LE CYCLÔNE GITA POURRAIT ÉVITER LA GRANDE TERRE

Gita ce mardi 13 à midi

Selon Météo Nouvelle-Calédonie, le mardi 13 février 2018 à 11h00 (heure de Nouvelle-Calédonie), le cyclone tropical intense GITA, à 930 hPa, était situé par 21,2 Sud 178,5 Ouest, soit à 1500 km à l’est de Nouméa. Il génère des vents estimés à 190 km/h, rafales à 250 km/h, près de son centre.

Evolution prévue : La trajectoire de GITA est confirmée. Ce cyclone concernera la Nouvelle Calédonie à partir de jeudi pour notre zone de surveillance et vendredi soir pour un passage entre 200 et 300 km au plus près de l’Ile-des Pins. Ce phénomène est à surveiller car, même s’il passe au sud-est de la Nouvelle-Calédonie, il nous impactera avec des vents violents, des pluies marquées et une houle très forte d’est. Il est conseillé de se tenir informé sur l’évolution de la situation, plus de précisions seront apportées dans nos prochains bulletins.

Sur les trajectoires analysées par le site Windyty, Gita semble passer de plus en plus loin du sud de la Grande Terre, tout en impactant directement l’île des Pins et une grande partie de la Province sud.

Gita vendredi midi
Gita vendredi minuit
Gita samedi midi
Gita dimanche midi

 

SÉCURITÉ À NOUMÉA : CAMÉRAS, TAGS, RÉSORPTION DES SQUATS, SDF, ALCOOL, NAKAMALS, STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE PROPOSÉE PAR GABY BRIAULT

Parmi les rares interventions, mardi soir, lors du débat d’orientation budgétaire : celle du conseiller Gaby Briault qui propose une nouvelle stratégie Sécurité en 24 actions dans la ville de Nouméa. « Les Nouméens n’en peuvent plus, nos devons agir tous ensemble », plaide l’élu. Ses propositions : 15 actions municipales, l’implication de la Nouvelle-Calédonie, de la province, du Sénat coutumier, de l’Etat et des administrés, une stratégie d’une ampleur inédite pour ramener « la tranquillité » à Nouméa en 5 ans. Priorités.

STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE
« Ils ne savaient pas que c’était impossible. Alors ils l’ont fait » a déclaré l’élu en exhortant ses collègues à se mobiliser pendant plusieurs années pour que les Nouméens se sentent à nouveau en sécurité. Il donne acte à la ville des avancées effectuées, sur les caméras qui vont passer à 86 pour 45 an début de mandat, sur de nouveaux éclairages en lumière blanche, sur le lancement de l’opération « surveillance de voisinage », ou encore sur le renforcement des moyens de la Police Municipale. Une Police dont il salue l’action « appréciée des Nouméens » et les « innovations » réalisées.

Pour Gaby Briault, cependant, pour stopper la progression de la délinquance et provoquer son recul, il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie d’ampleur, d’une importance inédite : la ville, toutes les institutions, l’Etat et les administrés. Au total, 24 grandes actions coordonnées.

15 ACTIONS MUNICIPALES
ET L’EXPÉRIENCE DE LA VILLE D’ORLÉANS À LA RESCOUSSE
150 caméras, plan anti-tags, résorption des squats sur un programme de 20 ans, partenariat avec Emmaüs pour résorber l’errance des SDF, intensification des lumières blanches dans « les endroits à risque », patrouilles à pied et présence statique des policiers dans les quartiers, débroussage de tous les terrains vagues, réhabilitation des quartiers de Tindu, Pierre Lenquette, Saint Quentin, ou encore technologie de pointe pour protéger les écoles, au total, 15 actions convergentes à mener par la ville elle-même. Certaines ont été lancées, d’autres figurent dans le budget 2018.

Et pour que la ville soit plus performante, Gaby Briault propose un jumelage sécurité avec la ville d’Orléans « qui a fait baisser la délinquance sur son territoire de 80%« .

DÉBROUSSER TOUS LES TERRAINS VAGUES
ET RÉSORBER LES SQUATS EN 20 ANS
L’élu municipal propose en outre que des partenaires viennent épauler la ville, dans cette stratégie. Pour la Nouvelle-Calédonie, « 2 actions tombent sous le sens » : le débroussage de tous les terrains lui appartenant à Nouméa, notamment à Nouville accompagné d’un plan de résorption des squats, et l’adoption d’une réglementation des Nakamals, zones de non-droit.

CONFISQUER L’ALCOOL CONSOMMÉ SUR LA VOIE PUBLIQUE SANS AUTRE FORME DE PROCÉDURE
La Province sud est déjà partenaire de la ville. Le conseiller suggère la création d’emploi temporaires ou pérennes pour les jeunes des quartiers en difficulté et l’accompagnement de la résorption des squats.

Pour l’Etat, « davantage de policiers le week end« , et la mise en place de contrôles systématiques d’alcoolémie « pour rendre crédible la lutte contre l’alcool au volant« .

Plus originale : l’idée de se rapprocher su Sénat Coutumier pour traiter la grave question de la délinquance des jeunes et des SDF « où trop de jeunes et d’adultes Kanak sont impliqués« .

Gaby Briault conclut sur la consommation de l’alcool sur la voie publique « dont la prétendue interdiction, inopérante, fait hurler de rire tous les Calédoniens, sauf les forces de Police« . Rappelant que « l’on tourne en rond depuis 6 ans« , il propose une mesure radicale : le transfert de la compétence relative à la consommation d’alcool, et l’adoption de mesures locales appropriées. « Il faut que nos policiers puissent confisquer l’alcool sans autre forme de procédure lorsqu’il est consommé sur la voie publique« .

«  Impossible de restaurer la sécurité à Nouméa ? » commente l’élu. « Alors, tous ensemble, faisons le« .

