPREUVE DE VÉRITÉ POUR LA SLN

La SLN sera-t-elle menacée de fermeture lorsque le « matelas » de 60 milliards provenant d’un prêt garanti par l’Etat aura été consommé ? Probablement pas. Mais le personnel devra poursuivre l’inévitable marche vers la compétitivité -la vraie- pour que l’entreprise demeure vivante dans un marché impitoyable.

Les coûts de production dans le monde : la Calédonie en haut du tableau !

Un graphique publié par Blomberg montrait récemment la cruelle vérité : en matière de coûts de production dans le secteur du nickel, la Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement Eramet-SLN, sont au sommet mondial.

Certains espèrent une remontée des cours. Mais l’ascension de la cotation du nickel au LME ne pourra pas pour autant résoudre le problème calédonien.

C’est qu’en effet, de nombreux concurrents affichent des coûts bien en deça. Ceux là seront plus compétitifs que la SLN ou Vale en cas de remontée des cours, laissant les deux producteurs locaux en panne. Koniambo, pour sa part, tranche sur le paysage calédonien en affichant une situation plus saine.

En clair, la baisse des coûts de production de la SLN ne correspond pas à une exigence de la conjoncture. C’est une exigence tout court pour la survie de l’entreprise calédonienne.

Il semble bien que dans leur grande majorité, les personnels l’aient compris. L’augmentation du temps de travail, la réduction des effectifs sans licenciement ni plan social, tracent une mutation de l’entreprise. C’est l’effort à consentir pour préserver l’emploi. Et pour dessiner, peut être, de nouvelles perspectives à la « vieille dame » qui, sous la poigne de la nouvelle patronne d’Eramet, pourrait à terme rebondir au bénéfice de l’économie calédonienne et des Calédoniens.