MALGRÉ SES PERTES, LA SLN POURRAIT « TENIR » GRÂCE AU SOLDE DES FINANCEMENTS ACCORDÉS EN 2016 – MAIS APRÈS ?

En dépit de ses pertes mensuelles inquiétantes qui excèdent le milliard FCFP, la SLN devrait éviter la catastrophe financière grâce à la mobilisation du solde des financements consentis en 2016. Mais il demeure que la survie de l’entreprise dépend des actions de gestion actuelles. 

Plus que jamais, l’objectif de réduction des coûts de production à 4,5 dollars la livre de nickel pour fin 2018 constitue une partie de la condition de la pérennité de la société.  Et encore, sera-ce suffisant ?

C’est qu’en effet, le marché impose cet effort collectif drastique, pour réduire et à terme, éviter les ventes à perte. Mais la production mondiale a changé de visage. Les pays où le coût du travail est infiniment moindre qu’en Nouvelle-Calédonie, comme l’Indonésie, la Chine ou encore Madagascar produisent de manière plus compétitive.

Cette exigence concerne d’ailleurs l’ensemble des unités métallurgiques présentes sur le territoire. Dans un contexte de concurrence féroce, aucun opérateur ne pourra se maintenir avec des perspectives de pertes colossales à long terme.

Ainsi, la « vieille dame » pourra poursuivre ses opérations en « tirant » sur cette ligne financière encore disponible. Son personnel devra tout entier être mobilisé sur le retour à une courbe de baisse des coûts de production conforme au « plan performance », une courbe qui a notamment pâti des grosses intempéries de ce premier semestre 2017.

Mais tout indique que la société, pour survivre, devrait mettre en place un nouveau plan au delà de 2018  et dans tous les cas, réduire ses effectifs. Les résultats du premier semestre, l’évolution des cours, l’agressivité de la concurrence apporteront une partie de la réponse à cette inévitable question.