ANALYSE DU BUDGET NC 2018 : LES GRANDES ABSENCES

 

Pythagore ou Lolf ? C’est le mathématicien grec qui ouvre la présentation du budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie, non pas pour son fameux théorème, mais parce qu’il « convient de choisir le chemin qui semble le meilleur, même s’il paraît le plus difficile ». La Lolf, elle, censée inspirer l’esprit et le chiffre du budget calédonien depuis 2006, préfère le pragmatisme : « atteindre des objectifs prédéfinis au moindre coût ». Et surtout, mesurer la performance … La réalité est davantage politique. Avec des accents de campagne dans un document réputé collégial, le budget 2018 se veut être à la fois un exercice de gestion dans un contexte de crise, et « une anticipation du budget 2019 ». Les 14 Politiques Publiques auraient dû répondre à cette ambition. Décryptage.

C’EST LA FAUTE À L’HÉRITAGE
La métropole a, de ce point de vue, donné l’exemple : les difficultés budgétaires sont d’abord dues aux erreurs des prédécesseurs. Récemment, le bilan Hollande était encore présenté comme hypothéqué par celui de Sarkozy … En Nouvelle-Calédonie, le document budgétaire institutionnel, explique que « l’assèchement des réserves du pays » et « des déficits » sont un « héritage budgétaire catastrophique » du gouvernement « Martin-Backes ». Vous avez dit tensions ?

Quant aux arrières pensées électorales, personne n’en est exempt. A preuve, cette phrase dans le document de présentation du gouvernement :  » … dans la conduite des affaires du pays d’ici les prochaines provinciales« . En français dans le texte.

AU DELÀ DES CHIFFRES, LES « POLITIQUES PUBLIQUES »
Mais évidemment, au delà de la querelle, le document budgétaire est d’abord un recueil de chiffres. Un global, d’abord : 65 milliards pour la seule collectivité Nouvelle-Calédonie, s’entend. Et à l’intérieur, la section fonctionnement, 44 milliards, et la section investissement, 21 milliards. En théorie, des chiffres qui doivent traduire l’évolution des « politiques publiques » pour faire face à la crise, et surtout, pour en sortir. C’est là que le bât blesse.

LA FORME : TRACES DE COPIÉ-COLLÉ
Dans la forme d’abord. La présentation du budget comprend 14 missions définissant les grandes politiques publiques de la Nouvelle-Calédonie. Avec les évolutions attendues.

Or, si l’on examine la plus importante d’entre elles, la politique publique de l’Économie et de l’Emploi présentée en « mission 13 », le document se borne à rappeler que le programme « travail emploi » est censé « améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises et le bien être et l’efficacité au travail« , ou à décrire les finalités des compétences en matière de réglementation économique, de politique agricole, de pêche ou d’économie numérique.

Certes, les « ministres » concernés commentent, par secteur et pour chaque mission,  les objectifs et les enjeux de 2018.  L’exercice est cependant  loin d’un recadrage de la politique publique.

Mais surtout, -et ce n’est pas un gag-, la rédaction 2018 est, mot pour mot, celle de … 2017, budget supplémentaire compris. Et qui est la même que celle de 2016 ou de 2015. Un genre de copié-collé.

LE FOND : OÙ EST LE SOUFFLE D’UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ?
La Nouvelle-Calédonie est entrée en crise depuis plusieurs années et le concept budgétaire était archaïque depuis plus longtemps encore. Plusieurs « ministres » du budget y ont apporté quelques avancées. Gaby Briault avait fait adopter l’évolution « Lolf », Bernard Deladrière avait accentué la rigueur et la prévision, Thierry Cornaille avait fait réaliser 3 budgets distincts pour la Nouvelle-Calédonie, les autres collectivités et les établissements publics. Mais en matière de réduction des dépenses publiques, tous se sont heurtés aux « pressions collégiales ».

Aujourd’hui, l’enjeu est d’une autre nature et d’une urgence absolue : comment éviter la poursuite d’un processus menant à la faillite ?

De ce point de vue, et alors que le « nouveau modèle de développement » est annoncé depuis près de trois ans et inscrit dans les orientations du budget de l’an passé, rien ne se passe. Il aurait été temps de présenter « le nouveau modèle de développement » dans des politiques publiques rénovées. Or, ces dernières demeurent rigoureusement les mêmes.

RELANCE PAR LA CONSOMMATION OU PAR LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES ?
La Nouvelle-Calédonie affronte, au fond, les mêmes difficultés que la métropole : le déficit de croissance, synonyme de rentrées fiscales insuffisantes. A ceci près, évidemment, que le régime d’équilibre budgétaire est plus contraignant pour le territoire : Masstricht pour l’Etat, équilibre absolu des comptes imposé pour la Calédonie.

Pendant des années, en métropole, de gauche comme de droite, les politiques ont visé la relance par la consommation. En vain. Cet échec devrait inspirer les responsables calédoniens, d’autant que le nouveau pouvoir français semble réussir par une autre voie -il est vrai initiée par Hollande-Valls- : la croissance globale par la croissance des entreprises.

Malheureusement, les entreprises locales ont le sentiment que cette réalité mondiale n’est pas arrivée dans notre lagon.

ENTRE CARCANS ADMINISTRATIFS ET BALLON D’OXYGÈNE
La croissance des entreprises, dans tous les pays du monde, Chine comprise, est favorisée par un desserrement de l’étau étatique réglementaire et administratif. L’échec du modèle marxiste est un des grands événements économiques du siècle dernier. La globalisation est venue conforter, voire imposer, un vent de liberté en faveur des entreprises.

