L’UC IRA AU DEUXIÈME REFERENDUM ET RÉFUTE « LA CHARTE DES VALEURS »

Daniel Goa interrogé par Angélique Souche

Interrogé par Angélique Souche sur NC la 1ère, le Président de l’Union Calédonienne également porte-parole du FLNKS, Daniel Goa, a livré ses sentiments sur le résultat du referendum et la suite que ce parti indépendantistes compte donner au scrutin.

Il a souligné que le score obtenu par le « oui » est supérieur au nombre de Kanak électeurs, ce qu’il considère être un succès. Enfin, il a dénié tout crédit à « La Charte des Valeurs ».

PROVINCIALES : PLUSIEURS LISTES OU PAS
« Aller avec plusieurs listes, ou poursuivre la dynamique unitaire« , ce sera la réflexion menée à l’intérieur du FLNKS dans le cadre de la préparation des provinciales. Daniel Goa relève qu’une stratégie unitaire permettrait d’obtenir un meilleur score.

SECOND REFERENDUM : « IL FAUT S’Y TENIR »
Concernant le second referendum, le Président-porte parole est clair : il est prévu dans l’Accord de Nouméa et « il faut s’y tenir« . Utilisant l’image d’un match de foot, il estime que la première mi-temps a eu lieu, et qu’il faut à présent poursuivre avec la seconde mi-temps. Ce sera la consultation de 2020. Si enfin celle-ci ne débouche pas sur l’indépendance, « il faudra jouer les prolongations« , avec le scrutin de 2022.

L’ENTERREMENT DE LA « CHARTE DES VALEURS »
Quant à la fameuse « Chartes des Valeurs Calédoniennes », il prononce un avis tranché.  » Personne n’a voulu la valider. Nous, nous continuerons à travailler avec les valeurs qui sont les nôtres et jusqu’à présent, cela a bien fonctionné. Il n’y a pas besoin d’aller écrire sur une feuille « …  » On a déjà un cadre qui rassemble nos valeurs, c’est celui de l’Accord de Nouméa« .

NOUVELLES PROTECTION DES YAOURTS, PRODUITS LAITIERS, FROMAGES : L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE RECOMMANDE LE REJET

 

TFL/Socalait, sociétés détenues par CAFF Investissements SAS, bénéficiant déjà de protections de marchés, a sollicité récemment de nouvelles protections sur les yaourts et fruits, les babeurre, laits et crèmes caillés, les fromages frais non affinés, les spécialités laitières et les desserts. Le gouvernement, saisi, devrait prochainement trancher. La CCI, le Comex se sont prononcés. Le rapport de l’Autorité calédonienne de la Concurrence était attendu. Il est très défavorable.

UN RENFORCEMENT DE POSITION DÉJÀ « TRÈS DOMINANTE »
Après avoir défini le marché dans le secteur des produits laitiers et des crèmes desserts UHT en Nouvelle-Calédonie, l’Autorité constate que les sociétés TFL/Socalait occupent 80% du marché des « yaourts et autres laits fermentés ».

Elle analyse ensuite un critère important pour la Calédonie et les consommateurs : la contribution des mesures de protection au progrès économique. Sur ce point, « L’Autorité s’interroge donc sur la contribution au progrès économique de cette protection de marché qui, à elle seule, aura pour effet de renforcer la position déjà très dominante de TFL sur les différents segments de marché et de réduire les gammes des produits et marques actuellement proposées aux consommateurs, à des prix compétitifs sur le territoire calédonien. »

PROTÉGER DES EMPLOIS … NON MENACÉS
Concernant l’emploi, Socalait/TFL s’engagent, en contrepartie des protections, à le maintenir tout en faisant progresser ses personnels en compétence. Mais l’Autorité n’en est pas convaincue, motif : « les résultats comptables de la société TFL montrent que cette dernière est en bonne santé de sorte que ses emplois ne sont pas menacés pour des raisons financières : son résultat comptable a augmenté d’environ 20 % entre 2015 et 2017 tandis que son bénéfice distribuable a augmenté de 25 % entre 2016 et 2017« .

