6 CANDIDATS AUX SÉNATORIALES ! QUI SIÈGERA AU PALAIS BOURBON ?

Ce sont finalement, avec la candidature ultime de Millar, 5 candidats et une candidate qui brigueront les suffrages des 552 grands électeurs le 24 septembre prochain pour occuper les deux postes de sénateurs réservés à la Nouvelle-Calédonie.

Pierre Frogier, sortant, est candidat à sa succession. Gérard Poadja, candidat de Calédonie Ensemble, brigue la suite d’Hilarion Vendegou dans le cadre de la « plate-forme ».

Candidate surprise, Isabelle Lafleur, représentera les Républicains Calédoniens dont elle estime qu’ils ont été écartés de la plate-forme. Défendant également le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République, elle rappelle, dans ses arguments, la profonde divergence avec Calédonie Ensemble sur la politique économique menée localement depuis 2 ans. Autre surprise, elle a pour suppléant Marc Ziesel, adjoint à la Maire de Nouméa.

Une candidature indépendantiste était l’objet de diverses supputations. Le Palika y répond en présentant 2 candidats issus de ses rangs : Emile Néchero et Jean Creugnet. L’Union Calédonienne, ainsi qu’elle l’avait annoncé, s’en est abstenu.

Le résultat final sera-t-il impacté par ces multiples candidatures ?

Pierre Frogier et Gérard Poadja font figure de favoris, mais les récentes élections législatives vont-elles laisser des traces lors de ce scrutin ? Si tout se passe au premier tour, les favoris ne connaîtront pas de difficulté. Si les électeurs sont appelés à un second tour, quelle importance prendra la « fâcherie » entre le Palika et Calédonie ensemble ? Pierre Frogier, de son côté, bénéficie d’un sentiment favorable auprès de l’UC, notamment après son initiative de reconnaissance du drapeau de l’identité kanak. Il fait figure, en outre, de partenaire historique des Accords auprès des électeurs.

Au total, si en raison de la dilution des voix indépendantistes, l’issue ne laisse planer que peu de doute, une élection ne répond qu’à une seule règle : c’est après le dépouillement que l’on connaît le résultat, ainsi que le rappellerait Monsieur de La Palisse.