En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, les entreprises ont davantage besoin de liberté que de contrôle. Face à elles, un grand mot : la compétitivité. Or, réduite au contrôle des marges, elle sera une caricature. En revanche, étendue aux vraies attentes des entrepreneurs, elle se rétablira. En matière d’amélioration de la compétitivité, les Calédoniens ont chaque jour à leur disposition 3 exemples sous les yeux : les trois entreprises métallurgiques …

5 POLITIQUES PUBLIQUES POUR « BOOSTER » LA CROISSANCE
Presqu’indépendante comme l’établit son statut particulier, la Nouvelle-Calédonie possède tous les outils requis pour construire son modèle de développement. L’affirmer dans des déclarations d’intention, c’est de l’incantation et de la communication. L’inscrire dans ses politiques publiques, c’est passer à l’action.

Cinq politiques publiques sont essentielles pour inscrire la Calédonie dans un nouveau modèle de développement : la fiscalité, la réglementation économique, la réglementation du travail et de l’emploi, la formation initiale, continue et professionnelle et enfin, les investissements publics.

Il est indispensable, en quelque sorte, de conjuguer règles, investissements et capital humain pour « booster » la croissance. Une exigence, donc : « calibrer » ces 5 politiques publiques pour faciliter au mieux la croissance des entreprises calédoniennes, tout en respectant l’intérêt général.

LES GRANDS ABSENTS DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES
Or, le premier grand absent de ces politiques publiques est évidemment l’analyse, la proposition et l’affirmation que les « programmes » et les « actions » contenues dans le budget vont faciliter la croissance des entreprises. Fiscalité et réglementations adaptées, code du travail simplifié et allégé, investissements publics ciblés, tout cela nécessite une mise à plat conjuguée avec une vraie concertation. Loin du copié-collé présenté, à l’exception des simplifications administratives engagées.

Le second absent est la rigueur. Lorsqu’il s’agit de réduire la dépense publique, … on ne l’augmente pas. Bien sûr, les recettes en diminution ainsi que les conséquences de « l’effet cliquet » pour les communes ont réduit, de fait, les dépenses. Mais il est prévu 23 recrutements …

Redéploiements, retour au cœur de métier devront devenir des règles.

Dans le même esprit, la dépense publique comprend celles liées à la santé et aux régimes sociaux. La « nouvelle » politique publique doit fixer un objectif de maîtrise et de réduction. Bien sûr, il y a « Do Kamo ». Mais l’urgence est absolue. Si le retour à l’équilibre du Ruamm va faire l’objet de propositions drastiques, tout le reste doit suivre sans délai car il existe un réel risque de faillite.

Troisième absent : l’exemplarité. Ainsi, par exemple, la collectivité doit être un bon payeur. Ce n’est toujours pas le cas, en dépit des bonnes résolutions déjà affichées. Que comprend le contribuable mis en demeure par le fisc pour retard d’impôt, quand lui même n’est toujours pas payé par la puissance publique ? Ainsi, par exemple, comment afficher une solidarité handicap lorsque la politique publique n’impose pas aux services publics l’obligation d’emploi de handicapés ?

3 SEMAINES ET 6 MOIS
Le délai réduit entre la sortie de crise institutionnelle et le délai de vote du budget explique-t-il tout ? Certainement pas.

Dans la machine administrative parfois bien huilée, la préparation du projet de budget de l’exercice suivant commence dès le mois de juin de l’année en cours. Cette préparation doit obéir à une « lettre de cadrage » fixant l’ensemble des objectifs budgétaires, limites de hausses comprises.

Le gouvernement doit ensuite effectuer ses arbitrages. Secteur par secteur d’abord, en formation collégiale ensuite. Le cas échéant, et pour des raisons majeures, il peut choisir de faire voter les textes fiscaux avant la fin de l’année calendaire, mais se donner le temps d’une réflexion dans un contexte de crise économique, par exemple. Le Congrès, souverain en matière budgétaire, peut se réunir en session extraordinaire.

La date choisie a pourtant quelques vertus, et notamment de permettre l’exécution budgétaire normale des provinces et des communes. Ce calendrier laissera peut être davantage de latitudes pour traiter les problèmes immenses qui sont pendants : les régimes sociaux, la TGC, la situation de Vale NC, la maîtrise des dépenses de santé, la loi « compétitivité » et le reste. Et même peut être, pour mettre en œuvre un nouveau modèle de développement. Qui sait ?

POLÉMIQUE CRE/IRCAFEX : QUI BATTRA EN RETRAITE ?

Trop forts, en Calédonie. Grâce à nos fins limiers, on a enfin découvert un régime social qui n’est pas déficitaire ! Manque de bol, il est en métropole parce que ces satanéspartenaires sociaux  avaient signé avec la CRE/IRCAFEX. Résultat : cotisations = 28 milliards, retraites versée, 8 milliards. Un petit « gras » de 20 milliards …

Mais bon sang, mais c’est bien sûr. Justement, nos budgets sont dans le rouge, les régimes sociaux dans le rouge foncé, le Ruamm en faillite …

Acquis sociaux hurlent employeurs et syndicats. A qui l’argent, demandent nos édiles ?

Bien sûr, les partenaires sociaux -gonflés, ceux-là, de se qualifier de « partenaires »- prétendent que la caisse de retraite Cafat, NOTRE caisse, sera bientôt déficitaire, et que la Calédonie lui doit 5 milliards. Quel mauvais esprit !

Et qui va payer et sur quelles réserves, lorsque le nombre de cotisants Calédoniens sera égal ou inférieur au nombre de retraités et que viendra la disette ? demandent ces insolents.

Réponse imparable : on a le temps. Peut être la prochaine génération, peut être celle d’après …

Gouverner c’est prévoir. Mais pas trop longtemps à l’avance, tout de même.

Vilain canard

HUMEUR – VOUS AVEZ DIT LAXISME ? DÉLINQUANCE, ALCOOL AU VOLANT : IL Y A UN HIC !

Thio. Une commune qui n’a jamais vraiment retrouvé son calme et sa sérénité depuis les événements dramatiques de novembre 1984. Le village en porte encore quelques stigmates. Pourtant, au sein de la population, l’envie de vivre normalement semble avoir repris le dessus. Mais la délinquance met ces bonnes volontés à mal.

