QUE DEVIENT SHEILA L’ANCIENNE IDOLE DES YÉYÉS ?

Que devient Sheila, l’idole des yéyés, la chanteuse de « l’école est finie » et de bien d’autres succès ?

Annie Chancel, de son véritable nom, a connu un drame, en 2017, avec la perte de son fils unique, Ludovic, alors âgé de 42 ans.

Aujourd’hui, et depuis pratiquement trois décennies, elle forme, avec Yves Martin, producteur, un couple stable.

(Wikipedia) De janvier à avril 2018, elle revient pour la seconde année consécutive sur la tournée Âge Tendre, la tournée des idoles, et participe auparavant à la croisière de cette tournée, en novembre 2017. Le 16 juin 2018, elle est marraine de la soirée organisée à l’Alhambra de Paris par l’association SOS homophobie.

À cette occasion, elle y interprète six titres de son répertoire dans une nouvelle orchestration acoustique, dont Spacer accompagnée par les membres du groupe Les Funambules. En juillet, elle se produit avec le groupe Chic sur la scène de la salle Pleyel à Paris, afin d’y interpréter à nouveau Spacer.

Le 31 août, Sheila est promue commandeur des Arts et des Lettres par Françoise Nyssen, ministre de la Culture, tandis qu’elle parcourt la France avec sa tournée, se produisant notamment à Pleyel le 28 décembre.

COUP DE CHAPEAU À LA POLICE : L’AGRESSEUR DE LA VIEILLE DAME À LA VALLÉE DES COLONS SOUS LES VERROUS

S’il peut être reproché à la Police de ne pas être suffisamment présente pour des contrôles d’alcoolémie la nuit, la rapidité de l’enquête sur l’agression d’une dame de 79 ans à la Vallée des Colons doit, en revanche, être saluée.

Quatre jours à peine après les faits, un suspect de 18 ans est passé aux aveux. Deux autres personnes seraient impliquées dans cette sordide affaire comme receleurs.

La Justice fait, quant à elle, preuve de fermeté. Comparution de l’accusé dès mardi, et en attendant, le délinquant est accueilli au Camp Est.

HYPER U : RIFIFI POLITICO-JUDICIAIRE ET ANNULATION D’AUTORISATION

 

Sur fond de querelles politiques remontant à une quinzaine d’années, le projet d’un Hyper U à l’Anse Uaré, puis d’un second à Paîta avait commencé par un coup bas dont la victime avait été, à cette époque, le magasin Michel Ange, alors exploité sous l’enseigne Super U. Après plusieurs péripéties, le projet a été revendu au groupe Ballande. Ce dernier, dont la bonne foi n’est pas mise en cause, se retrouve aujourd’hui le « bec dans l’eau ». Les autorisations délivrées par le gouvernement avec la participation de Philippe Germain, Président du gouvernement et ancien actionnaire du projet, ont été jugées entachées de ce que la Cour Administrative d’Appel a qualifié de « méconnaissance du principe d’impartialité ». Et annulées. Rififi politico-judiciaire.

Pour faire simple, disons que le projet avait été bâti, en 2008 et 2009, par un groupe d’actionnaires parmi lesquels l’actuel président du gouvernement. Ce dernier, à l’issue de sa nomination dans l’Exécutif local, avait cédé ses parts, ce que ne conteste pas la juridiction. Qui précise qu’il « ne ressort pas des pièces du dossier qu’il aurait continué à détenir des parts sociales dans cette entreprises, en dépit d’indications contraires sur Internet« .

Ce que reproche la Justice à Philippe Germain est donc sa participation à la délibération du gouvernement portant sur une prise de décision individuelle, l’autorisation d’ouverture, « dont l’obtention conditionne le rachat d’une société détenue par ses deux anciens associés« . C’est ce contexte qui motive la décision d’annulation.

Selon le quotidien Les Nouvelles Calédoniennes, le président du gouvernement aurait fait part de son « incompréhension » et aurait qualifié l’argument de la Cour « d’insipide« .

Nul doute que les parties intéressées vont se pourvoir devant la juridiction supérieure. De son côté, l’Autorité de la Concurrence ne devrait pas trouver à redire à l’arrivée d’un nouveau concurrent dans la distribution sur le marché calédonien.