CONDUIRE À DES PRATIQUES ANTICONCURRENTIELLES
Conclusion sans appel de l’Autorité : « L’Autorité en déduit que les protections de marché envisagées à l’égard des sociétés TFL/Socalait ne contribueraient pas au progrès économique, autrement que par le renforcement d’une position déjà très dominante de la société TFL sur les segments de marché concernés,susceptibles de la conduire à commettre des pratiques anticoncurrentielles du fait de la responsabilité particulière qui lui incomberait. »

NI AMÉLIORATION DU BIEN ÊTRE DES CONSOMMATEURS, NI VALEUR AJOUTÉE
Sur la part du profit qui en résulte réservée aux utilisateurs, l’avis n’est pas moins net : « l’extension du quasi-monopole de la société TFL sur plusieurs segments de marché ainsi que la réduction des volumes d’importation de crèmes desserts UHT, qui présentent des qualités indéniables du point de vue des consommateurs calédoniens (longue conservation, hors de la chaîne du froid, prix bas) ne permettent pas de considérer que les mesures de protection de marché demandées améliorent le bien-être des consommateurs » et de conclure : « Au surplus, la société TFL s’approvisionnant exclusivement à l’international pour ses matières premières, les mesures de protection de marché ne bénéficieront pas non plus à la création de valeur ajoutée sur le territoire calédonien« .

ÉLIMINATION « SUBSTANTIELLE » DE LA CONCURRENCE
Sur les produits laitiers frais, l’Autorité indépendante écrit que les protections renforceraient de manière substantielle la position dominante de TFL sur les segments de marché des produits laitiers concernés. « Il s’ensuit que ces mesures de protection de marché conduisent à une élimination totale de la concurrence des produits importés alors que, sur le marché calédonien, les deux producteurs artisanaux n’ont pas les moyens de s’y substituer. La société TFL ne subira donc aucune concurrence potentielle de la part des opérateurs locaux« , poursuit l’Autorité de la Concurrence, indiquant clairement que ce serait la mise en place d’un monopole absolu.

DES PROTECTIONS NULLEMENT INDISPENSABLES
Sur le caractère indispensable de la mesure de protection, l’Autorité de la Concurrence de la Nouvelle-Calédonie conclut de manière très claire : « Dès lors qu’il n’est pas démontré que les protections de marché demandées contribuent au progrès économique, elles ne peuvent avoir un caractère indispensable ».

Dans son avis, l’organisme « recommande » au gouvernement, notamment de refuser les demandes de protection de marché formulées par TFL/Socalait. Quant aux produits de première nécessité, la recommandation est de ne pas substituer « aux mesures quantitatives demandées des mesures tarifaires qui conduiraient immanquablement à augmenter le prix des produits qui sont aujourd’hui librement importés« .

Source : avis de l’Autorité de la Concurrence de la Nouvelle-Calédonie

DERNIÈRE LIGNE DROITE AVANT LE REFERENDUM : UN SCRUTIN QUI DEVRAIT AVOIR UN RETENTISSEMENT NATIONAL ET INTERNATIONAL – Fausse alerte au requin à la baie des Citrons – Le président du gouvernement à Bali pour une conférence – Sécurité routière : opération silhouette

DERNIÈRE LIGNE DROITE AVANT LE REFERENDUM : UN SCRUTIN QUI DEVRAIT AVOIR UN RETENTISSEMENT NATIONAL ET INTERNATIONAL – On y sera dimanche prochain : quelques 174 000 électeurs sont appelés aux urnes pour décider ou non de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à l’indépendance.

Cette ouverture à la pleine souveraineté par un scrutin d’autodétermination avait été l’un des piliers du retour à la paix après les événements sanglants que le territoire avait traversés entre 1984 et 1988. Ce scrutin avait été inscrit dans les dispositions des Accords de Matignon puis d’Oudinot. Il devait se dérouler en 1998.