Pourtant, après le meurtre de Laurent Fels en janvier 2016, après les agressions violentes également en janvier 2016, après l’incendie du collège, après les multiples dégradations de véhicules, notamment de la SLN, les nombreux cambriolages et autres exactions, les autorités s’étaient manifestées en grandes pompes.

LE CLSPD : UNE GARANTIE QUE RIEN NE VAS CHANGER ?
On avait même installé, avec beaucoup de solennité, un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Avec le déplacement de toutes les huiles de toutes compétences sur place. On allait voit ce qu’on allait voir, scrongneugneu.

Un peu avant, ou un peu après, le même cérémonial s’était déroulé à Canala. Réponse supposée proportionnée aux graves actes de délinquance qui s’y étaient déroulés, notamment sur la mine Ballande de Nakéty.

Le CLSPD. L’arme lourde contre les délinquances en tout genre. Des troubles répétés dans une commune ? Des habitants qui ne savent plus à quel Saint se vouer ? CLSPD. La réponse ultime, le terminator des voyous.

Euh, seulement sur le papier, à la télévision, à la radio et dans les journaux. Parce que sur le terrain, après, c’est exactement comme avant … Le CLSPD, un genre de garantie que rien de va se passer !

D’ailleurs, depuis que les CLSPD ont été installés à Thio et à Canala, c’est le changement … dans la continuité : cambriolages, vols, dégradations, voitures incendiées. La preuve : la douzaine de véhicules détruits à la SLN de Thio pendant les Fêtes, les dégradations sur les véhicules et les engins sur la mine Ballande à Nakéty. Et depuis des mois, des employés qui n’habitent plus dans la commune.

ABUS D’ALCOOL AU VOLANT : PAS DE CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE. Y A UN HIC !
Le CLSPD, c’est d’ailleurs du même acabit que la lutte contre les abus d’alcool au volant. La Calédonie est championne des « plans », des « Assises », et plus récemment, des « grandes causes » dont la mise en œuvre enthousiaste s’éteint au lendemain des annonces !

Tenez, il y a quelques jours à peine, on annonce que la lutte contre l’alcoolisme est désormais une « grande cause ». En pleine Fêtes de fin d’année, tout le monde se dit que l’effet d’annonce va être suivie de ce qui est le plus efficace dans toutes les sociétés du monde : des contrôles. Et en matière routière, des contrôles d’alcoolémie.

Et bien non. Pas de contrôles. En Calédonie, on fait confiance au civisme des citoyens. C’est plus sûr …

La lutte contre la délinquance, la lutte contre les abus d’alcool, ce ne sont pas des grandes causes. Ce sont de grandes causeries …

Vilain Canard

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES JEUNES CONDUCTEURS – Baisse des tarifs de l’OPT – Lloyd Foord gagne un billet pour Paris grâce au Tour cycliste Air France – Plus que quelques jours pour s’inscrire sur les listes électorales

Les brèves d'actu

LE GOUVERNEMENT RENFORCE LES MESURES DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plusieurs mesures ont été arrêtées au cours de sa réunion d’hier dans le secteur animé par Cynthia Ligeard. En particulier, pour les conducteurs ayant un permis de moins de 2 ans, la tolérance d’alcoolémie a été réduite à 0,2g, un taux que l’absorption d’une bière fera dépasser !

PLUS QUE QUELQUES JOURS POOUR S’INSCRIRE SUR LES LISTES ÉLECTORALES et la date butoir a été fixée au 30 décembre en raison du calendrier.

BAISSE DES TARIFS DE L’OPT qui concernent Internet, avec également une offre à 1.800 frs/mois pour les 18-25 ans en téléphonie mobile pour un accès téléphonie mobile avec SMS illimités, internet et un temps de communication. L’OPT annonce également une offre en direction des seniors au cours de 2018.

TOUR AIR FRANCE : LlOYD FOORD DE OUEGOA GAGNE LE BILLET POUR PARIS – C’est le vainqueur du concours de pronostics du Tour Air France de Nouvelle-Calédonie joué sur les antennes radio de NC1ère. Lloyd Foord est le fils de Didier Foord, ancien cycliste, habite Ouégoa et travaille à Koumac.

 

REFERENDUM D’AUTODETERMINATION DE 2018 EN NOUVELLE-CALEDONIE par Elie Poigoune

Elie Poigoune nous livre un message de grande qualité. Victime d’actes de racisme, emprisonné pour avoir protesté contre le colonialisme dans les années 70, et alors que Nidoish Naisseline avait été lui même embastillé pour avoir … diffusé des tracts en Drehu et Nengoné quand l’écriture en langue était interdite (!), il demeure fidèle à ses convictions. Les années ont mûri ce révolté devenu professeur de maths, et honoré par la République. Respect et écoute.

NouméaPost reproduit in extenso ci-après la publication d’Elie Poigoune :

REFERENDUM D’AUTODETERMINATION DE 2018 EN NOUVELLE-CALEDONIE par Elie Poigoune

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE NOUVELLE-CALÉDONIE·VENDREDI 16 FÉVRIER 2018

1- BREF RAPPEL HISTORIQUE :
Pendant très longtemps, après les débuts de la colonisation en 1853, l’homme kanak ne se sentait pas bien dans sa peau et a même failli disparaitre définitivement dans les années 1900, par découragement et désespoir. Ce mal être et ce mal vivre, il les a exprimés plusieurs fois au cours de son histoire et plus particulièrement à deux occasions :

  • En 1878, lorsque le grand chef Ataï s’est révolté dans la région de La Foa pour protester contre l’invasion de ses terres par les colons et leur bétail.
  • En 1917, quand le chef Noël et les Kanak de la région de Tipindjé-Pamalé-Koné ont exprimé leur refus de se faire engager pour la guerre en Europe et leur mécontentement face au régime de l’indigénat (cantonnement, impôt de la capitation…)

Des années 1960 à 1984, les Kanak se sont organisés dans différents groupes (Foulards Rouges, Groupe 1878) et partis politiques (UC, PALIKA, PSC, FULK, UPM) pour mener leur combat dans le but de retrouver leur dignité et leur liberté et d’aller à la rencontre de l’autre. Ils se sont d’abord regroupés, en 1979, dans le Front Indépendantiste qui s’est transformé ensuite, en 1984, en FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste). Les revendications essentielles qu’ils ont portées pendant ces années sont la reconnaissance de l’identité culturelle kanak, la récupération totale des terres volées aux Kanak et l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

En 1984, le FLNKS engage des actions sur le terrain pour faire connaitre ses revendications et les faire aboutir.

