DES BAIES DE NOUMEA POLLUÉES PAR DES EXCRÉMENTS HUMAINS ?

Plus de 300 bateaux au mouillage
Plus de 300 bateaux au mouillage

Ce sont plusieurs centaines de bateaux qui occupent aujourd’hui des mouillages sauvages à Nouméa. Ceux-ci sont localisés dans la petite rade, dans la baie de l’Orphelinat et, depuis peu, à la baie des Citrons. De plus en plus, les bateaux sont occupés et font office de logement. Deux questions se posent : la situation sanitaire des eaux de ces baies, et l’absence d’action des pouvoirs publics pour répondre aux demandes de ces plaisanciers.

PAS DE RECUPERATION DES EAUX GRISES ET NOIRES
S’il est contre-productif de vouloir réglementer à tout prix, ou pire, de copier-coller les réglementations françaises et européennes, les autorités de Nouvelle-Calédonie ont la possibilité de mettre en place des mesures simples de préservation de l’environnement et de protection sanitaire.

Dans la plupart des bateaux, point de bacs de récupération des eaux grises – Les eaux grises sont issues principalement des douches et éviers installés sur les bateaux. Elles contiennent des savons et/ou détergents à base de tensioactifs (qui assurent la dispersion des corps gras dans l’eau) ainsi que des cheveux et poils, squammes corporels… Ces eaux grises sont suceptibles de génèrer des inhibitions et des nécroses sur les végétaux et peuvent modifier le comportement animal – ou des eaux noires – les eaux de toilettes-.

Résultat, bien des eaux et leur contenu sont rejetés à la mer …

MOUILLAGES ORGANISÉS OU MARINAS
Depuis les années qu’il est constaté que les mouillages sauvages augmentent à Nouméa, on aurait pu espérer une réaction des pouvoirs publics. Trois possibilités existent : une action directe du Port Autonome de Nouvelle-Calédonie, une initiative de la Sodemo, Sem dont la Ville de Nouméa est l’actionnaire majoritaire et qui gère Port Moselle, et une ou plusieurs autorisations accordées à un opérateur privé.

Heureusement, en son temps, un marina a été autorisée dans la baie de l’Orphelinat. Depuis, plus rien.

Pour l’instant, le sentiment général est que cette situation est jugée avec indifférence, et que les plaisanciers « n’ont qu’à se débrouiller ».

Reste que l’anormale situation actuelle pose les questions déjà indiquées : la salubrité publique, et l’équipement nautique pertinent de la Ville. Dont l’origine fut d’être un port.

A quand quelques excréments sur le sable ?