Poingam : ne pas rater une opportunité de développement

Poingam est un hôtel situé dans un lieu de capacité de développement exceptionnel : un spot mondialement connu de pêche à la mouche.

Anecdote. Je suis –chance que je mesure encore- invité à assister à la finale de la coupe du monde de rugby à Auckland. Le soir du match, nous sommes réunis pour un dîner. A ma table, plusieurs personnes commentent les chances des deux équipes. L’une d’entre elles parle français.

Je comprend qu’il s’agit d’une homme d’affaires à la tête d’un business important : il est venu en Nouvelle-Zélande à bord de son jet personnel. Je noue une conversation avec lui, et nous présentons.

Apprenant ainsi que je viens de Nouvelle-Calédonie, il s’exclame : « Ah, je devais me rendre chez vous demain. Mais une urgence m’appelle en Australie et j’ai du annuler ».

Je demande ce qui le devait le conduire sur le Caillou. « Pêche à la mouche, me répond-il. Vous avez dans le nord de votre île, à Boat Pass je crois, le plus beau spot du monde. Je voulais pêcher un bonefish record ! »

Des millions de passionnés s’adonnent à la pêche à la mouche de par le monde. Un grand nombre d’entre eux sont des personnalités ou des amateurs fortunés. La Calédonie, pour eux, est un « must ».

Localement, des initiatives ont été tentées, notamment pour offrir dans le nord, des conditions d’accueil répondant à ce marché. Un marché d’autant plus intéressant qu’il est respectueux de l’environnement et non-prédateur.

L’avenir du Poingam, qui recueille semble-t-il l’attention de quelques autorités, s’inscrit dans une perspective de développement touristique. Un développement désespérément en panne depuis 10 ans.

Et s’agissant de la pêche à la mouche, je dirais qu’il ne faudrait pas rater le coche …

JC Gaby Briault