De 1984 à 1988, les indépendantistes et les non-indépendantistes s’affrontent dans des actions violentes qui secouent profondément tout le Territoire ; il y a des barrages sur les routes, des fusillades, des déplacements d’hommes et de femmes, des occupations de gendarmerie, une prise d’otages et surtout des morts d’hommes, d’un côté et de l’autre.

Citons quelques exemples pour illustrer cette violence :

  • Le 18 novembre 1984, près de la tribu de Tiédanite, à Hienghène, une embuscade fait dix morts kanak, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou.
  • Le 11 janvier 1985, Yves Tual est tué d’une balle dans la tète à Nassirah, Bouloupari.
  • Le 12 janvier 1985, Eloi Machoro et Marcel Nonnaro sont tués à La Foa par les forces de l’ordre.
  • En avril 1988 à Ouvéa, quatre gendarmes sont tués et 27 autres pris en otages.
  • En mai 1988, lors de l’assaut par les forces de l’ordre de la grotte d’Ouvéa où sont détenus les otages, deux militaires et dix-neuf Kanak sont tués et, parmi eux, Alphonse Dianou.
  • En mai 1989, Jean-Marie Tjibaou et Yewene Yewene sont assassinés par Djubéli Wea, abattu à son tour par les forces de l’ordre.

Beaucoup de nos familles ont vécu ces évènements dans la douleur et les larmes.

Le 26 mai 1988, la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou manifeste une volonté commune de mettre un terme à cette période d’affrontements. Les Accords de Matignon-Oudinot en 1988 et celui de Nouméa 10 ans après, permettent à notre Pays de tourner la page du conflit et de la violence, et d’ouvrir une période de paix et de construction, à l’image de cette belle phrase du préambule de l’Accord :

« Le passé a été le temps de la colonisation.

Le présent est le temps du partage par le rééquilibrage.

Et l’avenir doit être le temps de l’identité dans un destin commun ».

L’Accord de Nouméa a été accepté, par référendum, par le peuple français et la population calédonienne ; il définit la vie politique du Territoire pendant une période de 20 ans, soit jusqu’en 2019. Il est aussi la réponse de l’Etat français aux revendications du peuple kanak, d’indépendance ou de son droit de disposer de lui-même. Rappelons pour terminer cette première partie, l’article 1 du Pacte International relatif aux Droits civils et politiques, signé par les grands pays démocratiques dont la France, et où il est justement question de ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes :

  1. Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.
  2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.
  3. Les Etats partie au présent pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d’administrer des Territoires non autonomes et des Territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unis.

2- L’ACCORD DE NOUMEA :
L’Accord de Nouméa est un accord signé par les indépendantistes, les non-indépendantistes et l’Etat, adopté par référendum national et définissant l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie sur une période de 20 ans, de 1998 à 2019. Le document d’orientation de cet accord comporte 6 parties : L’identité kanak, les institutions, les compétences, le développement économique et social, l’évolution de l’organisation politique de la Nouvelle-Calédonie, l’application de l’Accord.

Nous nous limiterons à la partie concernant les compétences : celles exercées par la Nouvelle-Calédonie, celles exercées par l’Etat, et celles partagées par les deux :

  • De 1998 à 2014, la plus grande partie des compétences, à l’exception des régaliennes et de celles qui sont partagées, ont été transférées à la Nouvelle-Calédonie : ces compétences sont exercées par nos élus, soit au Gouvernement de la NC, soit au Congrès, soit dans les trois assemblées de Province.
  • Les compétences partagées entre l’Etat et la Nouvelle-Calédonie portent sur les relations internationales et régionales, les étrangers, l’audiovisuel, le maintien de l’ordre, la réglementation minière, les dessertes aériennes internationales, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.
  • Enfin, les compétences régaliennes continuent d’être exercées par l’Etat ; il s’agit de la justice, l’ordre public, la défense, la monnaie et les affaires étrangères.

3 – LE REFERENDUM D’AUTODETERMINATION DE 2018
La période couverte par l’Accord de Nouméa se termine par un référendum d’autodétermination, qui doit se dérouler de la manière suivante :

  • Au cours de la quatrième mandature 2014-2019, le Congrès décide de la date du référendum avec une majorité de 3/5.
  • Si le Congrès n’a pas fixé cette date avant la dernière année de cette mandature, l’Etat décide de cette date dans cette dernière année.
  • La consultation doit porter sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité.
  • Si la réponse est négative, une deuxième consultation est organisée, une année après, avec la même question.
  • Si la réponse est encore négative, une troisième consultation est organisée, un an après, avec les mêmes modalités.
  • Si la réponse est de nouveau négative, les forces politiques se réunissent pour examiner la nouvelle situation.

Tant que les consultations n’auront pas abouti à la nouvelle organisation proposée, l’organisation mise en place par l’Accord de 1998 reste en vigueur, à son dernier stade d’évolution, sans possibilité de retour en arrière.

Le corps électoral pour ce référendum a été contesté par une partie des indépendantistes emmenée par le RIN (Rassemblement des Indépendantistes Nationalistes). Ce dernier revendique l’inscription automatique, sur la liste électorale référendaire, des électeurs de statut civil coutumier. A ce sujet, un accord a été trouvé lors de la dernière réunion du Comité des Signataires à Paris. Ces inscriptions automatiques auront lieu dans le courant de cette année, dans les modalités établies lors de cette réunion.

