EN CALÉDONIE, LES PRIX ONT LA BANANE ! Entre 600 et 750f le kilo … contre 225f en métropole

1,89 € = 225 FCFP

Bien sûr, il ne s’agit pas de mettre en cause les producteurs. Juste, de manière générale, notre modèle économique. Le prix de la banane, en Calédonie, et notamment à Nouméa, a de quoi susciter une profonde -mais vraiment bien profonde- réflexion. Cherté.

Pensez donc. Au fin fond de la métropole, le consommateur se voit offrir des bananes au supermarché. Après quel circuit ?

En métropole, il n’y a pas beaucoup de bananeraies. Ou alors, ça se saurait.

Les bananes sont donc importées.

Prenez le cas de celles qui sont en photo. Elles sont produites au Costa Rica, sont embarquées à bord d’un bateau, acheminées à travers l’Atlantique, débarquées dans un port français, soumises à des droits de douane, chargées pour être transportées dans toutes les villes de France, taxées de TVA et commercialisées dans des supermarchés ou des hyper. Résultat pour le consommateur : 225f le kilo.

En Calédonie, elles sont produites localement. Pas de transport, pas de transbordement, pas de droits de douanes, une TGC « adaptée ». Résultat : 600f le kilo pour la William au Marché, 850f pour les bananes poingo …

Presque 3 à 4 fois plus cher qu’en métropole, en production locale.

De combien ces prix vont baisser grâce au miracle de la TGC et du contrôle des marges et des prix ? 10, 15% ?

Patience, attendons pour voir.

Pour voir si finalement, les consommateurs ne vont pas se faire bananer !

La Calédonie à la croisée des chemins en matière de modèle économique

Les derniers soubresauts relatifs à la mise en œuvre de la TGC accompagnée d’un texte sur le contrôle des marges et des prix « pour éviter l’inflation » et même générer « une baisse des prix de 10 à 15% » dans certains secteurs ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Conséquences.

QU’EST-CE QUE LA MARGE ?
La marge, pour une entreprise, n’est pas son bénéfice. La marge dégagée sur son chiffre d’affaires lui permet de payer ses charges, et le « bonus » constitue à la fois une réserve pour ses aléas, ses investissements futurs, ainsi que ses bénéfices à distribuer.

Lorsque la marge ne permet pas de payer au moins les charges, pas de bénéfices, et l’entreprise entre « dans le rouge ».

C’est toute la philosophie économique qui sépare, en matière de contrôle des marges, Calédonie Ensemble et les indépendantistes des autres partis politiques loyalistes, et surtout, ce qui est nouveau, des partenaires sociaux. Il faut y ajouter un nouvel acteur, indépendant et jugé compétent au fil de ses premières analyses : l’Autorité locale de la Concurrence.

BAISSE DES PRIX ET EMPLOIS
Calédonie Ensemble, dans cette affaire joue gros. Que quelques prix baissent « à la marge », si l’on peut dire, mais que des emplois soient fracassés, et ce sera, pour le parti, une catastrophe d’autant plus préjudiciable qu’elle interviendrait en pleine campagne électorale provinciale.

Or, une baisse générale des prix est exclue. Ou alors, il faudrait, à la fois, mettre l’ensemble des entreprises importatrices dans le rouge, l’ensemble des producteurs locaux sous le régime d’une imposition des prix à la baisse, et l’ensemble des entreprises de distribution en grande difficulté financière ! Inenvisageable.

Alors dans le paysage économique des semaines à venir, les consommateurs vont scruter les prix, pour voir lesquels vont effectivement baisser.

Quand aux partenaires sociaux et aux acteurs économiques, ils feront les comptes pour savoir si l’emploi est maintenu, ou altéré.

TRÉSORERIE DES ENTREPRISES
En cette fin d’année, les entreprises, en tout cas, ne sont pas au bout de leurs difficultés. Le remboursement de leurs stocks d’avant TGC leur ouvrira, dans certaines conditions, un crédit d’impôt. Elles n’auront, de ce fait, aucune rentrée de trésorerie immédiate.

En revanche, elles devront financer les stocks de fin d’année ainsi que le paiement de la nouvelle taxe.

Leur trésorerie sera-t-elle suffisante, d’autant que les « gels » décidés impactera leurs marges ?

Autre question : les banques, en mal de collecte locale de fonds comme de refinancement par leurs établissements-mères, vont-elles accorder des facilités de trésorerie aux entreprises ou confirmer leur frilosité ?

Le résultat global de tout cela ne devrait pas tarder à être connu.

L’enjeu économique fusionnera avec l’enjeu politique de mai 2019. Un certain renouvellement des provinces et du Congrès, et pour tout dire, du pouvoir …

COMME UNE LENTE MISE À MORT DE LA SLN …

La SLN approche-t-elle inexorablement de la fermeture d’un de ses deux fours de Doniambo, marquant le recul annonciateur de la disparition de l’usine séculaire ? On le saura probablement après le referendum.

Voila une entreprise calédonienne, pionnier métallurgique du territoire, en grande difficulté financière depuis plusieurs années, victime d’agressions à l’exploitation, après des incendies répétés de ses installations à Kouaoua, qui est aujourd’hui la proie … de « jeunes barragistes » du lieu, appuyés par un syndicat qui décrète une grève générale pour les soutenir !

Au siège d’Eramet, les dirigeants et les actionnaires doivent se pincer pour réaliser qu’ils ne rêvent pas …

EN DANGER DE MORT
La SLN, en danger de mort, est sous perfusion depuis 3 ans. Déficitaire, en rupture de trésorerie, elle n’a du son salut qu’à un prêt de quelques 60 milliards de francs CFP, pourvu partie par la maison mère, Eramet, et par l’Etat sous l’impulsion de Manuel Valls, alors Premier ministre.

Les actionnaires calédoniens, quant à eux, se sont abstenus de mettre la main à la poche …

DES PERTES TOUJOURS COLOSSALES
Au fil des efforts pour réduire le « cash cost » de l’usine, et redonner à la SLN de la compétitivité face à ses concurrents qui lui passent devant le nez dans ce domaine, la société continue de perdre des sommes colossales chaque mois.

Ces efforts, compte tenu de la parité du dollar, et du renchérissement des prix énergétiques, ne suffisent toujours pas à rétablir la profitabilité de l’entreprise.

TRÉSORERIE ASSÉCHÉE EN 2019
Or la SLN doit faire face à deux immenses difficultés :
– la mine de Méa, à Kouaoua, a rendu tout son minerai, et l’exploitation de Népoui est déficitaire. Comment compenser ces difficultés ?
– la lente érosion de la trésorerie issue du prêt conduira à l’assèchement des disponibilités vers le second semestre 2019.

Eramet a fait savoir qu’elle ne renflouerait pas davantage la SLN. Déjà, une partie de l’approvisionnement de l’usine de Sandouville vient d’Europe du nord.

LES FOURS ONT BESOIN DE MINERAI
Quant à l’approvisionnement de Doniambo en minerai, le blocage et les retards accumulés de Kouaoua, la situation de Népoui, ne vont-ils pas conduire, peut être, – et les Calédoniens doivent prier le ciel pour que ne soit pas le cas -, à la mise en sommeil d’un four à l’usine ?

En tout cas, ce n’est sûrement pas en bloquant ses installations que les affaires s’arrangeront !

VALEUR AJOUTÉE ?
La question que les Calédoniens devraient se poser est celle-ci : pour Eramet, la SLN est-elle aujourd’hui une valeur ajoutée ou une source de problèmes ?

Réponse, peut être, après le referendum, et « le jour d’après » risque d’être sombre.

VIE CHÈRE : UN DOSSIER QUI « PATINE » DEPUIS DES ANNÉES !

 

La lutte contre la vie chère, c’est l’une des arlésiennes calédoniennes. Une espèce d’incantation, de grandes déclarations, des mesures inefficaces, et au total, un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Dans ce domaine, la Nouvelle-Calédonie ne montre guère l’exemple, provoquant elle-même des hausses, et prônant des mesures dont la pertinence n’est pas avérée. Au total, un échec sur la méthode, qui sera illustrée, dans les semaines à venir, par une série de réflexions dans notre dossier « Vie Chère ».

DANS LA RUE … EN 2013
Après quelques mesures censées rendre la vie des consommateurs calédoniens moins chère, une grande manifestation avait réuni plusieurs milliers de personnes en mai 2013. « Nous vivons dans une société à deux vitesses, qui ne peut changer qu’avec une réforme globale de l’économie et de la fiscalité », avait déclaré Joao d’Almeida au nom de la Fédération des Fonctionnaires.

S’en étaient suivi plusieurs initiatives censées apporter une réponse à cette forte attente des calédoniens. Une commission spécialisée au Congrès, une intersyndicale, une conférence permanente au sein d’un groupe dénommé « agenda partagé », plusieurs déclarations politiques,

Tous les gouvernements se sont prononcés sur cette question depuis une demi-décennie. L’instauration de la TGC, dernière initiative fiscale en cours, a été présentée comme étant « le » moyen de faire baisser les coûts.

AUCUN RÉSULTAT
Mais pour l’instant, rien n’y fait.

Pire : l’augmentation de la pression fiscale directe et indirecte par la puissance publique a surenchéri les coûts.

Élément nouveau dans ce paysage, cependant : la toute nouvelle Autorité de la Concurrence calédonienne. Dans la droite ligne des analyses de l’Autorité nationale de la concurrence, elle a déjà délivré des analyses frappées, à la fois, de l’expérience économique, et du bon sens.

Au delà de la polémique qui va enfler avec la proximité des élections provinciales prochaines, plusieurs constats objectifs s’imposent.

D’abord, globalement, les prix n’ont pas baissé. Bien au contraire !

Ensuite, au fil des années, aucune stratégie, déclinée en actions, en méthode, en objectifs plus précis n’a vu le jour.

Enfin, la récession économique et les difficultés budgétaires qui frappent la Nouvelle-Calédonie va rendre encore plus prégnante ce sujet qui touche au quotidien des Calédoniens, classes populaires comme classes moyennes. Les consommateurs calédoniens sont-ils condamnés à tout payer de plus en plus cher, sans que l’augmentation de leur pouvoir d’achat ne vienne compenser cette augmentation permanente ?

