LE PARTI SOCIALISTE POURRAIT DISPARAÎTRE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE selon une étude présentée à Sciences Po

Débat passionnant hier soir à Sciences Po Paris autour d’une étude de Pascal Perrineau, politologue, sur le second tour des présidentielles et les conséquences pour les législatives. Il était entouré notamment de Christophe Barbier de l’Express, Jerôme Sainte Marie, politologue et sondeur, Cécile Cornudet, journaliste Les Echos et Jean Garrigues, historien. Saisissant !

Ce que l’on peut retenir, pour ce qui concerne les législatives, c’est l’analyse très fine des résultats du premier tour effectuée par Pascal Perrineau, commune par commune, pour en extrapoler, sur cette base, des hypothèses de résultats du premier tour pour les prochaines élections législatives.

Là encore, il pourrait s’agir d’une véritable bouleversement !

Les chiffres avancés indiquent l’appartenance des candidats en tête à l’issue du premier tour.

  • 230 candidats du Front National sortiraient en tête.
  • 40 candidats Les Républicains sortiraient en tête.
  • 230 candidats En Marche sortiraient en tête.
  • Entre 30 et 40 candidats de La France Insoumise sortiraient en tête.
  • Aucun candidat du Parti Socialiste ne sortirait en tête !

Cette projection ne donne évidemment pas une physionomie du résultat final, notamment en raison des triangulaires possibles. Mais elle illustre la vague qui secoue la vie politique française, en confirmant l’affaiblissement des partis jusque là dits « de gouvernement », et l’émergence des révélations du premier tour des présidentielles.

Toujours dans cette hypothèse, la disparition du Parti Socialiste constituerait un nouveau séisme politique national. Perte de représentation, pertes de financements, pertes de collaborateurs et de permanents signifieraient pour ce parti une absence durable de la vie politique nationale. Du jamais vu !

Les Républicains, quant à eux, seraient relégués à une importance presque marginale, comparable à La France Insoumise. Un schéma loin de l’ambition de constituer une majorité dans la Chambre Basse.

La France Insoumise deviendrait le seul représentant de la gauche, et bénéficierait d’un socle électoral et financier lui permettant d’entrevoir quelques beaux jours devant elle.

Quant au Front National et à En marche, ce sont les triangulaires possibles qui feront office de juge. Elles ont été mortifères pour le parti de Marine Le Pen dans le passé. Elles le seraient infiniment moins pour En Marche si Emmanuel Macron était élu Président de la République.

En tout cas, il s’agirait d’une saisissante recomposition des forces politiques nationales. Un espoir, pour certains, un cauchemar pour d’autres avec pour ardent souhait de ces derniers, celui que Pascal Perrineau se soit lourdement trompé …