APRES UN BÉBÉ, UNE DAME EST LA 10e VICTIME DE LA DENGUE. « Indications limitées de cancérogénicité du malathion chez l’homme » : Centre de recherche sur le cancer de Lyon

10e victime de la dengue en Nouvelle-Calédonie, une dame âgée de 75 ans est décédée au Médipôle après avoir été hospitalisée à Poindimié.

Le vecteur du virus mortel, véritable tueur armé, est bien connu : l’aedes aegypti. Un moustique qui résiste aux traitements éventuels actuels, mais pas au malathion.

Le malathion à propos duquel l’IRD écrit : « Le malathion est le moins cher de tous les organophosphorés et ne présente que peu de danger pour l’homme s’il est appliqué suivant les recommandations de l’OMS. En aspersions intradomiciliaires, les doses recommandées sont de 2 g/m2 avec une persistance d’action de 2 à 3 mois (WHO, 2006a). L’OMS préconise aussi son utilisation en aspersion spatiale (ULV) aux doses de112 à 600 g/ha si la nébulisation est faite à froid et de 500 à 600 g/ha si celle-ci est réalisée à chaud (WHO, 2006a). Le malathion possède l’avantage de se dégrader rapidement dans l’environnement, ce qui limite dans le temps son impact sur l’environnement ».

Quant au  Centre international de Recherche sur le Cancer de Lyon qui est fréquemment cité en référence, il indique : « On dispose d’indications limitées de cancérogénicité du malathion chez l’homme. »

En revanche, en Nouvelle-Calédonie, on dispose d’indications précises sur la mortalité engendrée par le virus de la dengue, et inoculé par un moustique qui n’est pas résistant au malathion : 10 morts aujourd’hui. « Probablement » 11 demain.