 

RÉFORME DE LA SANTÉ : MARCHE ARRIÈRE TOUTE. VITESSE OU PRÉCIPITATION ?

Plan Do Kamo dont les inspecteurs de l’Igas notaient qu’il consistait surtout en de bonnes intentions, rapport des inspecteurs de l’Inspection Générale des Affaires Sociales qui propose, pour la première fois en Calédonie, une vraie réforme en profondeur du pilotage et de la gouvernance en matière de santé et de protection sociale, un Ruamm au bord du gouffre, tout cela incite les autorités à agir rapidement. Le gouvernement a présenté aux instances officielles un « rapport cadre ». Visiblement, avec un déficit de concertation. Couac.

ABSENCE DE CONCERTATION AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX
Après que le Cese ait été informé du retrait du fameux projet de délibération sur lequel il devait donner un avis, c’était hier, au Congrès réuni en commission plénière, de décider le report de l’examen du texte. Motif : les organisations syndicales de salariés, réunis en une intersyndicale, ainsi que le Medef se sont émus d’une absence préalable de concertation.

A dire vrai, ils sont en effet directement concernés puisqu’une grande partie de la réforme proposée par l’Igas vise la gouvernance et le pilotage de la Cafat. Or, la caisse primaire de couverture sociale et de santé est gérée paritairement par les partenaires sociaux. Ceux-ci ont réclamé, à juste titre, une concertation préalable.

MARCHE ARRIÈRE TOUTE
Devant cette évidence, le gouvernement a fait marche arrière. Le Congrès, pour sa part, a abondé dans le sens des partenaires sociaux.

On voit bien que la question de la gouvernance et du pilotage de la santé est à la fois une question vitale, à fois pour la santé des Calédoniens, pour les finances publiques, et pour les entreprises. Or, le gouvernement, il y a quelques semaines, souhaitait qu’une commission spéciale donne rapidement son avis sur un catalogue de mesures présenté par l’Exécutif, démarche jugée quelque peu « courte », notamment par Thierry Santa, l’actuel président du Congrès.

YANNO EN CHARGE DE LA MAÎTRISE DES COÛTS DE LA SANTÉ … IL Y A 20 ANS
Ironie du sort, c’est probablement Gael Yanno qui présidera les prochaines commissions plénières du Congrès sur le sujet. Or, au début des années 90, et alors qu’il était jeune élu provincial du RPCR, il avait été chargé par Jacques Lafleur de proposer des dispositions pour mieux juguler les dérives des coûts de la santé.

A l’actif de l’ancien député, de vraies mesures avaient été prises, suscitant l’ire de l’ensemble des professions de santé. Et accessoirement, disent certains, la rupture d’alors entre le RPCR et Didier Leroux.

Le débat va donc se poursuivre, en concertation. Le gouvernement et le Congrès ont cependant des échéances à passer : celles des régimes sociaux, et en particulier, la rupture prochaine de trésorerie du Ruamm, et le règlement de la dette abyssale de ce régime. Les gouvernants vont-ils, provinces et territoire confondus, profiter du budget supplémentaire pour agir solidairement ?

« … ACCÈDE À LA PLEINE SOUVERAINETÉ ET DEVIENNE INDÉPENDANTE », LA QUESTION DU REFERENDUM

Finalement, une proposition du Premier ministre pour la question qui sera posée aux Calédoniens lors du referendum du 4 novembre a fait plutôt consensus.

« J’ai proposé aux membres du Comité que la question soit la suivante : voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante, a déclaré Edouard Philippe.

« Cette formulation a vocation a être soumise au Conseil d’Etat dans le cadre de l’examen du projet de décret convoquant les électeurs. Cette formulation a un sens politique profond. Elle permet à chaque force politique de se positionner clairement. » 

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …

120 000 ? LES VRAIS CHIFFRES DU TOURISME : 106 000 ! Sans Wallis, Vanuatu …

« Nouveau record avec 120.000 touristes », affiche l’Isee en publiant le compte des arrivées de « touristes » en 2017. A l’évidence, il s’agit des « entrées de visiteurs non-résidents » en Nouvelle-Calédonie. En effet, dans ce classement figurent par exemple les visiteurs en provenance de Wallis et Futuna. Des « touristes » tout de même particuliers … Décryptage.

« RAPPORT TOURISTIQUE » TRÈS FAIBLE, VOIRE NUL (PDTCNC)
Il est fort instructif, d’observer ces chiffres de l’Isee dans le détail. Une observation que recommandait déjà le fameux -et infortuné- PDTCNC en 2006, bible du développement touristique de 2006 à 2016 : « Près de 10 000 visiteurs, notait le rapport à cette époque, sont des « affinitaires voisins » (6 000 de Wallis, 3 750 de Polynésie) dont le « rapport touristique » est très faible, voire nul« . Si les chiffres ont évolué, les temps n’ont guère changé, et les chiffres continuent d’être agglomérés de la même manière.

Sur le « record » de 120 000 touristes déclarés l’an passé, le cumul des marchés réputés touristiques – France métropolitaine, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud- se situe en réalité à 106 436 touristes.

Quant aux visiteurs en provenance de Wallis et Futuna, de Polynésie et du Vanuatu, leur nombre de monte à … 14 179.

Pour les « records », les vrais, ils ne concernent ni la clientèle australienne (25 762 Australiens en 1984), ni la clientèle néo-zélandaise (10 373 Néo-Zélandais en 1990), et encore moins la clientèle japonaise (35 420 Japonais en 1998).

FRÉQUENTATION HÔTELIÈRE : 67 073 TOURISTES DANS LES HÔTELS
Un indicateur intéressant est celui de la fréquentation hôtelière, véritable baromètre du tourisme.

En matière de développement touristique, les piliers sont les hôtels, d’une part, et la desserte aérienne, d’autre part.

Combien de touristes -ceux que le PDTCNC dénommait « touristes d’agrément »- séjournent dans les hôtels ?

Pour l’année « record » 2017, ce sont … 67 073 touristes d’agrément qui ont été recensés par l’Isee dans ses comptes. Mais ses commentaires se gardent bien de mettre ce chiffre en relief.

Cela explique pourquoi, en dépit des chiffres claironnés depuis 10 ans, les hôteliers appellent à l’aide, à l’exception, peut être, du groupe « public » de la SHN dont les pertes sont couvertes par le Casino, et le cas échéant par la société financière de la Province sud. Quant aux autres, ceux qui relèvent du secteur privé, encore faut-il préciser qu’ils doivent une bonne part de leur occupation à la fermeture de plusieurs centaines de chambres depuis 2006 : celles du Surf, celles du Ramada, et une cinquantaine de clés au Méridien.

UN DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE EN PANNE DEPUIS 15 ANS
Au total, si objectivement, les chiffres d’arrivées de « touristes d’agrément » en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande sont en hausse légère, ceux du Japon stagnent aux alentours de 20 000 visiteurs, soit … 15 000 de moins qu’il y a 20 ans !

Pourtant, le PDTCNC avait forgé de formidables espoirs dans l’esprit des professionnels dont certains, en 2006, ne cachaient pas leur enthousiasme. On avait même demandé au ministre du Tourisme de l’hexagone, Léon Bertrand, qui depuis a connu quelques démêlées avec la Justice, de venir présider les « Assises » !

10 ans après, au terme de la période prise en compte par le Plan de Développement, les résultats sonnent comme un échec cuisant :

  • objectif 2006, 230 000 touristes d’agrément à l’échéance 2016, résultat 2017 : 67 000 touristes d’agrément si l’on exclut les « affinitaires »,
  • objectif 2006, construction de 2400 chambres nouvelles d’hôtels, à l’échéance 2016, résultat 2017, 250 chambres à Déva mais fermeture du Surf, d’une partie du Ramada et de chambres au Méridien, les chambres nouvelles résultant essentiellement de rénovations d’établissements,
  • objectif 2006, création de 3000 emplois nouveaux à l’échéance 2016, résultats 2017, …

Constat : entre la communication et la réalité, la différence est « kolossale » …

LES ASSURANCES VONT « RECOMMANDER » DE NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ

Depuis plusieurs années, la Nouvelle-Calédonie coûte de plus en plus cher aux assurances … qui répercutent naturellement ces coûts sur les contrats. Plus grave, certaines compagnies peuvent se poser la question de leur maintien sur le territoire.

Devant la hausse vertigineuse des cambriolages et vols en tout genre, et plus particulièrement, ceux des locaux commerciaux, des « recommandations » visant à renforcer les équipements de sécurité vont être dispensées.

Il s’agira, par exemple, de remplacer les rideaux en aluminium par des rideaux en acier, assortis de fixations renforcées. Ou encore de systématiser les installations « anti-voitures-bêliers ».

Certaines assurances, en métropole, refusent d’assurer des clients jugés trop à risque. Arme ultime contre d’éventuelles intrusions : le nuage aveuglant à bas de glycol qui empêche l’intrus de se déplacer autrement qu’à tâtons, laissant le loisir aux forces de l’ordre de l’interpeler en flagrant délit.

SMSP : SIGNATURE D’UN ACCORD POUR UNE USINE EN CHINE – Viol à Chaleix – « Comprendre les referendum 2018-2022 », un essai de l’historien Angleviel – Le Medef aura un Président – Nouveau clocher à l’église de Vao – Le Bulletin de la SEHNC est paru

NICKEL : ACCORD ENTRE LA SMSP ET UN FONDEUR CHINOIS – Selon Les Nouvelles Calédoniennes, un « Memorandum of agreement » vient d’être signé entre la SMSP et l’industriel chinois Yangzhou Yichuan Nickel Industry Co Ltd. Objectif de cet accord : en engagement de fourniture de minerai de basse teneur à hauteur de 600.000 tonnes avec, en contrepartie, une prise de participation majoritaire (51%) dans cette usine.

Le minerai serait fourni par NMC, structure mixte Pasco/SMSP (450.000 tonnes) et par les mineurs indépendants (150.000 tonnes). Il se substituerait aux approvisionnements en provenance d’Indonésie et des Philippines. La production est vendue à une filiale de Posco.