Mais une nouvelle fois, le mélange des genres alimente la chronique politico-judiciaire calédonienne. Des pratiques dont il est impératif qu’elles évoluent vers une transparence totale.

SANTÉ : UN DÉBAT ÉDIFIANT À NC1ÈRE !

Sujet sensible dans une actualité brûlante marquée par le déficit abyssal du Régime Unifié d’Assurance Maladie-Maternité, le débat organisé par NC1ère et animé par Angélique Souche a été édifiant.  Aucune anticipation des difficultés, pratiquement aucune mesure de redressement du système de santé et de protection sociale, et, en lieu et place d’actions, les sempiternelles recommandations du « plan Do Kamo ».

VALENTINE EURISOUKÉ, « MINISTRE » DE LA SANTÉ
Côté FLNKS, il est peu de dire que la prestation de Jacques Lalié n’a guère été convaincante. Le secteur de la Santé, au gouvernement, est animé et contrôlé par Valentine Eurisouké, élue du Palika. Absente, c’est son chef de cabinet qui s’est appliqué a expliquer la longue réflexion et les innombrables commissions qui ont prévalu à l’élaboration du plan Do Kamo.

DUNOYER ET SANTA
Seuls, Philippe Dunoyer et Thierry Santa, respectivement de Calédonie Ensemble et de l’Avenir en Confiance, ont apporté quelques éclaircissements sur le sujet. Un Philippe Dunoyer plutôt véhément, un Thierry Santa plutôt offensif et percutant.

UNE SITUATION EN FORME DE BILAN
Il est vrai que la tâche de l’ancien président du Congrès était moins difficile que celle du député de la 1ère circonscription : l’étalement des difficultés de la santé, l’absence de mesures concrètes de redressement, et notamment les déficits des régimes sociaux, la pénurie de médecins qui pointe, l’absence de prévention -depuis tout ce temps-constituent, en grande partie, le bilan d’une mandature de la coalition majoritaire du gouvernement et du congrès. Ses adversaires.

NATATION : LARA GRANGEON CHAMPIONNE DE FRANCE DU 1500M – Pas de listes unitaires pour les non-indépendantistes au Nord et aux Iles – Lutte contre les addictions : Koné fait appel au Pr Milkman

LARA GRANGEON CHAMPIONNE DE FRANCE du 1500m. Elle a remporté ce titre en grand bassin, à Rennes. La Calédonienne maintient donc son niveau exceptionnel en eau libre autant qu’en bassin.

NORD ET ILES : PAS DE LISTES UNITAIRES NON INDÉPENDANTISTES
Les discussions entre non-indépendantistes au nord et aux Iles ont échoué. Aux Iles, Calédonie Ensemble voulait imposer à l’Avenir en Confiance l’appartenance géographique du 2e et 3e de liste. Celles entamées entre indépendantistes dans le sud ont également échoué. Même entre partenaires politiques supposés, le destin commun n’est pas pour demain !

L’INSTITUT JEANNE D’ALBRET VA FERMER après avoir soufflé, tristement, ses 90 bougies. Personne, pourtant, ne peut douter de l’action de cette association en faveur de jeunes filles en situation d’abandon et de désespoir.

BRAVO À LA COMMUNE DE KONÉ QUI CONTRACTE AVEC LE PROFESSEUR MILKMAN, célèbre pour ses travaux relatifs à la lutte contre les addictions. Professeur émérite de psychologie à la Metropolitan State University de Denver, il est l’un des chefs de file international de la réflexion sur les programmes de prévention contre la délinquance et l’addiction chez les jeunes.

Les travaux du Professeur Milkman avec le Centre Islandais de Recherche Sociale et d’Analyse (ICSRA) ont en effet contribué à réduire l’abus de substances addictives chez les adolescents islandais, dont le niveau est passé du plus élevé au plus bas en Europe au cours des 20 dernières années. Son travail est maintenant reproduit avec succès depuis de nombreuses années, dans de nombreux pays.

PREMIÈRE PIERRE DE L’EHPAD DE TINA, l’établissement recevra également des personnes âgées dépendantes et comprendra une unité d’accueil Alzheimer.

UC : OUVERTURE ET VIOLENCE VERBALE

L’Union Calédonienne a choisi l’ouverture à un maire non kanak en province Nord, mais confirme sa violence dans les propos à l’égard des non-indépendantistes.