En 1991, Jacques Lafleur avait proposé la « solution consensuelle » reportant le referendum à 20 ans plus tard. Cette proposition avait été actée en 1998 lors des Accords de Nouméa qui firent, en outre, considérablement évoluer le statut calédonien vers « les confins de l’autonomie ».

Le scrutin de dimanche prochain a été préparé par les différents gouvernements français avec une attention particulière. Des observateurs de l’ONU ont été admis à en suivre la préparation, notamment pour ce qui concerne l’établissement des listes électorales. Le gouvernement actuel a accepté l’ensemble des propositions du Comité des Signataires, aussi bien pour les bureaux de vote des Iles Loyauté décentralisés sur la Grande Terre, que pour l’inscription automatique des ayants droits kanak et non-kanak.

Finalement, le scrutin du 4 novembre relèvera lui même du consensus le plus large, uniquement contesté par le Parti Travailliste de Louis Kotra Uregei. En ce sens, il devrait avoir un fort retentissement national et international.

PHILIPPE GERMAIN S’ENVOLE POUR BALI – Le président du gouvernement assistera pendant deux jours à la conférence « Notre Océan », une initiative américaine consacrée aux effets du réchauffement climatique.

OPÉRATION « SILHOUETTE » : lancée par Cynthia Ligeard, membre du gouvernement en charge de la sécurité routière, elle consiste à installer 25 silhouettes noires représentant les victimes des accidents de la route en 2017.

FAUSSE ALERTE AU REQUIN – Alertés par une résidente de la baie des Citrons qui avait aperçu une grosse tache sombre au milieu de la baie, les services de secours ont constaté la présence d’un dugong et de son petit.

WEEK END SPORTIF avec notamment la Bluescope Race entre le Phare Amédée et l’Anse Vata, ainsi que la poursuite du championnat territorial de golf.

Par manque de vent, les kitesurfers et les véliplanchistes n’ont pu s’élancer de l’îlot Amédée. Seul ceux possédant un équipement avec foils ont pu participer. Côte Vaaa, en V6, c’est le team de l’OPT qui se classe en tête. Un invité : le n°1 du stand-up paddle en Australie. 200 adeptes de la glisse participaient à cette désormais Classique.

Quant au golf, avant les « rounds » de Tina et de Dumbéa, Guillaume Castagne est en tête chez les hommes, et Marie Lea Echegut chez les dames.

Parmi les autres manifestations, il faut noter la fin de la semaine du cheval à l’hippodrome Henri Milliard qui a remporté un vif succès, ainsi que la dernière manche du championnat de Drift à l’Arène du Sud de Paita devant 6000 personnes.

DEVANT UNE SALLE COMBLE, SONIA BACKES DONNE LES GRANDES LIGNES DE LA PROPOSITION DE STATUT

L’après référendum se prépare, et les partis loyalistes font plutôt confiance aux sondages qui donnent le « non » à l’indépendance gagnant. Presque simultanément, Calédonie Ensemble et les Républicains Calédoniens présentent un nouveau projet de statut pour la Calédonie « post référendaire ». Les Républicains Calédoniens ont dévoilé leur projet devant une salle comble à la Rivière Salée. Parmi les observateurs intéressés : plusieurs de l’ONU, et des diplomates. Présentation.

DONNER UN CARACTÈRE STABLE ET DÉFINITIF AU STATUT CALÉDONIEN pour éviter les référendum prévus par l’Accord de Nouméa est l’objectif affiché du projet. Pour cela, les Républicains Calédoniens proposent de substituer au régime transitoire inscrit dans la Constitution pour le statut actuel, un titre définitif.

RÉGULER UN DROIT PERMANENT À L’AUTODÉTERMINATION, originalité juridique inspirée par le régime québécois, c’est la proposition formulée par le parti de Sonia Backes pour prendre en compte la quête des indépendandistes. Le scrutin pourrait être demandé, cette fois, non pas par des élus, mais par 50% des électeurs, avec un délai de 25 ans entre chaque éventuelle consultation. Cette proposition vise à se substituer aux 2e et 3e consultations prévues, qui seraient ainsi remplacées par ce droit permanent.

