CALEDONIE : DAVANTAGE D’AUTONOMIE … ET DAVANTAGE D’ETAT

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Ce n’est pas le moindre des paradoxes, mais de l’autre côté de la terre, ce n’en est peut être pas un.

La Nouvelle-Calédonie jouit d’un statut d’autonomie interne sans pareil et sans précédent dans la République. A peu de choses près, c’est pratiquement une indépendance association sans indépendance.

Cette autonomie va d’ailleurs être haussée d’un cran à l’issue du nouvel accord, le troisième du genre, qui devra intervenir sur le statut de la collectivité à l’issue des possibles scrutins d’autodétermination. Lesquels, à moins de la disparition de 30% des électeurs, confirmeront le maintien de la Calédonie au sein de la République.

En attendant, les Calédoniens et leurs autorités doivent affronter des difficultés grandissantes au quotidien : crise économique générée par celle du nickel, délinquance croissante qui risque de faire exploser ce que l’on pourra appeler le modèle social local.

Dans la crise du nickel, c’est l’Etat qui est sollicité pour sauver la SLN. Et qui a seul la stature pour éventuellement dialoguer avec de gigantesques multinationales.

Pour résoudre ou réduire la délinquance, c’est l’Etat qui est sollicité avec sa Police, sa Gendarmerie et sa Justice.

Il ne s’agit pas en ces matières de simple répartition de compétence, mais bien de capacité à agir.

Au fond, c’est peut être cela la relation moderne d’une ancienne colonie avec ce que l’ONU dénomme « la puissance administrante ».