Cette deuxième opération consiste donc à raffiner le minerai calédonien à l’extérieur du territoire, le privant d’une partie essentielle de la valeur ajoutée. Plusieurs questions sont ainsi posées sur la fameuse stratégie nickel.

COMPRENDRE LES REFERENDUM 2018-2022, c’est le titre d’un essai publié par l’historien Frédéric Angleviel.

LES FEMMES DE CANALA EN COLÈRE et il y a de quoi. Elles manifestent pour protester et sensibiliser la population sur un viol qui s’est produit récemment. La victime, souffrant de graves lésions, est maintenue en coma artificiel.

VIOL À LA BASE CHALEIX – Il se serait produit dans un logement de la base militaire au cours d’une soirée arrosée. Le marin mis en cause a été placé en détention au camp Est.

SENSIBILISATION À LA SÉCURITÉ AU MONT DORE avec des visites de commerces et des conseils pour améliorer la sécurité.

LA CCI VEUT LIMITER L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE L’AÉROPORT DE TONTOUTA par 4 projets éco-responsables pour 2018, parmi lesquels, co-voiturage des personnels, traitement des déchets ou développement des énergies renouvelables avec l’équipement des parkings avec des ombrières photovoltaïques.

LE MEDEF ÉLIT SON PRÉSIDENT ce matin, conformément à ses statuts. Ce président se substituera au fonctionnement avec plusieurs co-présidents en vigueur depuis plusieurs années.

UN NOUVEAU CLOCHER À L’ÉGLISE DE L’ÎLE DES PINS a été inauguré hier grâce à une aide complémentaire consentie par la Province sud qui était représentée par Marie-Françoise Hmeun.

LES BAUX RURAUX promus auprès des promoteurs privés, 23 baux ont déjà été signés.

LE DERNIER BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES HISTORIQUES vient de paraître. Des « bulletins » très riches en information et que chaque Calédonien devrait se procurer. Dans cette dernière édition, l’illustre famille Freycinet, une épopée extraordinaire. Disponible en librairie ou au siège de la SEHNC, rue de Salonique.

REFERENDUM : LE RASSEMBLEMENT-LR PROPOSE « UNE QUESTION CLAIRE »

Au cours du Comité Directeur tenu hier soir par le Rassemblement-LR,  c’est évidemment le referendum qui a été au coeur des discussions. Pierre Frogier a confirmé le refus des termes de l’exposé des motifs qui figurait dans la délibération fixant au 4 novembre le scrutin d’autodétermination.

LE RÉSULTAT LE PLUS SIGNIFICATIF POSSIBLE EN FAVEUR DE LA FRANCE
Après avoir regretté que depuis 2010, sa proposition de préparer une solution commune n’ait trouvé aucun écho, et notamment de la part de l’Etat, il a indiqué que son mouvement devait à présent se soumettre à un inévitable referendum « binaire ». Dans cette perspective, il a demandé à ses responsables d’entamer une campagne, sur le terrain, pour que le résultat du referendum soit le plus significatif possible en faveur de la France, et que se pose alors la question de la pertinence des deux autres consultations prévues.

INDÉPENDANCE OU MAINTIEN DANS LA FRANCE
Quant à la question, c’est le Président du Congrès, Thierry Santa, qui en a fait la proposition au comité directeur du Rassemblement-LR. Le principe, pour que l’interrogation et les réponses soit claires, c’est que la question comme les réponses exposent explicitement les enjeux : indépendance d’une part, maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France d’autre part.

Le Rassemblement-LR considère en effet que le terme de « souveraineté pleine et entière » soit interprétée et comprise de manière ambigue. C’est donc l’indépendance ou le maintien dans la France qui seront les termes défendus au prochain comité des Signataires, avec un réponse possible sans ambiguité, du type : soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à l’indépendance », soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France ».

ANCIEN HAUT FONCTIONNAIRE EN CALÉDONIE, HUGUES MALECKI CONDAMNÉ À 2 ANS DE PRISON

Epilogue navrant pour une sordide affaire de tableau volé au mobilier national puis revendu : l’ex-sous-préfet, Hugues Malecki, vient de se voir infliger une peine de 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 20 millions CFP et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.

Selon le Figaro,  » Les faits remontent aux années 2006-2007 lorsque Hugues Malecki était encore sous-préfet de Brioude. Un beau jour, ce passionné de peinture remarque, dans l’un des salons de la sous-préfecture, une huile sur toile baptisée Dahlias. Signée de l’artiste russe naturalisée française Natalia Sergeevna Goncharova (1881-1962), cette œuvre représente un immense bouquet de fleurs, débordant d’un vase.

Interrogé par les enquêteurs, le haut fonctionnaire assure qu’il a d’abord voulu faire restaurer cette toile, datant des années 1940. Puis il a finalement opté pour une copie effectuée par un professionnel, une opération moins onéreuse et légale si les dimensions diffèrent de l’original. L’accusé explique que, par la suite, il pensait que le tableau original avait été remisé dans les combles de la sous-préfecture. Selon lui, ce n’est que cinq ans après son départ de Brioude qu’il serait retombé dessus dans son garde-meubles, empaqueté «par inadvertance» avec d’autres œuvres par les déménageurs. Il s’en serait alors séparé dans la précipitation, sans réfléchir« .

C’est donc un faux qui est exposé à la sous-préfecture, et en 2014, le pot aux roses est découvert. Les enquêteurs établissent que la toile avait été vendue 1,5 million FCFP à un collectionneur qui l’a revendue … 15 millions un an plus tard à Londres lors d’une vente aux enchères de Sotheby’s.

Ce docteur en médecine vétérinaire, puis sous-préfet, avait été en poste en Nouvelle-Calédonie.

TOPGOLF : NOUVELLE ATTRACTION À GOLD COAST À 3 MILLIARDS CFP

Situé entre Movie World et Outback Spectacular, pratiquement face à DreamWorld, TopGolf Gold Coast viendra s’ajouter aux grandes attractions offertes à Gold Coast. Qu’est-ce que TopGolf ? Explications.

Topgolf est né en 2000, inventé par deux frères anglais qui voulaient apporter plus d’attrait au practice traditionnel. Le jeu consiste à toucher des cibles sur le practice (voir illustration), ce qui permet de marquer des points, source de compétition « fun » dans un cadre hyper relax.

COMPÈTE ET BON MOMENT ENTRE AMIS
La différence de Topgolf avec un practice classique, c’est que les balles contiennent une petite puce qui vous identifie et qui vous permettront donc de marquer des points dans différents modes de jeu selon votre précision sur le range, un peu comme au bowling. Vous l’avez compris, Topgolf apporte du « fun » au practice!

Mais cela ne s’arrête pas là: musique à fond, canapés, bar derrière les tapis, à boire et à manger … Ici on est pas là seulement pour jouer mais aussi pour passer un bon moment entre amis. Est mis à disposition également un écran individuel par tapis, indiquant votre nom et vous permettant de suivre vos performances.

LES CIBLES
Les cibles, elles, sont de couleurs différentes et composées de plusieurs « anneaux » et d’un drapeau au milieu. Elles sont statiques et situées à:

  • 25 yards (rouge)
  • 50 yards (jaune)
  • 90 yards (vert)
  • 125 yards (marron)
  • 150 yards (bleu)
  • 175 yards (rose)
  • 200 yards (noir)

2 MILLIARDS 800 MILLIONS
Le plus emblématique des TopGolf se trouve certainement à Las Vegas. Avec les nouvelles ouvertures prévues, Topgolf se rapproche des 50 installations sur le sol américain. A ce jour, en dehors des USA, il en existe seulement 3 en Angleterre mais 5 sont annoncés entre l’Australie, le Canada, le Mexique et les Emirats Arabes Unis.

Les travaux de construction à Gold Coast – Photo site ParkZ

Celui de Gold Coast, le premier en Australie, ouvrira en milieu d’année. Investissement : 35 millions de dollars australiens, soit environ 2 milliards 800 millions CFP.

Et tout ça, sans « Assises du Tourisme » …

REFERENDUM : 4 NOVEMBRE – L’EXPOSÉ DES MOTIFS FAIT POLÉMIQUE

C’est finalement par 38 voix contre 14 que la délibération fixant la date du scrutin d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie au 4 novembre prochain a été adoptée. Originalité du vote : tous les élus sont d’accord sur la date, mais les loyalistes sont divisés sur l’exposé des motifs. Polémique

Ce n’est pas une surprise, puisque le texte en question avait déjà provoqué l’explosion de la structure de concertation créée par le Premier ministre il y a quelques semaines, le fameux G10.

ACCORD SUR LA DATE, DÉSACCORD SUR L’EXPOSÉ DES MOTIFS
Le Congrès était donc saisi d’une proposition de délibération signée par l’Union Calédonienne-Front de Libération Kanak et Socialiste, l’Union Nationale pour l’Indépendance, groupe du Parti de Libération Kanak, et par Calédonie Ensemble. Au coeur de la contestation menée par les autres partis loyalistes, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République, les Républicains Calédoniens et le Mouvement Populaire Calédonien, l’orientation de l’exposé des motifs selon eux, « sans rapport avec la date du referendum », « déséquilibré en faveur de la période sombre de la décolonisation », voire « obsolète et décalé ».

NATIONALISTES ET LOYALISTES
Pendant le débat, la défense de l’exposé des motifs et sa contestation ont opposé les 6 partis. Pour les uns, il s’agit simplement de replacer le referendum dans son contexte, et dans celui de l’Accord de Nouméa. Impossible, dans ces conditions, de passer sous silence le passé de la Nouvelle-Calédonie et ses portions d’histoire douloureuse.

Pour les autres, le texte est « passéiste » et ne projette pas sur l’avenir, alors que depuis la signature des Accords, la Calédonie s’est décolonisée. Sur le terrain purement politique, une accusation a fusé : il s’agit d’une fracture entre « nationalistes » et « loyalistes ».

Accessoirement, la « plate-forme », justement créée pour que les loyalistes ne parlent que d’une seule voix dans la perspective du referendum, s’est divisée en deux camps.