RÉNOVER LES INSTITUTIONS, notamment en introduisant une prime majoritaire dans l’élection du gouvernement pour en assurer cohérence et stabilité

REVISITER LE RÉÉQUILIBRAGE en prenant en compte l’évolution démographique des provinces. Aujourd’hui : par habitant, 230 000 dans le sud, 510 000 dans le nord, et 830 000 aux Iles, alors que la Province sud accueille 74% de la population.

REDEFINIR LE CORPS ÉLECTORAL PROVINCIAL en revenant à un corps électoral « glissant » à 5 ans, et en faisant accéder à la citoyenneté les enfants nés en Calédonie et les conjoints de citoyens. Le nombre actuel « d’exclus » est de 41 660 électeurs.

ASSOCIER LES COUTUMIERS à la résolution des problèmes de délinquance.

PLACER TOUS LES CALÉDONIENS « au centre du dispositif », notamment pour ce qui concerne le programme Cadres Avenir.

Calendrier proposé par les Républicains Calédoniens : négociations dès l’après-referendum, consultation des Calédoniens en 2020 et modification de la Constitution. Ce processus serait suivie d’une demande de sortie du territoire de la liste des pays à décoloniser.

LE FLNKS MET LE PAQUET SUR LA CÔTE EST, COUVERTE D’EMBLÈMES INDÉPENDANTISTES

Côte Est. Les signes extérieurs sont révélateurs : pas une tribu, pas un pont, pas 1 km de route, pas un abri de vente de la Côte Est sans que soient affichées les couleurs du FLNKS. Le Front de Libération bat la campagne, et montre à ceux qui en douteraient, qu’il faut voter pour le « oui » à l’indépendance.

La violente diatribe contre « l’axe du mal » récemment infligée par le président de l’UC fait partie de cette pression psychologique qui s’exerce. Une méthode que l’on retrouve au Québec !

Là-bas, en effet, la possibilité de faire grève est limitée aux périodes de renégociations des conventions collectives, dans un délai fixé d’accord partie dans chacune des conventions. Avant la grève, recours ultime qui ouvre le droit au chef d’entreprise de mettre celle-ci en « lock-out », les syndicats utilisent ce qu’ils appellent « des moyens de pression ». Ces moyens sont essentiellement des affichages, et même, des impressions de tee-shirts indiquant la revendication.

Sur la Côte Est, le drapeau de la République n’est, pour autant, pas absent. Mais il flotte -et cela peut se comprendre !- uniquement sur les édifices de l’Etat : subdivision et gendarmerie. Et aussi sur les mairies. En double avec celui du FLNKS.

EN CALÉDONIE, LES PRIX ONT LA BANANE ! Entre 600 et 750f le kilo … contre 225f en métropole

1,89 € = 225 FCFP

Bien sûr, il ne s’agit pas de mettre en cause les producteurs. Juste, de manière générale, notre modèle économique. Le prix de la banane, en Calédonie, et notamment à Nouméa, a de quoi susciter une profonde -mais vraiment bien profonde- réflexion. Cherté.

Pensez donc. Au fin fond de la métropole, le consommateur se voit offrir des bananes au supermarché. Après quel circuit ?

En métropole, il n’y a pas beaucoup de bananeraies. Ou alors, ça se saurait.

Les bananes sont donc importées.

Prenez le cas de celles qui sont en photo. Elles sont produites au Costa Rica, sont embarquées à bord d’un bateau, acheminées à travers l’Atlantique, débarquées dans un port français, soumises à des droits de douane, chargées pour être transportées dans toutes les villes de France, taxées de TVA et commercialisées dans des supermarchés ou des hyper. Résultat pour le consommateur : 225f le kilo.

