LE FOL ENCHAINEMENT DE L’AFFAIRE FILLON : RESISTANCE, « PLAN B », SOLIDARITÉ DU CONSEIL POLITIQUE, DEMANDE DE RENONCEMENT DU DEPUTE FENNEC

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A la suite du second article du Canard Enchaîné sur les rémunérations de Pénélope Fillon et celles des deux fils Fillon lorsque leur père était Sénateur, jugé catastrophique par plusieurs responsables des Républicains, les rumeurs commencent à bruisser dans le camp de la droite.

Le candidat, pour sa part, fait front. «Opération de calomnie très professionnelle, d’une extrême ampleur, sans précédent sous la Ve République» affirme-t-il. Il a confirmé que seule, une mise en examen lui ferait renoncer à la présidentielle.

SOLIDARITÉ AU CONSEIL POLITIQUE DES RÉPUBLICAINS
De leur côté, les responsables du Bureau Politique présidé par Gérard Larcher, Président du Sénat, ont exprimé leur solidarité à François Fillon.

L’ennui dans cet extraordinaire bouleversement, c’est que le Canard enchaîné est revenu sur l’affaire, en affirmant dans son édition de ce mercredi que la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari et de son suppléant Marc Joulaud serait de 831.440 euros brut (près de 100 millions CFP). L’épouse du candidat aurait été rémunérée dès 1988, et non de 1998 à 2002, comme l’hebdomadaire l’écrivait la semaine dernière. Quant aux revenus perçus par deux des enfants de François Fillon comme assistants parlementaires au Sénat – mission dont leur père a lui-même révélé l’existence il y a une semaine sur TF1 -, l’hebdomadaire avance la somme de 84.000 euros (10 millions CFP) : 57.084 euros brut perçus par Marie Fillon et 26.651 euros par son frère Charles. Soit en tout plus d’un million d’euros (120 millions FCFP) pour l’épouse et deux des enfants du candidat.

« 15 JOURS »
Pour plusieurs responsables, il sera impossible désormais à François Fillon de défendre son programme économique drastique en demandant aux Français « de se serrer la ceinture », après les révélations qui touchent à sa probité morale. Car, disent-ils, même si la Justice le blanchit, « la tâche » restera dans l’opinion publique.

Le député Georges Fenec appelle publiquement, quant à lui, à une candidature de substitution.

Le « Plan B » dont la rumeur commence à circuler met en avant deux scénarios : le retour de Juppé qui serait convaincu de se présenter pour sauver la Droite, et un choix entre des jeunes parmi lesquels François Baroin, Laurent Wauquiez ou encore Xavier Bertrand.

Selon un sondage LCI auprès de ses téléspectateurs, Juppé serait le préféré, devant François Baroin. Deux sondages réalisés par des instituts donnent des résultats contradictoires : pour l’un, François Fillon ne serait pas au second tour, précédé par Macron, pour le second (IPSOS), il y serait, devant Macron.

Mais on n’en est pas encore là. L’enquête se poursuit. Chacun se demande avec angoisse ce que contiendra le prochain numéro du Canard. Et en fin de semaine, des sondages devraient être publiés. François Fillon, quant à lui, a demandé « 15 jours », le temps que l’enquête de police livre ses conclusions.