CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT – Crise au Sénat coutumier lui aussi sans président – Bon anniversaire Maître Léques, le souhait des élus du Congrès – Attention : la pêche au picot est fermée jusqu’au 31 janvier

CRISE INSTITUTIONNELLE : UN GOUVERNEMENT SANS PRÉSIDENT
C’est en une matinée que s’est ouverte une crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie. Comme prévu, le Congrès a élu les 11 membres du nouveau gouvernement. Ces derniers se sont réunis et Philippe Germain, seul candidat, n’a pas recueilli les 6 voix nécessaires à son élection.

Le scénario était connu d’avance, et les déclarations attendues.

Du côté des Républicains Calédoniens, Christopher Giges, nouveau « ministre » a confirmé que sa voix était conditionnée par une discussion sur l’inflexion de la politique économique menée par le gouvernement local depuis 2 ans. Après 2 tentatives infructueuses, il a proposé une nouvelle réunion avec la « plate-forme ».

Pour Philippe Michel, Président de l’intergroupe Calédonie Ensemble-Rassemblement-MPC, il est « hors de question de conditionner l’élection du Président du gouvernement et le déblocage institutionnel à je ne sais quel poste ou prébende ».

Le gouvernement se retrouve ainsi dans la situation de 2015, à l’issue de la chute du gouvernement Ligeard. Ce sont, alors, les indépendantistes qui avaient, après 3 mois de blocage, permis l’élection de Philippe Germain.

Crise institutionnelle
Cette situation attendue après les déclarations issues des différents partis loyalistes n’enlève rien du caractère de crise institutionnelle qu’elle engendre.

En effet, seules les affaires courantes pourront être traitées par l’ancien gouvernement qui reste donc en fonction, ces affaires courantes pouvant être étendues aux questions relevant de l’urgence.

Le bras de fer, entamé par les Républicains Calédoniens, peut-il perdurer ?

En 2015, la crise avait duré 3 mois, en dépit des appels lancés par Georges Pau-Langevin, alors ministre des Outre-mer.

La réponse est donc simple : le régime des affaires courantes peut durer en théorie autant de temps que l’absence d’élection d’un Président du gouvernement.

De leur côté, les indépendandistes s’interrogent déjà sur la légitimité de la présence éventuelle de Philippe Germain à la prochaine réunion du Forum du Pacifique. Cette réaction montre que les aigreurs provoquées par les récentes élections législatives ne sont pas passées. Elle augure mal d’un déblocage de la crise gouvernementale par une initiative venue de leurs rangs.

Le vote du budget supplémentaire possible
Dans ce contexte difficile, les élus du Congrès pourront tout de même se saisir du budget supplémentaire que le gouvernement précédent avait arrêté et transmis. Pas de règle d’affaires courantes pour le parlement local qui pourra donc assurer le fonctionnement budgétaire normal pour la fin de 2017.

En revanche, des interrogations se lèvent sur les délais de vote du budget 2018, les lois de pays en préparation, les dispositions fiscales liées notamment à la TGC.

Autre dossier brûlant sur le bureau de l’Éxécutif local : l’équilibre des régimes sociaux, les dettes du Ruamm, la rupture de trésorerie de la Cafat.

Enfin, si la date du prochain Conseil d’administration de Vale n’est pas encore connue, une épée de Damoclès pèse sur la situation sociale et de l’emploi sur l’usine du sud. Va-t-elle fermer ? Restera-t-elle en activité, mais dans ce cas, à quel prix social ?

Le haut-commissaire convoquera les membres du nouveau gouvernement pour procéder à une nouvelle tentative d’élection du Président et du Vice-président ainsi que le prévoit la loi organique. Mais aucun délai n’est avancé. Un scénario antérieur avait vu une deuxième convocation émise pour le principe, et à la suite d’un second constat d’échec, le représentant de l’Etat avait reporté la troisième convocation à une situation correspondant aux conditions d’une possible élection.

CRISE AU SÉNAT COUTUMIER dont 13 sénateurs sur 16 contestent l’élection à la présidence du représentant de l’aire Nengone, Paul Jewine, et lui préfèrent Pascal Sihaze, de l’aire Drehu.

LE CONGRÈS SOUHAITE UN BON ANNIVERSAIRE À JEAN LÈQUES, maire honoraire de Nouméa, premier président du Gouvernement calédonien issu des Accords de Nouméa, et, pendant de nombreuses années, président de l’Assemblée Territoriale.

Jean Lèques demeure une personnalité respectée par les Calédoniens teintée d’une incontestable affection.

CONCOURS D’ÉLOQUENCE À L’UNC pour 12 candidats qui se sont affrontés hier soir

7e ÉDITION DU SALON DE LA MER ET DU BATEAU où 31 exposants montrent leurs produits.

ATTENTION : PÊCHE AUX PICOTS FERMÉE en province Sud à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 janvier.

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTE POUR LA « NOUMÉENNE », les 4 km des dames pour améliorer le quotidien des malades du cancer. Objectif : atteindre les 3000 participations.