PIERRE FROGIER DÉNONCE « L’INDEPENDANCE ASSOCIATION » ET DEMANDE AUX EXPERTS D’EXPOSER CE QUE SERAIT L’INDEPENDANCE DE LA CALÉDONIE …


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Au cours du Comité Directeur du Rassemblement-Les Républicains qui s’est tenu mardi soir à la Mairie du Mont Dore, Pierre Frogier a levé le voile sur l’évolution de sa vision pour la  préparation du prochain Comité des Signataires. En soulignant que, d’après lui, la stratégie socialiste de Pisani se poursuit aujourd’hui …

« Beaucoup l’ont oublié, rappelle le Sénateur Les Républicains, mais nous qui avons porté cette Histoire au Rassemblement, nous conservons cette mémoire ». Celle où, au cours du mois de décembre 1984, et alors que la Calédonie flambait sous la violence, le Délégué du Gouvernement donnait son idée d’une sortie des troubles : analyser les points de « compatibilité » entre les belligérants, et « élargir ces zones de compatibilité« . « C’est exactement l’exercice de l’analyse des convergences et des divergences auquel nous sommes soumis« , souligne Pierre Frogier.

Et surtout de rappeler que toute cette « réflexion » avait conduit Pisani à proposer une solution d’indépendance-association pour la Nouvelle-Calédonie …

« A cette époque, c’est le Rassemblement et lui seul qui s’y était opposé. Nous n’avons pas changé« , martèle le Président du parti. Pour lui, « les socialistes veulent insidieusement nous amener là où ne ne voulons pas aller. Et je m’opposerai à cette dérive » affirme-t-il une nouvelle fois.

Conséquence pour la suite des réunions de « réflexion » sur l’avenir institutionnel : le Rassemblement-Les Républicains vont demander aux experts de ne pas se cantonner à l’examen de ce qui se passerait si, comme beaucoup le prévoient, la Calédonie choisit de demeurer au sein de la République. Pierre Frogier souhaite que soit mis sur la table tous les aspects d’une indépendance, et ce qu’alors la France consentirait réellement à faire pour la Nouvelle-Calédonie.

Sous-entendu, la réduction des 160 milliards FCFP de transferts annuels à une portion congrue, les réductions aux facilités de circulation notamment dans les pays européens, l’arrêt des  interventions financières genre « défiscalisation ». Et tout le reste.

Une façon « d’encourager » les représentants de l’Etat à exposer sereinement et sans détour aux indépendantistes l’immense catastrophe économique et sociale que représenterait une indépendance de la Nouvelle-Calédonie.