EXPLOIT DE FOOT : GUINGAMP, 8000 HABITANTS, BAT LE PSG ! SUCCÈS D’UN ENTRAINEUR KANAK

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Depuis qu’Antoine Kombouaré a pris l’équipe de Guingamp en main, cette dernière ne cesse de créer la surprise en première Ligue française. Et il y a de quoi : Guingamp est une ville de 8.000 habitants, et le centre d’une agglomération de 80.000 personnes. Une ville moins peuplée … que le quartier de la Rivière Salée. Admiration.

Quel itinéraire, d’abord, que celui d’Antoine Kombouaré, de la famille des Kombouaré de l’Ile des Pins, et qui a pu rejoindre jeune le centre de formation de Nantes sur l’insistance de sa grand-mère. Le jeune Antoine était alors élève au Mont Dore.

Cette dernière rencontre avec le club parisien, pour lui, avait un goût particulier : ancien joueur du PSG, « casque d’or », surnom qui lui avait été donné à la suite d’une tête somptueuse qui avait permis à la formation parisienne de battre le Real de Madrid, il a également été entraîneur du club le plus célèbre de France.

Après qu’il ait galèré en seconde division avec Lens, puis en première avec le même club, c’est le petit club de Guingamp qui a fait appel à lui. Un petit club tout de même installé depuis plusieurs années dans l’élite du foot français.

Présidé par Bertrand Desplat, l’En Avant Guingamp met en ligne un budget de 22 millions d’euros. 2,5 milliards FCFP, ce qui est beaucoup à l’échelle du territoire, mais plus que modeste, dans la cour des grands que constitue la première ligue française, où le PSG aligne lui 500 millions d’euros, soit … 60 milliards FCFP. Presqu’autant que le budget propre de la Nouvelle-Calédonie !

L’En Avant Guingamp accumule donc les exploits, face aux « grosses écuries » de la première division. Victoire sur Lyon, un poids lourd, match nul avec Monaco, un poids plus que lourd, et victoire sur le PSG, un monstre.

Aujourd’hui, Guingamp occupe la 4e place du championnat français, loin devant une équipe comme Marseille. Certes, le chemin est encore long jusqu’à la fin de la saison. Mais déjà, les Guingampais peuvent être fiers de leur équipe, et les Calédoniens, fiers de l’entraîneur.

A se demander pourquoi le foot local demeure à ce niveau …