Pour ce référendum, vont s’affronter démocratiquement deux points de vue, l’un favorable et l’autre défavorable :

  • Au transfert des compétences régaliennes à la Nouvelle-Calédonie,
  • A l’accès à un statut international de pleine responsabilité,
  • A l’organisation de la citoyenneté en nationalité.

Chaque camp va défendre son point de vue, avancer ses arguments pour convaincre les électeurs qui auront la décision finale lors du scrutin. Dans cette campagne, l’échange et la confrontation des idées doivent se faire dans le respect des règles de notre démocratie et de nos valeurs. C’est un moment important et fondamental pour l’avenir de notre Pays ; notre capacité à convaincre, à dialoguer, à écouter, à comprendre est essentielle à la construction de cet avenir.

Une fois le résultat connu, notre devoir à tous est de l’accepter et de le respecter. Les uns seront les vainqueurs et les autres, les perdants ; cette situation doit être considérée comme un point de départ pour de nouvelles aventures communes.

Les vainqueurs doivent se garder des postures d’arrogance qui écrasent l’autre et considérer leur victoire avec humilité et conscience des responsabilités qu’elle implique : celle-ci sera d’autant plus grande et plus belle qu’ils sauront faire preuve de bienveillance et de compréhension envers leurs adversaires.

Ceux qui auront perdu doivent accepter le verdict des urnes, ne pas se considérer comme des exclus, des rejetés, mais au contraire, comme des partenaires dans cette nouvelle vie politique. La vie doit continuer dans la paix et le respect des uns et des autres dans ce nouveau cadre démocratique.

POUR CONCLURE
Trente ans après la signature des Accords de Matignon-Oudinot et 43 ans après le début de notre combat pour l’indépendance en 1975, je voudrais dire les choses suivantes :

Nous, Kanak, nous avons retrouvé notre dignité.

Nous avons retrouvé la plus grande partie de nos terres volées.

Nous avons acquis une grande partie des pouvoirs politiques (avec les compétences transférées) pour les exercer dans les Communes, les Provinces, le Congrès et le Gouvernement.

Nous avons acquis une partie des mines de nickel dans le Nord et nous y avons travaillé pour mettre en place l’usine du Nord avec nos élus.

Dans les années 1970, pour justifier notre combat pour l’indépendance, nous avons souvent parlé de l’absence des Kanak dans tous les domaines de la vie culturelle, sociale, économique et politique du Pays ; de leur présence réduite aux stades sportifs, aux temples et aux églises. Je peux affirmer aujourd’hui qu’après 30 ans de construction, nous sommes maintenant présents dans presque tous les domaines : enseignement, encadrement, culture, administration, économie, justice.

Des progrès extraordinaires ont été réalisés pour nous rendre notre dignité et pour le partage des richesses, des connaissances et des pouvoirs dans notre Pays.

La période d’affrontements de 1984 à 1988 et la période de 30 ans de construction depuis la signature des Accords de Matignon-Oudinot, m’ont permis personnellement de découvrir ceux qui sont en face de moi : le métropolitain et le calédonien.

Pour moi, la poignée de main entre nos deux leaders signifie ceci : Hier et avant-hier, le métropolitain et le calédonien, je les ai considérés comme mes ennemis ; je les ai affrontés jusqu’à la violence et les larmes. Aujourd’hui, j’ai choisi de les considérer comme mes frères. Tous les trois, nous devons enterrer ce qui nous divise, ce qui nous faisait nous affronter les uns aux autres ; nous devons mettre de côté le racisme, les discriminations, le mépris, la domination, l’exploitation et mettre en avant des valeurs qui nous rassemblent et nous font grandir comme le respect, la tolérance, l’humilité, la laïcité, la solidarité, le partage, la fraternité, et le travail.

Notre humanité a beaucoup souffert toutes ces années ; elle a été bouleversée et blessée dans les profondeurs de son être et de son âme.

Construire notre Pays, c’est d’abord suivre et respecter jusqu’au bout la feuille de route définie par nos responsables politiques avec les deux accords.

Construire notre Pays, c’est aussi et surtout, reconstruire son humanité après les grandes souffrances que celle-ci a subies depuis 1853 jusqu’aux évènements. Cette humanité est d’une richesse extraordinaire : je l’ai rencontrée dans les tribus, dans les villages, dans la ville, avec les jeunes au collège, au lycée, au Juvénat Lycéen. Je l’ai côtoyée dans le combat pour les droits de l’homme, à la Ligue et plus largement dans le milieu associatif.

A l’intérieur de moi, circule la vie qui est symbolisée, dans ma culture, par le sang. Ce sang est comme une rivière qui coule et qui a pris sa source très loin dans la nuit des temps ; si elle me traverse aujourd’hui, c’est parce que mes pères, mes grand-pères et mes ancêtres ont été à la hauteur de leurs responsabilités à son égard.

Mon devoir, maintenant, est de la faire grandir et la rendre meilleure pour qu’elle puisse continuer son voyage vers le futur.

Elie Poigoune, Président de la LDH de Nouvelle-Calédonie

 

 

PRÈS DE 68 000 ÉLÈVES FONT LEUR RENTRÉE – Les touristes chinois sont arrivés – Harold Martin dénonce une délinquance politisée – La mission parlementaire conduite par Valls arrive ce soir – Guingamp fait match nul avec Montpellier

68 000 ÉLÈVES FONT LEUR RENTRÉE ce matin, et avec eux, l’ensemble des personnels de l’enseignement et des internats. Ils sont 20 000 en primaire en Province sud, 1750 aux Iles, et en Province nord, des effectifs semblables à ceux de l’an dernier alors que les inscriptions se poursuivent.

