ATTENDUE DEPUIS DES ANNÉES, ENFIN UNE AUTOROUTE JUSQU’À TONTOUTA ?

C’était dans la présentation du projet de budget 2017 de la Nouvelle-Calédonie : parmi les opérations qui allaient être lancées cette année figurait un genre de serpent de mer, le doublement de la voie entre Paita et Tontouta. Aujourd’hui, il en est question dans le budget Outre-mer de l’Etat. L’autoroute Tontouta-Nouméa va-t-elle être achevée ?

Il en est question depuis des décennies. Ie projet figurait au Plan Routier déjà concocté il y a près de 10 ans par Gérald Cortot, alors « ministre » de l’équipement. Il figurait encore dans le plan adopté par le Congrès à la fin de la précédente mandature.

UNE RATIONALISATION DES TRANSPORTS AÉRIENS
Il en avait été question lors des débats sur le transfert à Tontouta des installations liées au trafic aérien domestique : les caractéristiques autoroutières doivent en effet permettre une substantielle réduction du temps de trajet entre l’agglomération et l’aéroport, rendant possible ce transfert pour les usagers.

D’ailleurs, l’aéroport a été conçu pour accueillir les équipements nécessaires et offrir des espaces répondant à ce trafic.

Ce transfert, rappelons le, est de nature à rationnaliser le traitement des trafics internationaux et intérieurs, à réduire les coûts d’exploitation et d’opérations, et à réduire les coûts pour les usagers. Un progrès incontestable au plan économique, et s’inscrivant dans une Politique Publique de transport intelligente.

D’autres enjeux sont liés à ce vaste programme routier.

ÉCONOMIE, URBANISME, SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Il s’agit tout d’abord des relations économiques entre la Brousse et l’agglomération, grâce à un réseau plus rapide et plus confortable. Il s’agit ensuite de la sécurité routière, parce que naturellement, une telle route permet davantage de visibilité aux automobilistes et évite les collisions frontales. Accessoirement, le contrôle de vitesse y est plus facile avec des moyens technologiques modernes. Il s’agit enfin de favoriser le développement urbain et économique d’une immense zone impactée par cette liaison routière, dans une situation où le confinement et l’envolée des coûts affectent l’agglomération.

QUAND ?
Les tracés initiaux de l’autoroute évitent le col de la Pïrogue et aboutissent dans la plaine de la Tamoa, en prolongation de la voie express se terminant sur la RT1, près du carrefour de Paita/Tiaré.

Ces derniers jours, lors du débat sur le budget Outre-mer à l’Assemblée Nationale où Annick Girardin, la ministre, présentait ses propositions, le financement de l’Etat sur ce chantier figurait au titre des contrats de développement.

Reste pour la Nouvelle-Calédonie à acter ce dossier et à le mettre en oeuvre. Dans cette période où le BTP a perdu près de 2000 emplois en moins de 3 ans, et où les perspectives d’activité se réduisent dramatiquement, la finalisation de l’autoroute Tontouta-Nouméa serait un investissement salvateur.

Mais quand ?