NOUVEAU BLOCAGE A SAINT LOUIS, TIRS SUR LES GENDARMES, SACCAGES A PAITA : LA REPUBLIQUE « MOLLE »

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Une fois passés les sourires béats des participants au Comité des Signataires en novembre à Paris devant les annonces sur la sécurité pour la Nouvelle-Calédonie, une fois éteints les applaudissements laudateurs sur les décisions « historiques » de l’Etat, ce week end, après bien d’autres, vient rappeler la triste réalité : un Etat ridiculisé dans une République « molle ».

LES GENDARMES REPLIQUENT. ENFIN !
Une fois encore, les malheureux habitants du Mont Dore sud et de Yaté en ont fait les frais : la route de Saint Louis a été bloquée vendredi soir par des caillassages et des tirs de longue portée.
S’agit-il des terroristes de Daech, d’une cellule Al Qaida ?
Non, selon les informations rendues publiques, une dizaine de voyous !
Ils ont tiré sur les gendarmes avec des armes de chasse à longue portée. Est-ce la première fois ?
Non, le 30 octobre dernier, c’était déjà le cas.
Sommes-nous dans une ville de plusieurs millions d’habitants, aux ruelles inextricables, aux positions imprenables ?
Non, c’est la tribu de Saint Louis, dont la majorité des habitants sont excédés par les voyous.
Enfin, à la deuxième « attaque », les gendarmes « ont répliqué ». Ou plutôt, ont été autorisés à répliquer …

PAITA DEVIENT UNE SECONDE ZONE DE NON-DROIT
Cela fait des semaines que le Maire de Paita dénonce l’insécurité dans sa commune et l’inertie des pouvoirs publics en charge de la protection des citoyens.
Rien ne s’y passe. Pire, la situation se dégrade.
Tirs sur des automobilistes, sur des pompiers. Les délinquants se sentent tellement … en sécurité qu’ils s’en sont pris au chef de la Police municipale !

NE PAS SE DEFENDRE …
Le seul choix laissé est surtout de ne pas se défendre. L’épée de Damoclès : la fameuse proportionnalité de la réponse.
Faut-il utiliser une arme à feu si un malandrin menace de vous couper la tête avec un sabre d’abattis ? Voire. Il est bon, dans ce cas, de consulter un avocat avant de choisir le moyen de sa défense qui doit absolument demeurer proportionnée.
Juste également, le temps de se faire découper en morceaux.
Une consolation : les victimes passées « ad patres » ne peuvent pas être mises en examen pour délit de réponse non proportionnée à l’attaque du criminel en puissance !