En Calédonie, elles sont produites localement. Pas de transport, pas de transbordement, pas de droits de douanes, une TGC « adaptée ». Résultat : 600f le kilo pour la William au Marché, 850f pour les bananes poingo …

Presque 3 à 4 fois plus cher qu’en métropole, en production locale.

De combien ces prix vont baisser grâce au miracle de la TGC et du contrôle des marges et des prix ? 10, 15% ?

Patience, attendons pour voir.

Pour voir si finalement, les consommateurs ne vont pas se faire bananer !

La Calédonie à la croisée des chemins en matière de modèle économique

Les derniers soubresauts relatifs à la mise en œuvre de la TGC accompagnée d’un texte sur le contrôle des marges et des prix « pour éviter l’inflation » et même générer « une baisse des prix de 10 à 15% » dans certains secteurs ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Conséquences.

QU’EST-CE QUE LA MARGE ?
La marge, pour une entreprise, n’est pas son bénéfice. La marge dégagée sur son chiffre d’affaires lui permet de payer ses charges, et le « bonus » constitue à la fois une réserve pour ses aléas, ses investissements futurs, ainsi que ses bénéfices à distribuer.

Lorsque la marge ne permet pas de payer au moins les charges, pas de bénéfices, et l’entreprise entre « dans le rouge ».

C’est toute la philosophie économique qui sépare, en matière de contrôle des marges, Calédonie Ensemble et les indépendantistes des autres partis politiques loyalistes, et surtout, ce qui est nouveau, des partenaires sociaux. Il faut y ajouter un nouvel acteur, indépendant et jugé compétent au fil de ses premières analyses : l’Autorité locale de la Concurrence.

BAISSE DES PRIX ET EMPLOIS
Calédonie Ensemble, dans cette affaire joue gros. Que quelques prix baissent « à la marge », si l’on peut dire, mais que des emplois soient fracassés, et ce sera, pour le parti, une catastrophe d’autant plus préjudiciable qu’elle interviendrait en pleine campagne électorale provinciale.

Or, une baisse générale des prix est exclue. Ou alors, il faudrait, à la fois, mettre l’ensemble des entreprises importatrices dans le rouge, l’ensemble des producteurs locaux sous le régime d’une imposition des prix à la baisse, et l’ensemble des entreprises de distribution en grande difficulté financière ! Inenvisageable.

Alors dans le paysage économique des semaines à venir, les consommateurs vont scruter les prix, pour voir lesquels vont effectivement baisser.

Quand aux partenaires sociaux et aux acteurs économiques, ils feront les comptes pour savoir si l’emploi est maintenu, ou altéré.

TRÉSORERIE DES ENTREPRISES
En cette fin d’année, les entreprises, en tout cas, ne sont pas au bout de leurs difficultés. Le remboursement de leurs stocks d’avant TGC leur ouvrira, dans certaines conditions, un crédit d’impôt. Elles n’auront, de ce fait, aucune rentrée de trésorerie immédiate.

En revanche, elles devront financer les stocks de fin d’année ainsi que le paiement de la nouvelle taxe.

Leur trésorerie sera-t-elle suffisante, d’autant que les « gels » décidés impactera leurs marges ?

Autre question : les banques, en mal de collecte locale de fonds comme de refinancement par leurs établissements-mères, vont-elles accorder des facilités de trésorerie aux entreprises ou confirmer leur frilosité ?

Le résultat global de tout cela ne devrait pas tarder à être connu.

L’enjeu économique fusionnera avec l’enjeu politique de mai 2019. Un certain renouvellement des provinces et du Congrès, et pour tout dire, du pouvoir …

COMME UNE LENTE MISE À MORT DE LA SLN …

La SLN approche-t-elle inexorablement de la fermeture d’un de ses deux fours de Doniambo, marquant le recul annonciateur de la disparition de l’usine séculaire ? On le saura probablement après le referendum.

Voila une entreprise calédonienne, pionnier métallurgique du territoire, en grande difficulté financière depuis plusieurs années, victime d’agressions à l’exploitation, après des incendies répétés de ses installations à Kouaoua, qui est aujourd’hui la proie … de « jeunes barragistes » du lieu, appuyés par un syndicat qui décrète une grève générale pour les soutenir !