LES TOURISTES CHINOIS SONT ARRIVÉS dimanche comme prévu. Par chance, ils ont évité le cyclône Gita. Ils se sont déclarés ravis de découvrir une nouvelle destination. Au total, ce premier charter Aircalin a acheminé 260 visiteurs en provenance de Chine.

HAROLD MARTIN DÉNONCE UNE DÉLINQUANCE POLITISÉE sur RRB, un thème qu’il a constamment développé lors des multiples actes délictueux dont la commune de Paita a été victime.

GUINGAM FAIT MATCH NUL FACE À MONTPELLIER et laisse un sentiment de frustration à l’entraineur Antoine Kombouaré. « Mon équipe s’est arrêtée de jouer en seconde mi-temps », a-t-il estimé. Son équipe, chouchou de noumeaPost, se maintient dans la première partie du tableau à la 10e place.

Clin d’oeil – GITA A AUSSI FAIT DES HEUREUX

Le cyclône Gita est passé, sans faire de dégâts excessifs. A Nouméa, malheureusement, quelques bateaux en ont été victimes.

Mais les amateurs de surf et de sensation en planche à voile ont été à la fête. Avec le fort vent d’ouest, surf à la baie des Citrons, sur des vagues qui ne sont pas celles de Gold Coast. Mais tout de même, pour le fun …

Quant aux véliplanchistes, les plus téméraires se sont élancés du Rocher à la Voile et ont pu goûter à la fois au vent et aux vagues !

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VENDREDI 05H : GITA EST À 500KM DE NOUMÉA

Météo NC
Situation actuelleLe vendredi 16 février 2018 à 05h00 locales, le cyclone tropical GITA, à 958 hPa, était situé par 22.2 Sud 172.3 Est, soit à moins de 500 km à l’est de Nouméa. GITA se déplace vers l’Ouest Sud-Ouest à 20 km/h. Il génère près de son centre des vents estimés à 150 km/h, rafales à 200 km/h. La houle d’est sud-est dépasse déjà 3m sur Maré, l’Ile des Pins et l’extrême Sud-Est.

Evolution prévueGITA suit une trajectoire vers l’Ouest Sud-Ouest, et se rapproche de la Nouvelle Calédonie en maintenant son intensité. GITA devrait se situer à environ 200 km au sud-est de Maré vendredi après-midi puis entre 100 et 150 km au sud-est de l’île des Pins la nuit prochaine. Ce vendredi, la houle d’est sud-est s’amplifie et atteint 4m à 4.50m sur Maré et l’Ile des Pins et à plus de 3m sur Lifou. Lors du passage de GITA au plus prés elle pourra atteindre 5m à 6m sur l’île des Pins. L’évolution de GITA est confirmée. Les vents les plus forts sont attendus vendredi soir avec des rafales de secteur ouest proches de 120 km/h sur l’île des Pins et de 100 km/h sur Maré, l’extrême Sud et jusque sur la région de Nouméa, où les marinas seront particulièrement exposées. De violentes rafales supérieures à 100 km/h sont aussi possibles dans les vallées du sud de la côte Est. Par ailleurs de fortes pluies sont prévues sur l’île des Pins et le sud de la Grande-Terre cet après-midi et la nuit prochaine. L’amélioration avec des vents faiblissant progressivement en s’orientant nord-ouest à nord ne se fera sentir qu’en cours de matinée de samedi. Il est conseillé de se tenir régulièrement informé, car les prévisions peuvent évoluer.

HARLEY NOUVEAUX MODÈLES À LA CONCESSION RÉOUVERTE

Vatea Aline présente la nouvelle Fat Bob

Les amoureux des Harley Davidson peuvent se réjouir : la concession Harley de la Vallée des Colons a non seulement réouvert ses portes, mais présente les nouveaux modèles 2018. Régal.

C’est Vatea Aline qui en est le nouveau patron, en Nouvelle-Calédonie comme en Polynésie, « une ouverture plus tard dans l’année à Tahiti« , précise-t-il. Dans un premier temps, les lieux ont fait peau neuve : nouveau parking goudronné, réaménagement de la devanture et du magasin. Et surtout, les 10 nouveaux modèles 2018 qui viennent compléter 2 motos de la gamme 2017.

Les nouvelles Harley ont été redessinées, les cylindrées revues à la hausse, la suspension modernisée. Ainsi, nouveau look pour le modèle Heritage ou Fat boy. A voir absolument : la Fat Bob qui remplira d’aise les esthètes.

Le look n’est pas tout. La nouvelle motorisation Milwaukee-8 est disponible en version normale et en version sport, avec quelques cm3 supplémentaires. Modernisation également pour le cablage du guidon qui fait place à des commandes électriques.

La nouvelle suspension réglable

« Nous offrons également un service d’occasions, précise Vatea. Nous avons aussi un bel assortiment d’accessoires et de vêtements, et il va être enrichi dans les semaines à venir ».

Quant à la partie technique, Georges et Fred, bien connus des bikers, sont à l’ouvrage. Au total, une bonne nouvelle pour ce début d’année 2018.

CAMBRIOLAGES ET DÉGRADATIONS EN SÉRIE À NOUMÉA – Sénat coutumier : les partisans de Sihaze réagissent – Thierry Santa en visite à l’UNC – Province sud : un nouveau collège à Dumbéa – Gita se rapproche

CAMBRIOLAGES ET DÉGRADATIONS EN SÉRIE – En début de semaine, c’est à la fois le Carrefour Market de Magenta, la station Total de Magenta et une cave à vin au 4e km qui ont été dévalisés. Alcool et cigarettes ont été la cible d’une horde de délinquants. 16 d’entre eux ont été interpelés par la Police. Vont-ils être relachés ?…

RIFIFI DU SÉNAT COUTUMIER – Les défenseurs de Pascal Sihaze réagissent en soulignant que selon eux, l’élection du Président a été effectuée dans les règles. Ils ont indiqué que les coutumiers donneront leur avis sur le processus referendaire.

