VALÉ VA DÉCIDER DANS LES SEMAINES A VENIR DE LA FERMETURE –OU NON- DE L’USINE DU SUD

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C’est Crédit Suisse qui l’avait évoqué dès novembre dernier : la possible mise sous cocon de l’usine Valé dans le sud de la Nouvelle-Calédonie. Dans une note sur la situation du nickel, les analystes de la banque indiquaient que «  le site industriel de Goro serait mis en veille en raison de ses coûts de production très élevés et de flux de trésorerie négatifs », envoyant ainsi un signe fort au marché.

Jennifer Maki
Jennifer Maki

Depuis, Jennifer Maki, responsable des métaux chez Valé, a indiqué que « nous sommes en train d’analyser toutes les options pour la Nouvelle-Calédonie », soulignant alors que la patience de l’industriel « était à bout ».

La situation économique du Brésil s’est dégradée, faisant dire aux spécialistes qu’elle était la plus mauvaise dans l’histoire du pays. Certes, Valé n’est plus une société contrôlée par l’Etat brésilien, mais sa situation est d’autant plus difficile qu’elle a été condamnée à une amende de … 6000 milliards de FCFP en réparation des dommages causés par la catastrophe de Rio Doce.

Les experts estiment toutefois que le procédé innovant développé à l’origine par Inco et devant permettre la production d’un nickel d’excellente qualité a prouvé sa fiabilité. Et que Valé souhaiterait conserver cet acquis, tout comme le formidable gisement minier de Goro.

MISE « SOUS COCON »
OU POURSUITE DES EFFORTS DE COMPÉTITIVITÉ

Il semble ainsi qu’une option de fermeture impliquant la mise sous cocon des installations, avec maintenance pendant plusieurs années, soit clairement « sur la table ». En tout cas, à plusieurs reprises des responsables de Valé ont indiqué que la décision serait prise au mois de septembre. Normal puisque les financiers commencent à mettre la touche finale aux projets de budget 2017.

L’autre option serait le choix de la poursuite des efforts de réduction de coûts de production, exercice pour lequel le management, les équipes et les sous-traitants de l’usine du sud ont montré leur volonté et leur volontarisme. Avec des premiers résultats, et dans l’attente de « meilleure fortune ».

Cette option est bien sûr souhaitée par la Calédonie entière. Et par l’Etat qui l’encourage de manière directe ou indirecte.

Dans le pire des scénarios, la fermeture du site serait à l’évidence une catastrophe pour l’emploi en Nouvelle-Calédonie, dans une situation croissante de crise ou bien d’autres interrogations sont posées sur la pérennité de la présence de Glencore dans le capital de KNS en province nord.