L’essentiel, pourtant, demeure : tout le monde est d’accord sur la date. Et personne, pour l’instant, n’a décidé de « boycotter » le fameux scrutin …

DES TRIBUS DÉCIDENT LE COUVRE FEU POUR LES JEUNES

Pour décider un couvre-feu excluant toute divagation de jeunes le soir, des tribus de la côte Est n’ont pas attendu de longs débats dans les assemblées : elles l’ont décidé pour elles-mêmes.

Excédées par les exactions de certains jeunes, et en accord avec les autorités coutumières et municipales, deux tribus au moins de la côte Est ont résolu ce problème à leur manière. En décidant que tout le monde devait rester chez soi à partir de la soirée.

« On voit les mamans le soir aller chercher les enfants s’ils ne sont pas rentrés« , déclare l’un des responsables.

D’autres moyens commencent à être mis en oeuvre contre les jeunes voyous. La chronique a récemment été défrayée par cet adulte qui a tiré sur une voiture volée effectuant un rodeo à Nakéty. D’autres actions, un peu moins violentes, se seraient déroulées en d’autres lieu. Un peu moins violentes, mais, paraît-il, très efficaces.

SÉCURITÉ : 2 ANS DE PRISON ET 15 MILLIONS POUR VANDALISME … SUR UN ARBRE ! Mais c’est en Nouvelle-Zélande …

La Nouvelle-Zélande est probablement un des pays les plus citoyens de la planète. Pour tous les visiteurs, un voyage au pays des kiwis est AUSSI une leçon de civisme.

Mais leur système n’est pas fait que de prévention béate. Témoin, cet avis publié suite à la vandalisation d’un arbre planté dans la ville de Queenstown, dans l’île du sud, commémorant le sacrifice des soldats néo-zélandais tombés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Les peines encourues pas les délinquants sont de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 millions FCFP s’il s’agit d’un « body corporate ».

Un appel au renseignement civique sur ce qui est qualifié de « criminal offense » a été lancé, ce qui correspond, chez nous, à « un appel à témoin ».

Pour tout visiteur de la Nouvelle-Zélande, le degré de criminalité et l’état des villes, des villages, des panneaux de signalisation sur les routes ainsi que de tous les lieux publics montrent l’efficacité de l’approche kiwi pour la lutte contre la délinquance.

Une méthode à l’évidence plus efficace que les Plans de Lutte, les Plans Marshall, les CLSPD et autres les Grandes Causes.

SÉCURITÉ À NOUMÉA : CAMÉRAS, TAGS, RÉSORPTION DES SQUATS, SDF, ALCOOL, NAKAMALS, STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE PROPOSÉE PAR GABY BRIAULT

Parmi les rares interventions, mardi soir, lors du débat d’orientation budgétaire : celle du conseiller Gaby Briault qui propose une nouvelle stratégie Sécurité en 24 actions dans la ville de Nouméa. « Les Nouméens n’en peuvent plus, nos devons agir tous ensemble », plaide l’élu. Ses propositions : 15 actions municipales, l’implication de la Nouvelle-Calédonie, de la province, du Sénat coutumier, de l’Etat et des administrés, une stratégie d’une ampleur inédite pour ramener « la tranquillité » à Nouméa en 5 ans. Priorités.

STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE
« Ils ne savaient pas que c’était impossible. Alors ils l’ont fait » a déclaré l’élu en exhortant ses collègues à se mobiliser pendant plusieurs années pour que les Nouméens se sentent à nouveau en sécurité. Il donne acte à la ville des avancées effectuées, sur les caméras qui vont passer à 86 pour 45 an début de mandat, sur de nouveaux éclairages en lumière blanche, sur le lancement de l’opération « surveillance de voisinage », ou encore sur le renforcement des moyens de la Police Municipale. Une Police dont il salue l’action « appréciée des Nouméens » et les « innovations » réalisées.

Pour Gaby Briault, cependant, pour stopper la progression de la délinquance et provoquer son recul, il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie d’ampleur, d’une importance inédite : la ville, toutes les institutions, l’Etat et les administrés. Au total, 24 grandes actions coordonnées.

15 ACTIONS MUNICIPALES
ET L’EXPÉRIENCE DE LA VILLE D’ORLÉANS À LA RESCOUSSE
150 caméras, plan anti-tags, résorption des squats sur un programme de 20 ans, partenariat avec Emmaüs pour résorber l’errance des SDF, intensification des lumières blanches dans « les endroits à risque », patrouilles à pied et présence statique des policiers dans les quartiers, débroussage de tous les terrains vagues, réhabilitation des quartiers de Tindu, Pierre Lenquette, Saint Quentin, ou encore technologie de pointe pour protéger les écoles, au total, 15 actions convergentes à mener par la ville elle-même. Certaines ont été lancées, d’autres figurent dans le budget 2018.

Et pour que la ville soit plus performante, Gaby Briault propose un jumelage sécurité avec la ville d’Orléans « qui a fait baisser la délinquance sur son territoire de 80%« .

DÉBROUSSER TOUS LES TERRAINS VAGUES
ET RÉSORBER LES SQUATS EN 20 ANS
L’élu municipal propose en outre que des partenaires viennent épauler la ville, dans cette stratégie. Pour la Nouvelle-Calédonie, « 2 actions tombent sous le sens » : le débroussage de tous les terrains lui appartenant à Nouméa, notamment à Nouville accompagné d’un plan de résorption des squats, et l’adoption d’une réglementation des Nakamals, zones de non-droit.

CONFISQUER L’ALCOOL CONSOMMÉ SUR LA VOIE PUBLIQUE SANS AUTRE FORME DE PROCÉDURE
La Province sud est déjà partenaire de la ville. Le conseiller suggère la création d’emploi temporaires ou pérennes pour les jeunes des quartiers en difficulté et l’accompagnement de la résorption des squats.

Pour l’Etat, « davantage de policiers le week end« , et la mise en place de contrôles systématiques d’alcoolémie « pour rendre crédible la lutte contre l’alcool au volant« .

Plus originale : l’idée de se rapprocher su Sénat Coutumier pour traiter la grave question de la délinquance des jeunes et des SDF « où trop de jeunes et d’adultes Kanak sont impliqués« .

Gaby Briault conclut sur la consommation de l’alcool sur la voie publique « dont la prétendue interdiction, inopérante, fait hurler de rire tous les Calédoniens, sauf les forces de Police« . Rappelant que « l’on tourne en rond depuis 6 ans« , il propose une mesure radicale : le transfert de la compétence relative à la consommation d’alcool, et l’adoption de mesures locales appropriées. « Il faut que nos policiers puissent confisquer l’alcool sans autre forme de procédure lorsqu’il est consommé sur la voie publique« .

«  Impossible de restaurer la sécurité à Nouméa ? » commente l’élu. « Alors, tous ensemble, faisons le« .

ANALYSE DU BUDGET NC 2018 : LES GRANDES ABSENCES

 

Pythagore ou Lolf ? C’est le mathématicien grec qui ouvre la présentation du budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie, non pas pour son fameux théorème, mais parce qu’il « convient de choisir le chemin qui semble le meilleur, même s’il paraît le plus difficile ». La Lolf, elle, censée inspirer l’esprit et le chiffre du budget calédonien depuis 2006, préfère le pragmatisme : « atteindre des objectifs prédéfinis au moindre coût ». Et surtout, mesurer la performance … La réalité est davantage politique. Avec des accents de campagne dans un document réputé collégial, le budget 2018 se veut être à la fois un exercice de gestion dans un contexte de crise, et « une anticipation du budget 2019 ». Les 14 Politiques Publiques auraient dû répondre à cette ambition. Décryptage.

C’EST LA FAUTE À L’HÉRITAGE
La métropole a, de ce point de vue, donné l’exemple : les difficultés budgétaires sont d’abord dues aux erreurs des prédécesseurs. Récemment, le bilan Hollande était encore présenté comme hypothéqué par celui de Sarkozy … En Nouvelle-Calédonie, le document budgétaire institutionnel, explique que « l’assèchement des réserves du pays » et « des déficits » sont un « héritage budgétaire catastrophique » du gouvernement « Martin-Backes ». Vous avez dit tensions ?

Quant aux arrières pensées électorales, personne n’en est exempt. A preuve, cette phrase dans le document de présentation du gouvernement :  » … dans la conduite des affaires du pays d’ici les prochaines provinciales« . En français dans le texte.

AU DELÀ DES CHIFFRES, LES « POLITIQUES PUBLIQUES »
Mais évidemment, au delà de la querelle, le document budgétaire est d’abord un recueil de chiffres. Un global, d’abord : 65 milliards pour la seule collectivité Nouvelle-Calédonie, s’entend. Et à l’intérieur, la section fonctionnement, 44 milliards, et la section investissement, 21 milliards. En théorie, des chiffres qui doivent traduire l’évolution des « politiques publiques » pour faire face à la crise, et surtout, pour en sortir. C’est là que le bât blesse.

LA FORME : TRACES DE COPIÉ-COLLÉ
Dans la forme d’abord. La présentation du budget comprend 14 missions définissant les grandes politiques publiques de la Nouvelle-Calédonie. Avec les évolutions attendues.

Or, si l’on examine la plus importante d’entre elles, la politique publique de l’Économie et de l’Emploi présentée en « mission 13 », le document se borne à rappeler que le programme « travail emploi » est censé « améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises et le bien être et l’efficacité au travail« , ou à décrire les finalités des compétences en matière de réglementation économique, de politique agricole, de pêche ou d’économie numérique.

Certes, les « ministres » concernés commentent, par secteur et pour chaque mission,  les objectifs et les enjeux de 2018.  L’exercice est cependant  loin d’un recadrage de la politique publique.

Mais surtout, -et ce n’est pas un gag-, la rédaction 2018 est, mot pour mot, celle de … 2017, budget supplémentaire compris. Et qui est la même que celle de 2016 ou de 2015. Un genre de copié-collé.