Au siège d’Eramet, les dirigeants et les actionnaires doivent se pincer pour réaliser qu’ils ne rêvent pas …

EN DANGER DE MORT
La SLN, en danger de mort, est sous perfusion depuis 3 ans. Déficitaire, en rupture de trésorerie, elle n’a du son salut qu’à un prêt de quelques 60 milliards de francs CFP, pourvu partie par la maison mère, Eramet, et par l’Etat sous l’impulsion de Manuel Valls, alors Premier ministre.

Les actionnaires calédoniens, quant à eux, se sont abstenus de mettre la main à la poche …

DES PERTES TOUJOURS COLOSSALES
Au fil des efforts pour réduire le « cash cost » de l’usine, et redonner à la SLN de la compétitivité face à ses concurrents qui lui passent devant le nez dans ce domaine, la société continue de perdre des sommes colossales chaque mois.

Ces efforts, compte tenu de la parité du dollar, et du renchérissement des prix énergétiques, ne suffisent toujours pas à rétablir la profitabilité de l’entreprise.

TRÉSORERIE ASSÉCHÉE EN 2019
Or la SLN doit faire face à deux immenses difficultés :
– la mine de Méa, à Kouaoua, a rendu tout son minerai, et l’exploitation de Népoui est déficitaire. Comment compenser ces difficultés ?
– la lente érosion de la trésorerie issue du prêt conduira à l’assèchement des disponibilités vers le second semestre 2019.

Eramet a fait savoir qu’elle ne renflouerait pas davantage la SLN. Déjà, une partie de l’approvisionnement de l’usine de Sandouville vient d’Europe du nord.

LES FOURS ONT BESOIN DE MINERAI
Quant à l’approvisionnement de Doniambo en minerai, le blocage et les retards accumulés de Kouaoua, la situation de Népoui, ne vont-ils pas conduire, peut être, – et les Calédoniens doivent prier le ciel pour que ne soit pas le cas -, à la mise en sommeil d’un four à l’usine ?

En tout cas, ce n’est sûrement pas en bloquant ses installations que les affaires s’arrangeront !

VALEUR AJOUTÉE ?
La question que les Calédoniens devraient se poser est celle-ci : pour Eramet, la SLN est-elle aujourd’hui une valeur ajoutée ou une source de problèmes ?

Réponse, peut être, après le referendum, et « le jour d’après » risque d’être sombre.

VIE CHÈRE : UN DOSSIER QUI « PATINE » DEPUIS DES ANNÉES !

 

La lutte contre la vie chère, c’est l’une des arlésiennes calédoniennes. Une espèce d’incantation, de grandes déclarations, des mesures inefficaces, et au total, un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Dans ce domaine, la Nouvelle-Calédonie ne montre guère l’exemple, provoquant elle-même des hausses, et prônant des mesures dont la pertinence n’est pas avérée. Au total, un échec sur la méthode, qui sera illustrée, dans les semaines à venir, par une série de réflexions dans notre dossier « Vie Chère ».

DANS LA RUE … EN 2013
Après quelques mesures censées rendre la vie des consommateurs calédoniens moins chère, une grande manifestation avait réuni plusieurs milliers de personnes en mai 2013. « Nous vivons dans une société à deux vitesses, qui ne peut changer qu’avec une réforme globale de l’économie et de la fiscalité », avait déclaré Joao d’Almeida au nom de la Fédération des Fonctionnaires.

S’en étaient suivi plusieurs initiatives censées apporter une réponse à cette forte attente des calédoniens. Une commission spécialisée au Congrès, une intersyndicale, une conférence permanente au sein d’un groupe dénommé « agenda partagé », plusieurs déclarations politiques,

Tous les gouvernements se sont prononcés sur cette question depuis une demi-décennie. L’instauration de la TGC, dernière initiative fiscale en cours, a été présentée comme étant « le » moyen de faire baisser les coûts.

