Un concept dépassé : « L’Etat décidait de tout, contrôlait les prix, gérait le droit à la concurrence » – Jean Tirole, Prix Nobel d’Economie

En affrontant une crise qui, pour l’instant, n’est anticipée que prudemment sous le terme d’un « ralentissement », la Nouvelle-Calédonie s’oriente délibérément vers une catastrophe annoncée en prenant certaines décisions qui ruinent le développement et la croissance.

L’économie administrée qui s’installe dans le territoire va à l’encontre des principes d’économie moderne, régie par la globalisation du commerce, s’inscrivant dans un libéralisme tel que décrit par Jean Tirolle, le plus illustre des économistes français : « … être libéral, c’est responsabiliser les individus pour éviter qu’ils n’adoptent des comportements néfastes pour la société … ».

La Nouvelle-Calédonie, au contraire, s’oriente vers une économie davantage dirigée : contrôle des marges, contrôle des prix, contrôle des autorisations à caractère économique et commercial, contrôle des échanges. Le tout agrémenté d’une augmentation de la pression fiscale, notamment à l’encontre des entreprises.

Il faut y ajouter le poids excessif de la fonction publique –près de 30% du PIB, soit près du double des économies normalement développées-, et qui de surcroît, ne cesse de croître : pertes d’emplois dans le secteur privé, et création d’emplois dans le secteur public !

La réalité est que tous les yeux des « budgétistes » sont orientés vers le cours du nickel et la décision des opérateurs concernant leur niveau d’activité d’une part, et vers le volume des transferts de la métropole vers la Nouvelle-Calédonie. Mais personne ne parle de la nécessaire croissance économique, seule source du rétablissement et de la bonne santé de l’emploi et des comptes publics.

Jean Tirolle rappelle que le concept de l’Etat qui décidait de tout, qui contrôlait les prix, qui gérait le droit à la concurrence est dépassé. Sauf peut être en Nouvelle-Calédonie.