On se souvient de « l’axe du mal », expression utilisée lors de la campagne électorale, pour qualifier ses adversaires. Cette fois, c’est l’exportation du minerai de nickel de basse teneur -en l’espèce, celle autorisée à la SLN par le gouvernement local-, qui est la cible de ses violences verbales.

Cette exportation est considérée comme « un pillage éhonté de notre ressource naturelle non renouvelable« . Quant aux citoyens qui ont voté l’autorisation, ils sont dénoncés comme ceux « qui favorisent et encouragent ces pratiques de pillage et de politique de la terre brûlée« . L’Union Calédonienne considère que ces élus sont « complices » d’actes aggravant la situation sans qu’il y ait la moindre contrepartie pour la Nouvelle-Calédonie.

Il faut comprendre que ce message s’adresse à tous les exploitants miniers qui ne fournissent pas la SMSP. Et que les milliers d’emplois directs, indirects et induits résultant de l’activité minière et métallurgique de la SLN ne constituent nullement une « contrepartie » de cette exploitation minière. Probablement parce qu’ils sont majoritairement situés en province Sud.

Que serait un pays indépendant géré dans ces conditions d’intolérance. Ou une majorité indépendantiste au Congrès et au gouvernement après le 12 mai …

PHILIPPE GOMES CONTESTE LES FAITS QUI LUI SONT REPROCHÉS

Philippe Gomes a choisi l’offensive. D’une part, il conteste sa participation au vote de la Commission permanente d’un texte concernant la SAS Nouvelle-Calédonie Énergie qu’il présidait. D’autre part, il estime que son vote, à l’Assemblée Nationale, autorisant la garantie de l’Etat en faveur de NCE qu’il présidait relève de la défense de l’intérêt général, et en aucun cas, d’une prise illégale d’intérêt.

« Je ne suis donc coupable d’aucune prise illégale d’intérêts, sauf à considérer que tous les élus participant aux débats ou aux votes relatifs à des entités dans lesquelles ils exercent une fonction de président ou d’administrateur, sont des délinquants !« , écrit-il dans un communiqué. En conclusion, le député de la deuxième circonscription estime que « cette procédure finira à la seule place qui lui convienne : les oubliettes de l’histoire judiciaire calédonienne ».
Cette conclusion relève d’un défi, lancé aux juges, d’établir sa culpabilité à l’examen des éléments qu’il détaille. Cependant, les juges ne sont pas en fonction pour répondre à des défis, mais pour rendre justice « au nom du peuple » en dehors de toute pression et en toute indépendance.
Une chose est en tout cas certaine. Un Parquet ne décide pas la poursuite, et un juge ne met pas en examen un député de la République à la légère. Pour le reste, certains pourraient penser, à tort, que le Pouvoir central ne s’est pas opposé à cette procédure qui s’inscrit pourtant dans un calendrier plus que sensible. A tort, faut-il le répéter, car Madame la Garde des Sceaux veille scrupuleusement à l’indépendance des Parquets. Bien entendu.

PHILIPPE GOMES MIS EN EXAMEN POUR PRISE ILLÉGALE D’INTÉRÊT

La nouvelle fait l’effet d’une bombe à 3 semaines des élections provinciales de Nouvelle-Calédonie : Philippe Gomes a été mis en examen pour prise illégale d’intérêt. Confirmée par le Parquet, l’information a été reprise en métropole, notamment par l’Express, le Figaro et Outre Mer 360. Rififi politique. 

COMMUNIQUÉ DU PARQUET DE NOUMÉA
C’est le procureur de la République de Nouméa qui a diffusé un communiqué de presse dans lequel il explique le cheminement de l’affaire qui a conduit à la mise en examen de Philippe Gomès, le 4 avril dernier pour prise illégale d’intérêts, « infraction qu’il conteste » a-t-il indiqué.

UNE DEMANDE DE LA HAUTE AUTORITÉ POUR LA TRANSPARENCE DE LA VIE PUBLIQUE
C’est par l’association de lutte contre corruption Anticor et la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique que le Parquet de Nouméa a été saisi. Cette dernière a transmis un dossier résultant de ses premières investigations, « considérant qu’il pourrait être reproché à Monsieur Philippe Gomès, en tant que député de Nouvelle Calédonie et membre du Congrès de Nouvelle-Calédonie, diverses opérations liées à sa présidence de la SAS Nouvelle Calédonie Energies (NCE) courant 2016 à 2018 et susceptibles de caractériser le délit de prise illégale d’intérêts« .

