RÉMI GALASSO A GAGNÉ SON PARI : Hawaiki construira le cable Nouvelle-Zélande-USA

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Selon un media polynésien, « La messe est dite : sauf revirement majeur, le visage numérique du Pacifique pour les années qui viennent est décidé. Les deux projets en concurrence pour la création d’un nouveau câble sous-marin transpacifique et les branches de raccordement pour les îles du Pacifique Sud se sont finalement départagés. C’est Hawaiki qui posera le câble de la Nouvelle-Zélande vers les États-Unis. Un autre câble Tahiti-Cook-Samoa sera pris en charge par un consortium d’états insulaires et de fonds de développement ».

C’est en 2012 que Rémi Galasso, bien connu en Nouvelle-Calédonie, porte un groupe d’affaires dont l’objectif est de créer un nouveau câble sous-marin reliant l’Australie/Nouvelle-Zélande à la côte Ouest des Etats-Unis. Nom du projet : Hawaiki.

Hawaiki Submarine Cable LP a annoncé en 2016 avoir bouclé son financement (coût estimé du projet : de 35 à 55 milliards FCFP), puis a enchainé les contrats avec un câblier (TE SubCom) et des sociétés de relevés hydrographiques (l’étude vient de s’achever, lançant le coup d’envoi de la pose elle-même). La société a même enregistré ses premiers clients, dont le plus connu est Amazon Web Services. La mise en service du câble devrait s’effectuer comme prévu mi-2018.

Le projet concurrent, Moana, a quant à lui connu quelques vicissitudes. D’abord porté par une société samoane dont la maison mère connaît des difficultés financières, il devrait être repris par l’entreprise fidjienne Amalgamated Telecom Holding. Soutenu par la Nouvelle-Zélande qui en financerait une partie, ce câble devrait relier plusieurs Etats et territoire insulaires (Samoa, Cook, Fidji, Niue, Tokelau, Polynésie).

En Polynésie, c’est l’OPT qui a pris cette affaire en main. L’Asian Development Bank ferait partie du consortium du financement essentiellement public.