NUMÉRIQUE : UN SECTEUR PRIVÉ DYNAMIQUE, UN SECTEUR PUBLIC EN RETARD

Nouméa organisé la Fête du numérique, cette révolution technologique qui a changé la face du monde. Indispensable au développement de l’économie, notamment, technologie qui génère elle même de nouveaux débouchés, le numérique a un seul handicap localement : un niveau digne des petites îles du Pacifique, mais en retard notable quant au rang auquel prétend le territoire. Commentaires.

Ainsi, noumeaPost écrivait récemment que la société française Ikamo, spécialiste de l’informatisation des process en entreprise, « champion de la croissance 2017 » et qui compte la moitié du Cac 40 parmi ses clients, a choisi, entre la Calédonie et Tahiti, de s’installer en Polynésie. Motif : « motivation affichée des pouvoirs publics et régime fiscal …« 

Niveau du débit, tarifs, offres de service, dans tous ces domaines, la Calédonie ne répond pas à la hauteur de ce qui devrait être ses ambitions. Une seule illustration : Nouméa ne sera peut être équipée entièrement en fibre optique qu’en 2021 ou 2022 !

D’ailleurs dans certains quartiers de la capitale économique, le délai d’attente pour obtenir une ligne téléphonique se situe entre … 3 et 6 mois.

Quant aux tarifs, il suffit de les comparer à ceux affichés sur les pubs des télés françaises, ou à ceux d’Australie et de Nouvelle-Zélande pour comprendre nos handicaps.

En fait, le monopole des télécommunications qui existe en Calédonie doit avoir encore un équivalent à Cuba ! La France a effectué sa révolution libérale il y a déjà 15 ans, au bénéfice de la concurrence, des consommateurs et des performances technologiques et commerciales.

Le temps où le postulat selon lequel seule la puissance publique peut réaliser toutes les infrastructures nécessaires a changé. Sous la pression de la concurrence, France Telecom avec Orange est devenu performante. Si elle veut progresser, la Calédonie, quant à elle, doit désormais, en matière de télécommunications, sortir du 20e siècle pour entrer dans le 21e.

Jean-Louis L.