LE FOND : OÙ EST LE SOUFFLE D’UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ?
La Nouvelle-Calédonie est entrée en crise depuis plusieurs années et le concept budgétaire était archaïque depuis plus longtemps encore. Plusieurs « ministres » du budget y ont apporté quelques avancées. Gaby Briault avait fait adopter l’évolution « Lolf », Bernard Deladrière avait accentué la rigueur et la prévision, Thierry Cornaille avait fait réaliser 3 budgets distincts pour la Nouvelle-Calédonie, les autres collectivités et les établissements publics. Mais en matière de réduction des dépenses publiques, tous se sont heurtés aux « pressions collégiales ».

Aujourd’hui, l’enjeu est d’une autre nature et d’une urgence absolue : comment éviter la poursuite d’un processus menant à la faillite ?

De ce point de vue, et alors que le « nouveau modèle de développement » est annoncé depuis près de trois ans et inscrit dans les orientations du budget de l’an passé, rien ne se passe. Il aurait été temps de présenter « le nouveau modèle de développement » dans des politiques publiques rénovées. Or, ces dernières demeurent rigoureusement les mêmes.

RELANCE PAR LA CONSOMMATION OU PAR LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES ?
La Nouvelle-Calédonie affronte, au fond, les mêmes difficultés que la métropole : le déficit de croissance, synonyme de rentrées fiscales insuffisantes. A ceci près, évidemment, que le régime d’équilibre budgétaire est plus contraignant pour le territoire : Masstricht pour l’Etat, équilibre absolu des comptes imposé pour la Calédonie.

Pendant des années, en métropole, de gauche comme de droite, les politiques ont visé la relance par la consommation. En vain. Cet échec devrait inspirer les responsables calédoniens, d’autant que le nouveau pouvoir français semble réussir par une autre voie -il est vrai initiée par Hollande-Valls- : la croissance globale par la croissance des entreprises.

Malheureusement, les entreprises locales ont le sentiment que cette réalité mondiale n’est pas arrivée dans notre lagon.

ENTRE CARCANS ADMINISTRATIFS ET BALLON D’OXYGÈNE
La croissance des entreprises, dans tous les pays du monde, Chine comprise, est favorisée par un desserrement de l’étau étatique réglementaire et administratif. L’échec du modèle marxiste est un des grands événements économiques du siècle dernier. La globalisation est venue conforter, voire imposer, un vent de liberté en faveur des entreprises.

En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, les entreprises ont davantage besoin de liberté que de contrôle. Face à elles, un grand mot : la compétitivité. Or, réduite au contrôle des marges, elle sera une caricature. En revanche, étendue aux vraies attentes des entrepreneurs, elle se rétablira. En matière d’amélioration de la compétitivité, les Calédoniens ont chaque jour à leur disposition 3 exemples sous les yeux : les trois entreprises métallurgiques …

5 POLITIQUES PUBLIQUES POUR « BOOSTER » LA CROISSANCE
Presqu’indépendante comme l’établit son statut particulier, la Nouvelle-Calédonie possède tous les outils requis pour construire son modèle de développement. L’affirmer dans des déclarations d’intention, c’est de l’incantation et de la communication. L’inscrire dans ses politiques publiques, c’est passer à l’action.

Cinq politiques publiques sont essentielles pour inscrire la Calédonie dans un nouveau modèle de développement : la fiscalité, la réglementation économique, la réglementation du travail et de l’emploi, la formation initiale, continue et professionnelle et enfin, les investissements publics.

Il est indispensable, en quelque sorte, de conjuguer règles, investissements et capital humain pour « booster » la croissance. Une exigence, donc : « calibrer » ces 5 politiques publiques pour faciliter au mieux la croissance des entreprises calédoniennes, tout en respectant l’intérêt général.

LES GRANDS ABSENTS DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES
Or, le premier grand absent de ces politiques publiques est évidemment l’analyse, la proposition et l’affirmation que les « programmes » et les « actions » contenues dans le budget vont faciliter la croissance des entreprises. Fiscalité et réglementations adaptées, code du travail simplifié et allégé, investissements publics ciblés, tout cela nécessite une mise à plat conjuguée avec une vraie concertation. Loin du copié-collé présenté, à l’exception des simplifications administratives engagées.

Le second absent est la rigueur. Lorsqu’il s’agit de réduire la dépense publique, … on ne l’augmente pas. Bien sûr, les recettes en diminution ainsi que les conséquences de « l’effet cliquet » pour les communes ont réduit, de fait, les dépenses. Mais il est prévu 23 recrutements …

Redéploiements, retour au cœur de métier devront devenir des règles.

Dans le même esprit, la dépense publique comprend celles liées à la santé et aux régimes sociaux. La « nouvelle » politique publique doit fixer un objectif de maîtrise et de réduction. Bien sûr, il y a « Do Kamo ». Mais l’urgence est absolue. Si le retour à l’équilibre du Ruamm va faire l’objet de propositions drastiques, tout le reste doit suivre sans délai car il existe un réel risque de faillite.

Troisième absent : l’exemplarité. Ainsi, par exemple, la collectivité doit être un bon payeur. Ce n’est toujours pas le cas, en dépit des bonnes résolutions déjà affichées. Que comprend le contribuable mis en demeure par le fisc pour retard d’impôt, quand lui même n’est toujours pas payé par la puissance publique ? Ainsi, par exemple, comment afficher une solidarité handicap lorsque la politique publique n’impose pas aux services publics l’obligation d’emploi de handicapés ?

3 SEMAINES ET 6 MOIS
Le délai réduit entre la sortie de crise institutionnelle et le délai de vote du budget explique-t-il tout ? Certainement pas.

Dans la machine administrative parfois bien huilée, la préparation du projet de budget de l’exercice suivant commence dès le mois de juin de l’année en cours. Cette préparation doit obéir à une « lettre de cadrage » fixant l’ensemble des objectifs budgétaires, limites de hausses comprises.

Le gouvernement doit ensuite effectuer ses arbitrages. Secteur par secteur d’abord, en formation collégiale ensuite. Le cas échéant, et pour des raisons majeures, il peut choisir de faire voter les textes fiscaux avant la fin de l’année calendaire, mais se donner le temps d’une réflexion dans un contexte de crise économique, par exemple. Le Congrès, souverain en matière budgétaire, peut se réunir en session extraordinaire.

La date choisie a pourtant quelques vertus, et notamment de permettre l’exécution budgétaire normale des provinces et des communes. Ce calendrier laissera peut être davantage de latitudes pour traiter les problèmes immenses qui sont pendants : les régimes sociaux, la TGC, la situation de Vale NC, la maîtrise des dépenses de santé, la loi « compétitivité » et le reste. Et même peut être, pour mettre en œuvre un nouveau modèle de développement. Qui sait ?

POLÉMIQUE CRE/IRCAFEX : QUI BATTRA EN RETRAITE ?

Trop forts, en Calédonie. Grâce à nos fins limiers, on a enfin découvert un régime social qui n’est pas déficitaire ! Manque de bol, il est en métropole parce que ces satanéspartenaires sociaux  avaient signé avec la CRE/IRCAFEX. Résultat : cotisations = 28 milliards, retraites versée, 8 milliards. Un petit « gras » de 20 milliards …

Mais bon sang, mais c’est bien sûr. Justement, nos budgets sont dans le rouge, les régimes sociaux dans le rouge foncé, le Ruamm en faillite …

Acquis sociaux hurlent employeurs et syndicats. A qui l’argent, demandent nos édiles ?

Bien sûr, les partenaires sociaux -gonflés, ceux-là, de se qualifier de « partenaires »- prétendent que la caisse de retraite Cafat, NOTRE caisse, sera bientôt déficitaire, et que la Calédonie lui doit 5 milliards. Quel mauvais esprit !

Et qui va payer et sur quelles réserves, lorsque le nombre de cotisants Calédoniens sera égal ou inférieur au nombre de retraités et que viendra la disette ? demandent ces insolents.

Réponse imparable : on a le temps. Peut être la prochaine génération, peut être celle d’après …

Gouverner c’est prévoir. Mais pas trop longtemps à l’avance, tout de même.

Vilain canard

HUMEUR – VOUS AVEZ DIT LAXISME ? DÉLINQUANCE, ALCOOL AU VOLANT : IL Y A UN HIC !

Thio. Une commune qui n’a jamais vraiment retrouvé son calme et sa sérénité depuis les événements dramatiques de novembre 1984. Le village en porte encore quelques stigmates. Pourtant, au sein de la population, l’envie de vivre normalement semble avoir repris le dessus. Mais la délinquance met ces bonnes volontés à mal.

Pourtant, après le meurtre de Laurent Fels en janvier 2016, après les agressions violentes également en janvier 2016, après l’incendie du collège, après les multiples dégradations de véhicules, notamment de la SLN, les nombreux cambriolages et autres exactions, les autorités s’étaient manifestées en grandes pompes.

LE CLSPD : UNE GARANTIE QUE RIEN NE VAS CHANGER ?
On avait même installé, avec beaucoup de solennité, un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Avec le déplacement de toutes les huiles de toutes compétences sur place. On allait voit ce qu’on allait voir, scrongneugneu.

Un peu avant, ou un peu après, le même cérémonial s’était déroulé à Canala. Réponse supposée proportionnée aux graves actes de délinquance qui s’y étaient déroulés, notamment sur la mine Ballande de Nakéty.

Le CLSPD. L’arme lourde contre les délinquances en tout genre. Des troubles répétés dans une commune ? Des habitants qui ne savent plus à quel Saint se vouer ? CLSPD. La réponse ultime, le terminator des voyous.

Euh, seulement sur le papier, à la télévision, à la radio et dans les journaux. Parce que sur le terrain, après, c’est exactement comme avant … Le CLSPD, un genre de garantie que rien de va se passer !

D’ailleurs, depuis que les CLSPD ont été installés à Thio et à Canala, c’est le changement … dans la continuité : cambriolages, vols, dégradations, voitures incendiées. La preuve : la douzaine de véhicules détruits à la SLN de Thio pendant les Fêtes, les dégradations sur les véhicules et les engins sur la mine Ballande à Nakéty. Et depuis des mois, des employés qui n’habitent plus dans la commune.

