UN CAMBRIOLAGE PAR JOUR À DUCOS ? DANGER : le développement de ce fléau met en cause l’objectif de « Destin Commun »

On ne compte plus les cambriolages perpétrés dans les petites comme les grandes entreprises de Ducos. Avec plus souvent qu’on ne le dit, des récidives.

Devant le développement de ce fléau qui touche toute la Calédonie, seuls les moyens classiques sont mis en œuvre. Parfois, des « flags » grâce à l’efficacité de la Brigade Anti-Criminalité. Parfois, des enquêtes qui aboutissent … à la remise en liberté des auteurs placés dans l’attente d’un jugement. Et parfois, rien. Rien que le découragement des victimes qui ont de plus en plus le sentiment que les pouvoirs publics ne peuvent rien pour eux. Et qui a conduit au vote massif en faveur de Marine Le Pen.

On commence à entendre des réflexions désabusées du genre « on va devenir comme la Papouasie ». Des barbelés, des gardes, et parfois des armes ?

Désormais, c’est tout juste si les faits divers relatifs aux cambriolages, aux vols de voiture, aux incendies de voiture attirent l’attention. Des pouvoirs publics, s’entend. Car les victimes, elles, sont de plus en plus révoltées et désemparées devant ce qu’elles ressentent comme un abandon.

Intervenant après un larcin estimé à un million FCFP dans un magasin de distribution à Ducos, un agent lâche : « dans le coin, c’est un cambriolage par jour ! ».

Aujourd’hui, les citoyens ont le sentiment que la République leur demande d’assurer eux-mêmes ce qui constitue leur sécurité. Quelle faillite !

Quelques débats ont eu lieu sur le sujet, jusqu’au Congrès. Débats d’un jour, sans suite palpable, des sujets qui font « pschitt » !

L’absence de résultats pour faire reculer cette délinquance, l’absence de mobilisation exceptionnelle pour faire face à un phénomène d’une gravité exceptionnelle, ont déjà des conséquences pour la politique et la société calédoniennes : la mise en cause de la croyance qu’un destin commun est possible en Calédonie, un destin commun au cœur des Accords Matignon et Nouméa …