L’UNION CALEDONIENNE NE PRESENTERA PAS DE CANDIDAT AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

C’est la décision qui a été prise par le congrès du parti lors de ce dernier week end. Est-ce à dire que l’UC se prépare à quitter les institutions au cas où … ? Du côté du Palika, également réuni en congrès à Maré, pas d’annonce similaire. Ce qui ouvre la voie à deux spéculations.

Daniel Goa Président de l'Union Calédonienne
Daniel Goa Président de l’Union Calédonienne

La première, la plus plausible pour l’instant, est celle d’une candidature unique, en particulier, dans la seconde circonscription, où les indépendantistes ont une chance sérieuse de l’emporter. On se souvient en effet que Jean-Pierre Djaiwé n’était pas passé loin de la victoire, alors qu’il n’avait pas fait le plein des voix séparatistes pour cause de relations plus tendues avec l’UC en cette époque.

La seconde est stratégique, dans la perspective de la sortie des Accords, et s’appuierait sur le précédent de 1984, période du « boycott actif » des institutions. Mais la situation est évidemment profondément différente. Les acquis des Accords de Matignon puis de Nouméa sont considérables, pour les indépendantistes, car s’ils n’ont pas réussi leur pari d’accession à la pleine souveraineté, ils gèrent aujourd’hui une grande partie de la Nouvelle-Calédonie. Et notamment, les Provinces nord et Iles, avec les moyens très importants que procurent cette gestion.

Le prochain bureau politique du Palika et les semaines à venir donneront à coup sûr les indications utiles. Et déjà, le parti de Paul Néaoutyne a indiqué son implication dans les primaires socialistes de janvier. A l’image de 2012 où il les avait organisées en Nouvelle-Calédonie.

Marc Y.