Suite à cette saisine, 2 juges d’instruction ont été chargés de l’enquête le 23 novembre dernier.

NOUVELLE CALÉDONIE ÉNERGIE
Le délit de prise illégale d’intérêt résulte « des indices graves et concordants rendant vraisemblable qu’elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions« .

Selon le dossier transmis par la Haute Autorité,  cette mise en examen serait donc consécutive à de faits en relation avec Nouvelle Calédonie Energie, dont Philippe Gomes a assuré la présidence avant de devoir la quitter sur l’injonction du Conseil Constitutionnel.

LA JUSTICE PAS IMPRESSIONNÉE
Ces ennuis judiciaires pour le fondateur et patron de Calédonie Ensemble intervient après une série d’auditions et de gardes à vue ayant frappé des élus et des collaborateurs du parti.

A l’évidence, la dénonciation, par Philippe Michel, Président de la Province Sud, de ce qu’il a qualifié d’instrumentalisation politico-judiciaire en plein calendrier électoral, n’a guère impressionné la Justice.

GRAVES ET CONCORDANTS
Aucun élément, du reste, n’indique que les parties émergentes de l’enquête en cours, il y a quelques jours, relèvent de la même affaire que celle justifiant la mise en examen du député de la deuxième circonscription. Ainsi, d’autres « pistes » seraient actuellement examinées.

A l’évidence, en tout cas, les faits sont suffisamment graves et concordants pour que la Justice n’hésite pas à intervenir à  quelques jours d’un scrutin local jugé déterminant pour l’avenir économique, social et politique de la Nouvelle-Calédonie.

LE JOUR DE LA PRÉSENTATION DE LA LISTE
Malchance, calcul ou ironie du sort : l’annonce par le Parquet et les médias de la mise en examen de chef de file de Calédonie Ensemble coïncide avec la présentation des 20 premiers de liste, en province sud, pour le prochain scrutin.

Reste maintenant à savoir si, en dépit de sa mise en examen, Philippe Gomes conduira, ou même figurera sur cette liste.

LA SLN VA POUVOIR EXPORTER 4 MILLIONS DE TONNES DE MINERAI – Drame : l’horreur au Quartier Latin – Erick Roser, nouveau Vice Recteur – Ouvéa : l’hotel Beaupré fermé pour cause de conflit

LA SLN VA POUVOIR EXPORTER 4 MILLIONS DE TONNES DE MINERAI de nickel, c’est la décision du gouvernement prise à la majorité hier. Mais cette fois, la majorité était non-indépendantiste, les indépendantistes ayant voté contre.

En effet, la SLN va pouvoir exporter du minerai basse teneur vers le Japon, et consacrer une partie de ses ventes pour l’usine de Corée. Les indépendantistes, selon la « doctrine » de la province Nord, veulent que toutes les exportations soient dévolues aux usines de la SMSP.

La montée en puissance se fera progressivement pour la SLN : 2 millions de tonnes en 2020, 3 millions en 2021 et 4 millions en 2022. La société investira 5 milliards FCFP environ pour le développement de cette activité d’export.

Ces opérations vont contribuer à sauver la SLN d’une faillite annoncée. L’objectif est bien, cependant, de diminuer le cash cost de Doniambo pour un retour à l’équilibre, puis aux bénéfices.

HORREUR AU QUARTIER LATIN où un petit garçon a été happé par une grille métallique qui se refermait sous les yeux de ses parents.

NOUVEAU VICE-RECTEUR POUR LA CALÉDONIE, ce sera Erick Roser, agrégé de mathématiques et Inspecteur Général de l’Education Nationale. Erick Roser a été conseiller de François Fillon de d’Eric Chatel.

MINERAI POUR L’USINE CHINOISE DE YINCHUAN – Une exportation de 460 000 tonnes de minerai de basse teneur a été été autorisée. L’opérateur est la NMC.