ABUS D’ALCOOL AU VOLANT : PAS DE CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE. Y A UN HIC !
Le CLSPD, c’est d’ailleurs du même acabit que la lutte contre les abus d’alcool au volant. La Calédonie est championne des « plans », des « Assises », et plus récemment, des « grandes causes » dont la mise en œuvre enthousiaste s’éteint au lendemain des annonces !

Tenez, il y a quelques jours à peine, on annonce que la lutte contre l’alcoolisme est désormais une « grande cause ». En pleine Fêtes de fin d’année, tout le monde se dit que l’effet d’annonce va être suivie de ce qui est le plus efficace dans toutes les sociétés du monde : des contrôles. Et en matière routière, des contrôles d’alcoolémie.

Et bien non. Pas de contrôles. En Calédonie, on fait confiance au civisme des citoyens. C’est plus sûr …

La lutte contre la délinquance, la lutte contre les abus d’alcool, ce ne sont pas des grandes causes. Ce sont de grandes causeries …

Vilain Canard

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES JEUNES CONDUCTEURS – Baisse des tarifs de l’OPT – Lloyd Foord gagne un billet pour Paris grâce au Tour cycliste Air France – Plus que quelques jours pour s’inscrire sur les listes électorales

Les brèves d'actu

LE GOUVERNEMENT RENFORCE LES MESURES DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plusieurs mesures ont été arrêtées au cours de sa réunion d’hier dans le secteur animé par Cynthia Ligeard. En particulier, pour les conducteurs ayant un permis de moins de 2 ans, la tolérance d’alcoolémie a été réduite à 0,2g, un taux que l’absorption d’une bière fera dépasser !

PLUS QUE QUELQUES JOURS POOUR S’INSCRIRE SUR LES LISTES ÉLECTORALES et la date butoir a été fixée au 30 décembre en raison du calendrier.

BAISSE DES TARIFS DE L’OPT qui concernent Internet, avec également une offre à 1.800 frs/mois pour les 18-25 ans en téléphonie mobile pour un accès téléphonie mobile avec SMS illimités, internet et un temps de communication. L’OPT annonce également une offre en direction des seniors au cours de 2018.

TOUR AIR FRANCE : LlOYD FOORD DE OUEGOA GAGNE LE BILLET POUR PARIS – C’est le vainqueur du concours de pronostics du Tour Air France de Nouvelle-Calédonie joué sur les antennes radio de NC1ère. Lloyd Foord est le fils de Didier Foord, ancien cycliste, habite Ouégoa et travaille à Koumac.

 

RIFIFI CHEZ LES INDÉPENDANTISTES : LE PARTI TRAVAILLISTE VEUT DU TEMPS D’ANTENNE ET CRITIQUE LES AUTRES LEADERS – Le Cese retoque le gouvernement sur un texte Cafat – Dilili à Paris aujourd’hui … à Nouméa – Le Tour Air France 2018 débute samedi – Une usine d’engrais de poisson à Lifou

LE PARTI TRAVAILLISTE FUSTIGE LES AUTRES LEADERS INDÉPENDANTISTES ET LEUR ENGAGEMENT « VERS CE QUE PRÉCONISENT PHILIPPE GOMES ET L’ETAT »
Le parti de Louis Kotra Uregei veut un temps d’antenne dans la campagne officielle pour le referendum comme tous les partis représentés au Congrès. Il estime que prôner la non participation relève d’une campagne électorale. Il en a saisi le Haut-Commissaire. Du côté du CSA, il s’agira d’abord de vérifier si le Parti Travailliste a effectué les démarches prévues pour solliciter un temps d’antenne, comme tous les partis et dans les délais prévus.

Au passage, LKU estime que le référendum du 4 novembre est une « tromperie » et il en conteste les conditions d’organisation. Pour lui, les dirigeants indépendantistes « ont déjà fait le deuil du Oui« . Il affirme que « le résultat prochain du Non va les amener à laisser de côté l’indépendance kanak socialiste et à s’engager vers ce que préconise Philippe Gomes et l’Etat, à savoir la mise en place d’un peuple calédonien« .

Le Parti Travailliste tiendra congrès du 16 au 18 novembre à Maré, et promet des propositions « qui vont surprendre et même parfois, choquer« .

UN NOUVEAU PARTI POUR LES PROVINCIALES – Il s’agit de la CNR, pour Calédonie Nouvelle et Rénovée, dont le leader est Edouard Léoni. Le parti s’inscrit dans le maintien de la Calédonie dans la République.

LE CESE RETOQUE LE GOUVERNEMENT en prononçant un avis défavorable sur le projet de maintien de la modification des taux de cotisation aux régimes des prestations familiales et au Ruamm. Le Cese veut la préservation de « l’étanchéité » financière entre les différents régimes.

TOTAL SOUTIENT L’INNOVATION dans la région, après l’Afrique, et aidera les porteurs de projets privés innovants ou les start-up de moins de 2 ans. A la clé, une aide financière de 1,5 million pour le premier prix, délivré en mars prochain.

LIFOU VA PRODUIRE DES ENGRAIS À BASE DE POISSONS dans une unité qui va traiter les déchets de l’entreprise de conditionnement des produits de la mer située également dans l’île.

LES LYCÉENS DE BLAISE PASCAL ET DO KAMO se sont rencontrés pour mieux connaître le peuplement de la Nouvelle-Calédonie, avec l’aide d’historiens et de représentants des communautés.

LES POSSIBILITÉS DE FORMATION À L’ÉTRANGER telles le programme Erasmus exposées au Nouvata, notamment par les représentants de l’Union Européenne.

DILILI À PARIS AUJOURD’HUI SUR LES ÉCRANS – Dilili à Paris est un film d’animation de Michel Ocelot sorti en 2018. Il raconte les aventures de Dilili, une petite fille kanak, dans le Paris de la Belle Époque, et notamment son enquête pour retrouver des fillettes qui ont mystérieusement disparu.

LE TOUR AIR FRANCE 2018 commence samedi à Lifou. Les 60 coureurs nationaux et internationaux vont s’affronter au cours des deux premières étapes sur l’île. Puis le Tour se déroulera sur la Grande Terre et se terminera le dimanche 21 au vélodrome de Magenta.

L’UNION CALÉDONIENNE TOURNE LE DOS À LA « CHARTE DES VALEURS CALÉDONIENNES »

Première victime collatérale du violent réquisitoire du président de l’Union Calédonienne, le 6 octobre dernier : la fameuse Charte des Valeurs Calédoniennes, déjà accouchée dans la difficulté et la désunion des « loyalistes ».

Présenté comme socle de valeurs partagées perdurant au delà du référendum du 4 novembre, pour être le ciment « du peuple calédonien », elle avait été signée par les représentants de l’Etat, de l’Union Calédonienne, du Palika et de Calédonie Ensemble. Fracture.

LES ANTI-INDÉPENDANTISTES SONT L’AXE DU « MAL »
Dans l’immédiat, la Charte affirme que, face à l’échéance du 4 novembre,  » Nous, responsables politiques, avons décidé d’établir, de porter et de partager la présente Charte des valeurs calédoniennes pour mettre en évidence ce qui rassemble et unit les Calédoniens dans leur diversité. »

Quelques semaines plus tard après cette déclaration solennelle, Daniel Goa déclare que « les anti-indépendantistes » constituent en Calédonie « l’axe du Mal« , et que « ces élus de la peur et du « non » sont en train de nous vendre pour leur seul profit« .

LES KANAK AVEC
Adieu le beau principe inscrit dans le titre II  » Valeurs, droits et devoirs de la personne« , selon lequel les signataires du document reconnaissent  » … le droit à une égale dignité de tous les êtres humains, ce qui exclut toutes discriminations entre les individus, fondées sur l’appartenance communautaire ou ethnique, le sexe, le handicap, l’apparence physique, l’âge, la religion, les convictions philosophiques ou politiques … « 

Mieux, ou pire, cet opprobre vise tous les kanak qui ne partagent pas l’idée d’indépendance. C’est le retour aux principes d’exclusion de 1984.

Après ce violent clivage de ce que certains voudraient voir comme « le peuple calédonien », c’est l’énoncé la « Charte des Valeurs Calédoniennes » qui se fracasse contre le mur de l’intransigeance.

ADIEU LE COMMERCE LIBRE
« Nous protégeons la liberté du commerce et de l’industrie, la liberté d’entreprendre et la liberté de la concurrence, qui favorisent le développement de l’entreprise privée, source d’emplois, d’innovation et de croissance, dans le respect des droits des consommateurs. » promet la Charte.

Mais si le Non l’emporte, prévient l’UC,  » pour cet axe du mal que sont les anti-indépendantistes, c’est perpétuer la politique de pillage, de terre brûlée« . Et si le Oui est majoritaire,  » lenjeu sera de dénoncer les accords commerciaux conclus en notre défaveur durant la période coloniale (titres miniers, pactes fiscaux léonins, énergie solaire, télécommunications, contrats de travail, etc…. ). »

C’est évidemment une conception peu libérale de l’économie et des pratiques commerciales …

ADIEU LE DESTIN COMMUN
 » Concluant que les Calédoniens partagent un socle de valeurs, issu de leur histoire commune, qui fonde leur volonté de vivre ensemble dans une communauté de destin et dans la paix« , se risquent les rédacteurs de la Charte.

Réponse du Codir de l’UC, si le Non l’emporte : « l’ambition de créer un pays avec les invités de l’histoire sera éteinte » et « le pays kanak obtiendra inéluctablement son indépendance, avec ou sans eux »

« Nous ne chercherons plus à nous ouvrir, nous irons peut-être négocier notre souveraineté pleine et    entière directement avec le colonisateur … »  » … Cette fois ci les invités d’aujourd’hui, conformément à leur choix qu’ils devront assumer, ne participerons plus à ces négociations car ils se rangeront derrière leur pays de choix. Que cela soit clair et qu’on ne vienne pas nous le reprocher. »

En matière de destin partagé, de communauté de destin, de destin commun et autres futurs ensembles, il est possible de faire mieux.

