CONSEIL DE VALE EN AOÛT : 4500 EMPLOIS MENACÉS – C’est le risque maximal de la mise en sommeil de Vale-NC

Fabio Schvartsman, PDG de Vale

« Crise des finances publiques », « Procédure d’alerte possible sur la situation de la Cafat », « augmentation exponentielle des aides au logement », cette évaluation partielle de la situation calédonienne pourrait virer à la catastrophe avec la mise en sommeil de Vale-NC. C’est malheureusement l’orientation globale qui sera sur le bureau des décideurs du géant brésilien lors du conseil d’administration du mois d’août.

VENTE OU RÉDUCTION MAXIMALE D’ACTIVITÉ
Dans les milieux « autorisés », la déclaration du Président de Vale à la banque Citi suscite toutes les spéculations sur l’avenir de l’usine du sud. L’établissement minier et métallurgique, source de pertes jugées désormais insupportables, est dans le collimateur des « cost killer » brésiliens. Clairement, quelque chose va se passer dans les prochaines semaines, et en tout cas, pour l’exercice 2018.

Certes, la situation du groupe brésilien s’est améliorée en 2016 : 420 milliards FCFP de résultat contre 1.260 milliards FCFP de pertes en 2015 ! Mais le nouveau PDG âgé de 63 ans, Fabio Schvartsman, nommé le 28 mars dernier, est résolu à consolider l’entreprise pour la mettre à l’abri des aléas dangereux du cours des matières premières. D’ailleurs, se nomination avait provoqué une hausse des actions de Vale à la bourse de Sao Paulo.

Parmi les options les plus probables, 2 se détachent : la vente de l’usine et du domaine minier, et la seconde plus crédible, la réduction drastique d’activité en vue de réduire les pertes au strict minimum.

1300 EMPLOIS DIRECTS ET 3000 CHEZ LES SOUS-TRAITANTS
Dans la situation mondiale actuelle du nickel et l’absence de perspective de remontée significative des cours, le rachat serait plutôt hasardeux, sauf pour un géant capable de faire l’impasse sur quelques années de mauvaise conjoncture et d’acquérir une usine à la technologie performante et un des plus beaux domaines miniers au monde. Fond de pension ? Géant d’Etat chinois ?

Dans l’immédiat, en tout cas, la décision à laquelle la Calédonie peut s’attendre devrait viser à supprimer la majeure partie des charges d’exploitation. Cela devrait concerner la production –extraction et traitement – puisque chaque tonne de nickel vendue –à perte, comme pour les autres usines- ne fait que creuser le déficit. Dans ce schéma, la maintenance pour une production minimale serait également maintenue.

C’est dire que la majorité des emplois directs -1200 emplois au total- et 3000 emplois chez les sous-traitants seraient impactée. Une catastrophe quasiment annoncée qui risque de provoquer des conséquences incalculables.