EMBELLIE DANS LE SECTEUR NICKEL AU TROISIEME TRIMESTRE 2016 MAIS LES COURS RESTENT BAS

Mine 2Si une hirondelle ne fait pas le printemps, le secteur minier et métallurgique a enregistré une embellie au cours du troisième trimestre 2016. C’est ce qui ressort de la dernière publication de l’ISEE.

CROISSANCE DE LA PRODUCTION DE METAL ET DE L’EXTRACTION
La production de métal augmente de 12% et atteint les 30.000 tonnes pour l’ensemble des usines, avec une contribution plus forte de KNS et Vale NC. Pas d’impact sur l’emploi, toutefois, l’impératif d’amélioration de la productivité demeure à l’ordre de jour.

A noter que parmi les clients du nickel métal, l’Afrique du Sud a augmenté ses achats, et représente 10% des achats du troisième trimestre 2016.

C’est l’extraction minière qui bénéficie de la hausse la plus importante avec +23% par rapport à la même période de 2015. Elle est liée  à la croissance de production de métal et à la demande de l’usine de Corée, et concerne donc essentiellement les saprolites. L’extraction des latérites a été quant à elle fortement impactée par la fermeture de l’usine australienne QNI.

Toutefois, les exportations de minerai sont en hausse par rapport à 2015. Vers la Corée, elles augmentent de 50%. Explication : la mise en route de la deuxième ligne de production de l’usine de Gwangyang.

LE DEBLOCAGE DES AUTORISATIONS ENTRAINE UNE HAUSSE DES EXPORTATIONS
Les exportations vers le Japon augmentent de 38%, et c’est l’effet attendu des autorisations d’export, d’abord bloquées par le gouvernement, et finalement accordées.

Quant à la Chine, ce nouveau client également accessible après le déblocage tardif des autorisations d’export délivrées par le gouvernement local représente 11% des tonnages exportés au cours du troisième trimestre 2016. Ce tonnage était nul un an plus tôt.

L’EMPLOI A RECULÉ
Globalement, l’emploi recule dans le secteur mines-métallurgie : 7210 emplois, soit 200 de moins à la même période un an auparavant. Ils sont stables dans la métallurgie, et reculent de 2% dans la mine.

Les autres emplois reculent de 21%, effet de la recherche de productivité dont les sous-traitants ont fait les frais.

LE COURS RESTE BAS
Après qu’il ait enregistré son cours le plus bas en début d’année 2016, le nickel a légèrement progressé jusqu’en septembre. Il demeurait néanmoins à un taux inférieur à septembre 2015.

Au mois de décembre 2016, sa cote était de 10.000$ contre 8.600 en début d’année. Il y a 5 ans, sa cotation la plus haute était de 22.000$.