UN BILAN NUL ET UN RETOUR AU RÉGIME DE L’INDIGÉNAT
Quant au bilan des Accords – et ne parlons pas de l’Etat puisqu’il « doit admettre que sa présence sur cette terre kanak n’a pas de sens puisqu’elle est issue de cette prise de possession unilatérale, brutale et sans partage » -, il se résume, pour l’UC, à quelques phrases pour le moins radicales :  » … cette organisation sociétale obsolète, celle qui jusque ici nous a relégué dans l’exclusion la plus totale, nous oblige à nous mettre en mode survie, à nous renier pour exister … » ou encore, si la Calédonie demeure au sein de la République,  » Nous redeviendrons des français indigènes du Pacifique et je pèse mes mots. Le régime de l’indigénat resurgira sous une autre forme« .

Pourtant, depuis l’extinction du régime de l’indigénat en 1946, l’accès à la pleine citoyenneté en 1957, à l’ensemble des filières éducatives, ou la prise en main d’une partie des institutions et de l’économie, chacun avait le sentiment que quelques progrès avaient été accomplis …

UNE CHARTE DES VALEURS EN MORT CLINIQUE ?
Tout cela n’est pas autrement surprenant, à la veille d’un référendum qui constitue, avec les deux suivants, la seule possibilité prévue pour l’accession à l’indépendance voulue par les séparatistes calédoniens.

L’originalité des déclarations tient essentiellement à la signature récente d’un document qui se veut solennel, et qui affirme un grand nombre de principes qui sont ignorés aux pieds par le président de l’UC.

La liberté d’opinion étant garantie par la Constitution française,  qu’elle s’exprime n’a rien d’anormal. Quant à l’appréciation de chacun selon justement ses opinions, elle est toute autant libre, réalité pour les uns, déni de réalité pour les autres.

Pour couronner le tout, dans un communiqué, le chef du groupe Uni-Palika au Congrès, parti également signataire de la Charte, affirme quant à lui que « l’avenir, c’est la pleine souveraineté et l’indépendance« .

Alors, comment après ce tumulte de clivage et de radicalisation ne pas considérer que la charte de valeurs, à peine née, n’est pas en situation de mort clinique ?

NICKEL : UNE EXCEPTIONNELLE MINE DE LATÉRITE AUX SALOMONS SERA EXPLOITÉE PAR L’AUSTRALIEN AXIOM – Les prix des fruits et légumes seront encadrés – Justice : délibéré au 13 novembre pour l’affaire des terrains de Paita – Uni-Palika critique Calédonie Ensemble

LE NICKEL DES SALOMONS SERA EXPLOITÉ PAR LA SOCIÉTÉ AUSTRALIENNE AXIOM – Celle-ci était en conflit depuis plusieurs années avec le géant japonais Sumitomo. L’exceptionnel filon de latérite se trouve dans la Province de Santa Isabel. Les réserves sont estimées à 159 millions de tonnes et contiennent du nickel à 1,1%, ainsi que du cobalt.

L’extraction devrait commencer en décembre et le premier minéralier devrait être chargé au cours du premier trimestre 2019.

Ce gisement avait précédemment été exploité par Inco entre 1950 et 1970.

AJUSTEMENT DE CERTAINS TAUX DE TGC un peu plus d’une semaine après l’application de la réforme à taux plein. Il en va ainsi du secteur des pièces détachées automobiles  et des boissons alcoolisées consommées au restaurant. Certains commerces de surgelé et des entreprises de transport ont également fait l’objet de modifications.

AFFAIRE DES TERRAINS DE PAITA : la défense demande la relaxe d’Harold Martin. L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 13 novembre.

LES PRIX DES FRUITS ET LÉGUMES SERONT ENCADRÉS pendant l’été, c’est ce qu’a annoncé le gouvernement. L’encadrement sera effectif pour 6 mois, du 1er décembre au 31 mai. Les produits issus de l’agriculture biologique demeurent libres.

LE SECTEUR DU BATIMENT maintient sa demande d’un plan d’action pour soutenir la filière.

L’UNI-PALIKA CRITIQUE CALÉDONIE ENSEMBLE par la voix de Louis Mapou qui évoque le « show politique et aquatique de Calédonie Ensemble« . Pour le Palika, le parti de Philippe Gomes ne peut s’arroger « la paternité de tout ce qui a été fait en Calédonie« .

ENERCAL S’ENGAGE DANS l’ÉCOMOBILITÉ et a signé la charte de l’Ademe, devenant ainsi son 15e partenaire.

CONFÉRENCE CE SOIR SUR « CORPS, ÂME, ESPRIT », un triple regard sur l’Homme et le Monde Moderne. Auditorium de la CCI à 18h – Michel Fromaget, Maître de conférence à l’Université de Caen.

TGC : ACCORD SUR LES PIÈCES DÉTACHÉES ET RÉOUVERTURE DES MAGASINS – Protestations des Républicains Calédoniens, du Rassemblement et du MPC suite aux propos du Président de l’UC – Rencontres Francophones d’allergologie – Championnats du monde de cyclisme sur route à Wollongong (Australie)

TGC : ACCORD SUR LES PIÈCES DÉTACHÉES à l’issue d’une rencontre entre les professionnels et le gouvernement. Les magasins ont réouvert après une semaine de fermeture. L’accord a porté sur le taux d’encadrement des marges et doit être validé aujourd’hui par le gouvernement.

GÉANT SAINTE MARIE FERMÉ en raison d’un mouvement de syndicats qui craignent les licenciements consécutifs à l’application de la TGC et de l’encadrement des marges.

SEMAINE BLEUE À NOUMEA ET DUMBÉA : les séniors particulièrement choyés. De nombreuses animations leurs sont proposées.

LES RÉPUBLICAINS CALÉDONIENS dénoncent les propos de Daniel Goa, président de l’Union Calédonienne, qui assimilent les opposants à l’indépendance aux « forces du mal ». Le parti se félicite en revanche de la clarification apportée par l’Etat sur les conséquences d’une indépendance pour la Nouvelle-Calédonie.

LE RASSEMBLEMENT ET LE MPC jugent les propos du président de l’UC « incompréhensibles » et inacceptables. « Personne ne peut décider à la place des Calédoniens« , et les partis parlent de « reniement » des Accords.

BAISSE DES FORMATIONS DES SALARIÉS en raison notamment d’une offre inadaptée, c’est ce que révèle l’enquête annuelle de l’IDCNC sur les besoins en emplois et en formation des entreprises publiques et privées.

RENCONTRES FRANCOPHONES D’ALLERGOLOGIE à Nouméa – Une centaine de spécialistes francophones venus du monde entier débattent pendant deux jours des allergies et de leurs soins. Quelles innovations, quels remèdes sont les thèmes de cette réunion.

UN  NOUVEAU 1012.NC lancé par l’OPT aujourd’hui pour les recherches de coordonnées téléphoniques.

CYCLISME : WOLLONGONG, EN AUSTRALIE, ACCUEILLERA LES CHAMPIONNATS DU MONDE sur route, en 2022. Wolongong est une ville située à 90 km, au sud de Sydney. Manne financière et coup de projecteur mondial sur cette ville de 300 000 habitants, c’est aussi l’enjeu de ce succès.

CE QUE FERA L’ETAT EN CAS D’INDÉPENDANCE

Les choses sont claires : pas de double nationalité, plus de financements comme aujourd’hui, le Premier ministre a précisé la position de la France si les Calédoniens choisissent l’indépendance. Une Calédonie qui serait globalement traité comme le Vanuatu … Clarification.

L’Etat ne participera pas à la campagne référendaire. On s’en doutait. Mais le Premier ministre a précisé ce qui se passera, selon que les électeurs choisissent l’indépendance ou le maintien du territoire dans la République.

PLUS DE FINANCEMENTS AU MÊME NIVEAU
Première question, vitale pour le financement des services régaliens, et les diverses interventions en faveur des collectivités locales : l’Etat maintiendra-t-il les transferts actuels aux mêmes montants ?

Que nenni. « Les mécanismes actuels des financements de l’Etat, reposant sur l’Accord de Nouméa, n’auront plus de fondement juridique, et seront donc caducs. Les relations financières entre la France et la Nouvelle-Calédonie seront établies dans le cadre de la politique publique d’aide au développement« .

Quant aux accords de coopérations avec la France, ils seront évidemment possibles. Il en va ainsi du Vanuatu, dont la population est pratiquement équivalente. On parle de 3 milliards FCFP. Rien à voir, évidemment, avec les 170 milliards FCFP actuels. Qui profiteront au budget de l’Etat qui en a bien besoin …

PAS DE DOUBLE NATIONALITÉ
La France doit faire face à une immigration à problème, comme tous les pays d’Europe. Le Premier ministre prévient donc : « Le nouvel Etat déterminera également les critères permettant d’avoir ou d’obtenir sa nationalité. La population qui aura la nationalité du nouvel Etat obtiendra alors un passeport délivré par les autorités du nouvel Etat et pourra demander la protection de son nouvel Etat à l’étranger. Une loi française déterminera enfin les conditions dans lesquelles un maintien dans la nationalité française de certains ressortissants du nouvel Etat serait possible« .

En clair, pas de double nationalité. Sauf, peut-être, pour « certains ressortissants du nouvel Etat« . Si la loi le décide. Pour tous les nationaux de Kanaky, y compris ceux qui sont installés en France, un visa devra donc être sollicité, et « pour certains ressortissants« , une autorisation de séjour en métropole, voire de travail … Comme pour les Africains et autres étudiants, travailleurs ou sportifs !

RIEN DE CHANGÉ SI L’INDÉPENDANCE N’EST PAS CHOISIE
Le Premier ministre indique, en revanche, que si les Calédoniens optent pour le maintien du territoire dans la France, la République poursuivra ses engagements de tous ordres en Nouvelle-Calédonie. Ses habitants conserveront à la fois la nationalité française, et la double citoyenneté, française et européenne. Bien entendu.

L’Etat annonce que l’Etat réunira les « partenaires » après le referendum, et « quel que soit le résultat« .

GROS SUCCÈS DE LA FÊTE DU BOEUF – L’UC durcit le ton et va diaboliser le « Non » à l’indépendance – Calédonie Ensemble a fêté ses 10 ans – Salon Expobat : le secteur du bâtiment en crise

GROS SUCCÈS POUR LA FÊTE DU BOEUF – La Brousse aux portes de Nouméa, avec animelles et rodéo. 100kg de « couilles de veau » ont été consommés par des habitués et des curieux plutôt ravis.

