24 SEPTEMBRE, ANNIVERSAIRE DES CALDIENS

Le 24 septembre 1853 marquait le début de l’installation, en Nouvelle-Calédonie, de la population caldienne.

D’abord européenne, métropolitaine, anglo-saxonne, elle s’est rapidement enrichie des « malabars », puis des travailleurs chinois, vietnamiens, indonésiens, japonais.

Quelques décennies plus tard, des océaniens venus de Polynésie française, de Wallis, de Futuna, des pieds noirs, des réunionnais, des antillais et d’autres sont venus s’ajouter à ces communautés en devenir.

Au fil des générations, les métropolitains ont perdu l’accent du terroir. Les japonais ont perdu leur langue maternelle. Toutes les générations nouvelles des populations d’origine se sont fondues dans un grand mouvement d’acculturation.

Une nouvelle identité est née, progressivement, chez tous ces calédoniens parfois métissés, nés ici ou d’adoption, mais ne se revendiquant pas de la culture kanak.

Le français est demeuré ou devenu la langue commune. Mais avec un accent du pays, des expressions qui nous sont propres, un vocabulaire original. Un français parlé « de Nouvelle-Calédonie ».

Une cuisine, qui n’est certes pas une gastronomie, s’est révélée, puisant le bami chez les uns, la salade de poisson, le rougail et mille petits plats chez les autres.

De notre côté, nous avons ensemble concocté la salade de cerf, ou encore le crabe mou sauté à l’ail. Parce la chasse et la pêche sont en grande partie notre mode de vie.

Des écrivains se sont mis à écrire des nouvelles, des romans, des pièces. Des cinéastes ont réalisé des films. Des artistes, de tous bords , ont créé des bandes dessinées, des chansons, de la musique, du théâtre.

Et bien d’autres choses encore.

« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances. » Telle est la définition de la culture par l’Unesco. Ainsi, notre culture est régionale, mais elle est réelle.

Dans la République, nous ne sommes, ou nous ne sommes plus, ni de Perpignan, ni de Roubaix, ni de Strasbourg ou de Brest. Nous ne sommes pas des Kanak. Mais nous sommes, nous aussi, d’ici.

Caldiens

Nous sommes les Caldiens. Notre épopée a commencé il y a 162 ans. Bon anniversaire à nous tous.

JC Gaby Briault