PROVINCE SUD : LA RENTRÉE SE PRÉPARE – 16 milliards sont consacrés à l’enseignement par la Province sud qui a présenté les nouveautés de 2018. Philippe Michel a indiqué notamment l’ouverture du nouveau collège d’Apogoti, à Dumbéa, un collège numérique ultra moderne, le 21ème.

THIERRY SANTA EN VISITE À L’UNC à l’occasion de la rentrée. Au menu, information, visite du chantier du chantier du Pôle Numérique et Technologique. Il était accompagné de Yoann Lecourieux, premier Vice-président.

LE CYCLÔNE GITA SE RAPPROCHE – Lire notre article.

CONSTITUTIONNELLEMENT, « LE PEUPLE CALÉDONIEN » N’EXISTE PAS DÉCLARE LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DES LOIS AU SÉNAT

A la suite de la déclaration de Pierre Frogier au Sénat, dans le cadre de l’examen du projet de loi modifiant la loi organique pour tenir compte des accords intervenus sur le corps électoral, le Président de la Commission des Lois, Philippe Bas, a tenu à s’exprimer sur « le peuple calédonien ».

LA RÉALITÉ CONSTITUTIONNELLE
Parlant des Calédoniens, il a déclaré : « ils sont citoyens de Nouvelle-Calédonie, ils sont citoyens français, ils sont citoyens européens. Et de la même manière que nous pouvons, tous, être citoyens français et citoyens européens sans qu’existe un peuple européen, et personne ne conteste qu’il n’existe pas de peuple européen, aujourd’hui, quand nous sommes citoyens de Nouvelle-Calédonie, nous ne sommes pas membres d’un peuple calédonien. Je le dis, non pas pour prendre une position politique, mais pour expliquer ce qu’est la réalité du droit constitutionnel ».

ENARQUE, CONSEILLER D’ÉTAT, ANCIEN MINISTRE
Secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac et ministre dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007 (ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, puis ministre de la Santé et des Solidarités), il est sénateur de la Manche depuis septembre 2011 et président du conseil départemental de la Manche depuis janvier 2016.

Il est président de la Commission des Lois du Sénat depuis le 1er octobre 2014

Enarque, Philippe Bas était entré au Conseil d’Etat en 1984. Il est Conseiller d’Etat depuis 1999.

GITA SE RAPPROCHE DU TERRITOIRE ET PASSERAIT À 120KM AU SUD DE L’ILE DES PINS

Situation actuelle : Le mercredi 14 février 2018 à 23h00 locales, le cyclone tropical intense GITA, à 945 hPa, était situé par 21.5 Sud 176.0 Est, soit à 1000 km à l’est de Nouméa. GITA se déplace vers l’Ouest Sud-Ouest à 15 km/h. Il génère près de son centre des vents estimés à 170 km/h, rafales à 230 km/h.

Evolution prévue : GITA suit une trajectoire vers l’Ouest et se rapproche de la Nouvelle Calédonie en gardant son intensité pendant les prochaines 24 heures, avant de commencer à faiblir lentement. GITA pourrait se situer à 350 km de Maré vendredi matin. GITA constitue une menace pour une large moitié Sud du Pays entre vendredi soir et samedi matin. La trajectoire la plus probable le fait passer à environ 120 km au sud-est de l’Ile-des-Pins dans la soirée de vendredi 16. A partir de vendredi, des vents violents, des pluies marquées et une houle très forte d’est sont attendus sur le sud du territoire. Il est conseillé de se tenir régulièrement informé, car les prévisions peuvent évoluer. (Météo NC)

AU SÉNAT, PIERRE FROGIER DEMANDE SOLENNELLEMENT UN ENGAGEMENT DE L’ÉTAT ET DE LA CLARTÉ SUR LE RÉFÉRENDUM

 

C’est une déclaration solennelle et ferme que le Sénateur calédonien a prononcée hier lors de l’examen du projet de modification de la loi organique relative au corps électoral par la Haute Assemblée. Prenant d’abord acte de la prise en compte par le gouvernement des demandes formulées par la Nouvelle-Calédonie sur la composition de la liste référendaire et sur l’encadrement des procurations, il a ensuite mis en garde l’Etat.

PAS DE PEUPLE CALÉDONIEN
Rappelant l’usage du terme « peuple calédonien » par le Premier ministre lors de sa visite sur le territoire, il a dénoncé une forme d’ambiguïté : « Ça ne peut être une maladresse, a-t-il affirmé, cela marque une orientation. Inscrire d’ores et déjà la Nouvelle-Calédonie en marge de l’ensemble français. Donner des gages aux indépendantistes que l’on sait pourtant minoritaires parmi les citoyens calédoniens. C’est la poursuite de l’ambigüité à laquelle nous ont déjà habitués les gouvernements de François Hollande« .

SORTIR DE L’AMBIGÜITÉ
Pierre Frogier, estimant que « l’ambigüité est partout dans la manière dont l’Etat aborde cette consultation« , a demandé à l’Etat de s’engager sur le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République. « Est-ce si difficile pour l’Etat de dire son attachement à une Calédonie dans la France ?« .

S’adressant à la ministre des Outre-mer, le Sénateur a demandé « solennellement, devant la représentation nationale, de préciser le cadre politique des groupes de travail animés par le représentant de l’Etat en Nouvelle-Calédonie : préparons-nous aussi l’indépendance ou une solution qui s’y apparenterait ?« 

« Toute l’histoire du parti politique que je préside, toute mon histoire personnelle, c’est de permettre à la Calédonie de rester française« , a rappelé Pierre Frogier qui a conclu en affirmant qu’il s’engagerait « de toutes ses forces » s’il s’agit « de préparer notre avenir dans la France, comme c’est la responsabilité première de l’Etat« , mais qu’il « combattrait résolument » le gouvernement « s’il s’agit de préparer l’hypothèse d’une indépendance ou d’une indépendance association« .

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