CALÉDONIE ENSEMBLE A CÉLÉBRÉ SES 10 ANS – C’est le 11 octobre 2008 que le parti était né de la scission de l’Avenir Ensemble. Un millier de personnes étaient présentes.

87e PÈLERINAGE DE TOMO – L’événement religieux traditionnel a réuni, comme chaque année, plusieurs centaines de pèlerins.

L’UC DÉNONCE « L’AXE DU MAL » au cours de son dernier comité directeur avant le referendum à l’île Nou, un axe constitué par les loyalistes. Les tenants du « Non » vont être « dabolisés ». Daniel Goa, le président du mouvement, a durci son discours, indiquant que si les trois referendum sont défavorables aux indépendantistes, l’UC négociera directement avec le « colonisateur ».

LA SALON BAT EXPO s’est achevé dans un contexte morose pour le secteur du bâtiment qui a tiré la sonnette d’alarme sur sa situation économique.

LES JEUX INTERQUARTIERS SE SONT RÉALISÉS avec les 24 équipes des quartiers de Nouméa à l’hippodrome Henri Milliard. Grande satisfaction des organisateurs et des concurrents qui ont trouvé les jeux « trop cool« .

Consommation d’alcool : les vols équilibrent la baisse des ventes !

La mesure, sur le dessin, concerne évidemment la métropole. Ici, on en est même pas aux contrôles systématiques.

La Nouvelle-Calédonie n’est (n’était) pas qu’une terre de pionnier. C’est aussi une terre d’innovation. En plus évidemment d’être une terre de partage et une terre de parole. Enfin, c’est ce que prétend la prétendue devise.

La Calédonie est une terre d’innovation parce qu’elle est en train d’inventer un nouveau mode de distribution d’alcool grâce à une fiscalité adaptée.

L’adaptation de la fiscalité, elle, est classique. Les autorités ont augmenté les taxes pour renflouer les caisses. Jusque là, rien d’exceptionnel.

Ce qui l’est en revanche, c’est le nouveau mode de distribution.

Il semblerait que les chercheurs locaux en économie fiscale se soient légèrement inspirés de la prohibition américaine des années 30, tout en appliquant les effets aux process (le mot « process » fait toujours très instruit de la chose) modernes de distribution sans pour autant altérer les flux (le niveau des importations, en langue plus simple).

En clair, la hausse vertigineuse des prix de l’alcool va provoquer une diminution des ventes par les circuits modernes de distribution : hypermarchés, supermarchés, superettes, caves à vins. Et accessoirement, restaurants.

Cependant, pour accéder à de meilleurs tarifs, et pour tout dire, à la gratuité, des personnes de plus en plus nombreuses ont décidé d’aller se ravitailler nuitamment, sans passer par les caisses, mais plutôt par les toits.

L’équation est donc : ventes + vols = consommation inchangée. CQFD.

Résultat : au total, plusse de sous, et en prime, les flux demeurent stables. Ce n’est pas la moindre des victoires économiques des brillants cerveaux qui ont imaginé cette stratégie.

Non mais !

REFERENDUM : OUI 34% – NON 66% SELON UN SONDAGE LOUIS HARRIS POUR NC1ère – TGC : les magasins de pièces détachées auto fermés – Le tireur de Saint Louis au Camp Est – 2 chercheurs du CNRS sanctionnés

REFERENDUM : NON : 66% – OUI 34%
C’est un sondage Louis Harris réalisé pour NC1ère.

LES MAIRES RÉUNIS PAR LE HAUT-COMMISSAIRE pour faire un point sur l’organisation du référendum.

LES MAGASINS DE PIÈCES DÉTACHÉES FERMÉS en raison du la TGC et du taux d’encadrement de leur marge qui, selon eux, met leur activité en péril.

LES STATIONS SERVICE RESTENT OUVERTES, contrairement à une rumeur persistante qui circulait.

LA BRIGADE CANINE OPÉRATIONNELLE pour des missions d’assistance sur la voie publique. Deux magnifiques bergers malinois sont désormais prêts à intervenir sous le contrôle de leur maître chien.

LE SITE DE TIÉBAGHI TOUJOURS BLOQUÉ par une quinzaine de personnes. Sonia Backes a écrit au Premier ministre en lui demandant que l’Etat de droit soit restauré sur l’ensemble des sites perturbés par des groupuscules.

LE TIREUR DE SAINT LOUIS interpelé et placé en détention à l’issue de sa garde à vue.

2 DIRECTEURS DE RECHERCHE DU CNRS SANCTIONNÉS pour manquement à la déontologie scientifique. L’un d’entre eux serait actuellement en détachement auprès du secrétariat général de la Province sud.

LA LAURÉATE DE « LIVRE MON AMI » est arrivée sur le territoire depuis le début de la semaine et parcourt le territoire à la rencontre de ses lecteurs.

LE SCANDALE DES ABUS … DE PRIX D’ALCOOL

Le prix des alcools a de nouveau augmenté avec l’application de la TGC, atteignant des records. Cette hausse suscite deux réflexions majeures, l’une sur le modèle économique local, l’autre, sur le modèle sociétal. Abus.

JUSTE DES RECETTES BUDGÉTAIRES
Sur le modèle économique
, d’abord. Il s’agit d’une mesure censée dissuader le consommateur des abus d’alcool en rendant l’accès à l’alcool difficile par le prix. Globalement, cela correspondant, en premier lieu, à une augmentation du coût de la vie, puisque chacun consomme, peu ou prou, des boissons alcoolisées.

Le produit de ces augmentations sert-il à des actions visant à éduquer les consommateurs et à mener des actions civiques ou de répression pour juguler les abus ?

Rien de tout cela. Les recettes supplémentaires ont été distribuées aux Provinces, et une partie au Ruamm. Quant aux recettes nouvelles générées sur l’alcool par la TGC, leur destination ne sera connue que lors du prochain budget.

PAS DE CONTRÔLES, PAS D’ÉDUCATION
En revanche, toujours pas de contrôle routier systématique d’alcoolémie après 22h, pas de programme éducatif dans les écoles, pas de campagne de sensibilisation permanente en direction du public. Conclusion : les augmentations sur l’alcool n’ont visé qu’à obtenir de nouvelles recettes budgétaires sur le dos du consommateur.

Accessoirement, pour le tourisme, les alcools français et notamment le vin français, source d’achats touristiques, seront plus chers dans notre pays français, que sur des territoires étrangers !

PUNIR 300 000 CALÉDONIENS POUR QUELQUES MILLIERS D’IVROGNES
Sur le modèle sociétal, c’est d’abord le constat que la consommation d’alcool sera sélective par le prix, en faveur des Calédoniens les plus aisés.

Car dans le principe, si la mesure vise à dissuader la consommation abusive d’alcool, toutes ces augmentations n’ont qu’un résultat : « punir » près de 300 000 Calédoniens alors que seuls quelques milliers d’ivrognes constituent un risque pour la sécurité publique, la paix des ménages ou la sécurité routière.

Or, sur les 300 000 habitants en question, seuls les revenus moyens et modestes trouveront quelque dissuasion dans les prix des alcools.

Pire : certains vont revenir aux alcools frelatés, tandis que les vols d’alcool sont en constante hausse.

En revanche, la promotion à grande échelle des valeurs civiques et des valeurs de santé face aux dangers des abus d’alcool est toujours absente ! Un modèle sociétal qui dérive comme une bouteille à la mer …

NICOLAS BRIGNONE VEUT CHANGER LE REGARD SUR LE HANDICAP – TGC : Géant Sainte Marie bloqué – Canala préfère EEC – Cambriolage à Super U

NICOLAS BRIGNONE, AMBASSADEUR DE LA RÉUSSITE – Handi-athlète de haut niveau, il est devenu, à force de volonté, le dauphin de l’inoxydable Pierre Fairbank. Ce jeune sportif, victime d’un accident de moto, s’est entraîné dur pendant des années pour atteindre le haut niveau.

Lors des derniers championnats d’Europe, il a suivi de peu Pierre Faibank dans toutes ses disciplines de prédilection, contribuant, avec ses 4 médailles d’argent, à faire de la Calédonie un territoire d’exception à ce niveau d’athlétisme européen.

Nicolas est devenu ambassadeur du sport au sein du GIP handicap et dépendance, au secteur de Christopher Gyges. Il interviendra dans les écoles et les entreprises. « Nicolas sera un ambassadeur de la réussite et montrera que même si l’on est victime d’un accident de la vie, on peut réussir et s’insérer professionnellement » a indiqué le membre du gouvernement.

DÉBRAYAGE À GÉANT SAINTE MARIE – Le FLS et l’USTKE contestent les pertes de chiffre d’affaires avancés par la direction. L’hyper a donc été fermé.

Accessoirement, il faut rappeler que depuis les accords de dialogue social de 2007-2008, un accord était intervenu sur le non-blocage des entreprises pour motif de grève. La loi, sur le sujet, prévoit que les victimes de blocages peuvent demander la suspension des dotation publiques accordées aux syndicats incriminés. Des dotation qui, au total, s’élèvent à une centaines de millions FCFP.

LE SUPER U CAMBRIOLÉ à Kaméré, probablement pour un vol d’alcool. Le vigile a été agressé. 3 personnes interpelées sont en garde à vue.

COUP DUR POUR ENERCAL : CANALA CHOISIT EEC – Enercal était le concessionnaire depuis 40 ans. Le cahier des charges avait été mis en place par la commune.

SENSIBILISATION AUX HERBIER MARINS ET AUX DUGONGS – L’opération visait les conseillers municipaux juniors.

NUIT DE LA SCIENCE À L’UNC, une soirée consacrée à la vulgarisation scientifique destinée à tous les publics. Ce soir, l’UNC organise la Nuit du Droit.

JEUDI DES ANIMAUX aujourd’hui sur la place des Cocotiers, pour la journée internationale des animaux.

L'actualité calédonienne quotidienne et gratuite