LOI COMPÉTITIVITÉ : OÙ SONT PASSÉES LES MESURES SUR LES ABSENCES INJUSTIFIÉES ET LA FLEXIBILITÉ DU TEMPS DE TRAVAIL ?

CongrèsVouloir améliorer la compétitivité des entreprises est une des bonnes réponses à la nécessité de redonner des marges de croissance économique. Mais si les mesures envisagées se réduisent à un contrôle administratif de ce qui fait les pertes ou les profits d’une entreprise, elles sont singulièrement réductrices. Et peut être dangereuses. Débat.

Les inquiétudes de certains syndicats de salariés sont-elles justifiées ? « L’instauration d’une TVA pourrait générer une augmentation des prix, donc de la cherté de vie » affirment-ils, demandant en conséquence le contrôle des marges et des prix pour se garantir contre un éventuel dérapage.

Inquiétude justifiée des syndicats, mais mauvaise réponse des gouvernants. Vouloir contrôler tout ou partie de la gestion d’une entreprise est une pratique qui a échoué dans tous les pays qui ont pratiqué une telle méthode.

Mauvais titre de Loi, aussi : l’encadrement administratif de cette gestion n’a rien à voir avec la compétitivité. Il s’agit d’un contrôle administratif, ni plus, ni moins.

Dans les mois qui ont précédé, la compétitivité avait pourtant fait l’objet de discussions réalistes et constructives : comment réduire les absences injustifiées, et notamment celles résultant de certificats médicaux de complaisance, comment permettre en accord avec les personnels une plus grande flexibilité du travail ? Des pistes même avant-gardistes par rapport à la métropole où le gouvernement a par exemple supprimé la journée de carence.

Pour ce qui concerne les prix, soucis des syndicats comme de tous les consommateurs calédoniens, d’autres solutions auraient pu être étudiées. Proposer une loi de contrôle dont l’application relève –attention danger- d’une instance à caractère politique, c’est utiliser un marteau pilon pour écraser une mouche. Un marteau pilon qui peut exploser …