CONFLIT COUTUMIER : L’HOTEL BEAUPRÉ À OUVÉA FERME et les clients ont été redirigés vers d’autres hébergements. L’instabilité est ainsi néfaste au développement des Iles Loyauté, alors que la sécurité, dans tous les domaines, est une exigence des touristes et des Tour Opérateurs. Déjà qu’avec les aléas multiples d’Air Cal, surnommée « Air Peut-Être » …

« SORTIR » DE CALÉDONIE À UN PRIX ACCESSIBLE

Dans le monde moderne, le mode de déplacement des citoyens est devenu un produit de première nécessité. Les transports publics, la voiture, le train, l’avion sont des sujets de première importance dans l’organisation sociale. Or, la Nouvelle-Calédonie est une île et tout déplacement vers d’autres lieux impose un transport aérien. C’est pourquoi, l’un des enjeux du 21e siècle, pour les Calédoniens, est la démocratisation de l’accès aux plates-formes aéroportuaires les plus proches pour se rendre où ils le souhaitent. Se pose alors clairement le prix des billets Nouméa-Sydney et Nouméa-Auckland. Propositions des listes aux élections provinciales.

« GARANTIR UN TARIF ANNUEL INFÉRIEUR À 50.000FTTC » POUR L’AVENIR EN CONFIANCE
L’Avenir en Confiance formule la proposition la plus précise : 50 000F toute l’année pour se rendre à Sydney, Auckland et Brisbane.

Certes, la liste emmenée par Sonia Backes veut également « faciliter l’installation de nouvelles compagnies aériennes pour favoriser la concurrence et faire baisser les prix« , mais sa formulation, sur un ordre de prix -moins de 50 000F toute l’année-, est la plus volontariste.

FAVORISER L’IMPLANTATION D’UNE COMPAGNIE AÉRIENNE LOW COST POUR CALÉDONIE ENSEMBLE
C’est dans la partie « tourisme » que le parti de Philippe Gomes présente une proposition touchant au transport aérien. Son projet est de favoriser la venue d’une compagnie à bas coût australienne. Il cite d’ailleurs Jetstar, la filiale low cost de Qantas, et évoque même des discussions avec l’opérateur.

RÉALISTE OU PAS ?
Simples promesses de campagne ou engagement ferme ? L’avenir le dira autant que le verdict des élections provinciales. Mais une chose est sûre : les Calédoniens ne comprennent pas que les Polynésiens puissent voyager vers Paris, distante de 16 000km, à 100.000FCFP l’aller retour, et eux, devoir payer … 100.000FCFP -et parfois davantage- en hautes saisons pour se rendre à 2000km de chez eux !

Le voyage aérien, il y a un peu plus d’un demi-siècle, était réservé à une élite et à des clients aisés. Depuis, et de plus en plus par la mondialisation, il s’est démocratisé. L’arrivée des compagnies low cost a fait le reste.

PAS PLUS DE TOURISTES, PAS PLUS DE COMPAGNIES AÉRIENNES !
Le vulgum pecus a souvent l’impression qu’on « empêche » les « autres » compagnies aériennes de se poser à Tontouta. La vérité est plus simple : le transport aérien est un business, et pour une compagnie aérienne, venir en Calédonie dans les conditions actuelles, c’est la certitude suicidaire de perdre de l’argent ! Dernière à en avoir fait les frais : Air Austral.

La réalité, c’est que pour notre petit marché de quelques dizaines de milliers de voyageurs, la seule augmentation du trafic passe exclusivement par le développement touristique et l’arrivée de nouveaux voyageurs touristiques. Or, depuis 15 ans, ce développement est au point mort. L’équation est simple : pas plus de touristes, pas plus de compagnies aériennes !

DÉMOCRATISATION DU VOYAGE
Mais les Calédoniens n’en ont cure, et c’est bien naturel : ils estiment que le voyage vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande doit devenir accessible financièrement au plus grand nombre, phénomène normal de démocratisation du voyage.

Alors par quel moyen ? Nouveaux tarifs imposés ? Accompagnement des pouvoirs publics pour une sorte de continuité continentale ? Arrivée effective -mais peu probable en raison d’un faible marché de voyageurs- de nouvelles compagnies ou d’une compagnie low cost ?

En mai, c’est d’abord l’électeur qui devra choisir.

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