AUCUN RÉSULTAT
Mais pour l’instant, rien n’y fait.

Pire : l’augmentation de la pression fiscale directe et indirecte par la puissance publique a surenchéri les coûts.

Élément nouveau dans ce paysage, cependant : la toute nouvelle Autorité de la Concurrence calédonienne. Dans la droite ligne des analyses de l’Autorité nationale de la concurrence, elle a déjà délivré des analyses frappées, à la fois, de l’expérience économique, et du bon sens.

Au delà de la polémique qui va enfler avec la proximité des élections provinciales prochaines, plusieurs constats objectifs s’imposent.

D’abord, globalement, les prix n’ont pas baissé. Bien au contraire !

Ensuite, au fil des années, aucune stratégie, déclinée en actions, en méthode, en objectifs plus précis n’a vu le jour.

Enfin, la récession économique et les difficultés budgétaires qui frappent la Nouvelle-Calédonie va rendre encore plus prégnante ce sujet qui touche au quotidien des Calédoniens, classes populaires comme classes moyennes. Les consommateurs calédoniens sont-ils condamnés à tout payer de plus en plus cher, sans que l’augmentation de leur pouvoir d’achat ne vienne compenser cette augmentation permanente ?

 

RÉFORME DE LA SANTÉ : MARCHE ARRIÈRE TOUTE. VITESSE OU PRÉCIPITATION ?

Plan Do Kamo dont les inspecteurs de l’Igas notaient qu’il consistait surtout en de bonnes intentions, rapport des inspecteurs de l’Inspection Générale des Affaires Sociales qui propose, pour la première fois en Calédonie, une vraie réforme en profondeur du pilotage et de la gouvernance en matière de santé et de protection sociale, un Ruamm au bord du gouffre, tout cela incite les autorités à agir rapidement. Le gouvernement a présenté aux instances officielles un « rapport cadre ». Visiblement, avec un déficit de concertation. Couac.

ABSENCE DE CONCERTATION AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX
Après que le Cese ait été informé du retrait du fameux projet de délibération sur lequel il devait donner un avis, c’était hier, au Congrès réuni en commission plénière, de décider le report de l’examen du texte. Motif : les organisations syndicales de salariés, réunis en une intersyndicale, ainsi que le Medef se sont émus d’une absence préalable de concertation.

A dire vrai, ils sont en effet directement concernés puisqu’une grande partie de la réforme proposée par l’Igas vise la gouvernance et le pilotage de la Cafat. Or, la caisse primaire de couverture sociale et de santé est gérée paritairement par les partenaires sociaux. Ceux-ci ont réclamé, à juste titre, une concertation préalable.

MARCHE ARRIÈRE TOUTE
Devant cette évidence, le gouvernement a fait marche arrière. Le Congrès, pour sa part, a abondé dans le sens des partenaires sociaux.

On voit bien que la question de la gouvernance et du pilotage de la santé est à la fois une question vitale, à fois pour la santé des Calédoniens, pour les finances publiques, et pour les entreprises. Or, le gouvernement, il y a quelques semaines, souhaitait qu’une commission spéciale donne rapidement son avis sur un catalogue de mesures présenté par l’Exécutif, démarche jugée quelque peu « courte », notamment par Thierry Santa, l’actuel président du Congrès.

YANNO EN CHARGE DE LA MAÎTRISE DES COÛTS DE LA SANTÉ … IL Y A 20 ANS
Ironie du sort, c’est probablement Gael Yanno qui présidera les prochaines commissions plénières du Congrès sur le sujet. Or, au début des années 90, et alors qu’il était jeune élu provincial du RPCR, il avait été chargé par Jacques Lafleur de proposer des dispositions pour mieux juguler les dérives des coûts de la santé.

A l’actif de l’ancien député, de vraies mesures avaient été prises, suscitant l’ire de l’ensemble des professions de santé. Et accessoirement, disent certains, la rupture d’alors entre le RPCR et Didier Leroux.

Le débat va donc se poursuivre, en concertation. Le gouvernement et le Congrès ont cependant des échéances à passer : celles des régimes sociaux, et en particulier, la rupture prochaine de trésorerie du Ruamm, et le règlement de la dette abyssale de ce régime. Les gouvernants vont-ils, provinces et territoire confondus, profiter du budget supplémentaire pour agir solidairement ?

« … ACCÈDE À LA PLEINE SOUVERAINETÉ ET DEVIENNE INDÉPENDANTE », LA QUESTION DU REFERENDUM

Finalement, une proposition du Premier ministre pour la question qui sera posée aux Calédoniens lors du referendum du 4 novembre a fait plutôt consensus.

« J’ai proposé aux membres du Comité que la question soit la suivante : voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante, a déclaré Edouard Philippe.

« Cette formulation a vocation a être soumise au Conseil d’Etat dans le cadre de l’examen du projet de décret convoquant les électeurs. Cette formulation a un sens politique profond. Elle permet à chaque force politique de se positionner clairement. » 

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …

120 000 ? LES VRAIS CHIFFRES DU TOURISME : 106 000 ! Sans Wallis, Vanuatu …

« Nouveau record avec 120.000 touristes », affiche l’Isee en publiant le compte des arrivées de « touristes » en 2017. A l’évidence, il s’agit des « entrées de visiteurs non-résidents » en Nouvelle-Calédonie. En effet, dans ce classement figurent par exemple les visiteurs en provenance de Wallis et Futuna. Des « touristes » tout de même particuliers … Décryptage.

« RAPPORT TOURISTIQUE » TRÈS FAIBLE, VOIRE NUL (PDTCNC)
Il est fort instructif, d’observer ces chiffres de l’Isee dans le détail. Une observation que recommandait déjà le fameux -et infortuné- PDTCNC en 2006, bible du développement touristique de 2006 à 2016 : « Près de 10 000 visiteurs, notait le rapport à cette époque, sont des « affinitaires voisins » (6 000 de Wallis, 3 750 de Polynésie) dont le « rapport touristique » est très faible, voire nul« . Si les chiffres ont évolué, les temps n’ont guère changé, et les chiffres continuent d’être agglomérés de la même manière.

Sur le « record » de 120 000 touristes déclarés l’an passé, le cumul des marchés réputés touristiques – France métropolitaine, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud- se situe en réalité à 106 436 touristes.

Quant aux visiteurs en provenance de Wallis et Futuna, de Polynésie et du Vanuatu, leur nombre de monte à … 14 179.

Pour les « records », les vrais, ils ne concernent ni la clientèle australienne (25 762 Australiens en 1984), ni la clientèle néo-zélandaise (10 373 Néo-Zélandais en 1990), et encore moins la clientèle japonaise (35 420 Japonais en 1998).

FRÉQUENTATION HÔTELIÈRE : 67 073 TOURISTES DANS LES HÔTELS
Un indicateur intéressant est celui de la fréquentation hôtelière, véritable baromètre du tourisme.

En matière de développement touristique, les piliers sont les hôtels, d’une part, et la desserte aérienne, d’autre part.

Combien de touristes -ceux que le PDTCNC dénommait « touristes d’agrément »- séjournent dans les hôtels ?

Pour l’année « record » 2017, ce sont … 67 073 touristes d’agrément qui ont été recensés par l’Isee dans ses comptes. Mais ses commentaires se gardent bien de mettre ce chiffre en relief.

Cela explique pourquoi, en dépit des chiffres claironnés depuis 10 ans, les hôteliers appellent à l’aide, à l’exception, peut être, du groupe « public » de la SHN dont les pertes sont couvertes par le Casino, et le cas échéant par la société financière de la Province sud. Quant aux autres, ceux qui relèvent du secteur privé, encore faut-il préciser qu’ils doivent une bonne part de leur occupation à la fermeture de plusieurs centaines de chambres depuis 2006 : celles du Surf, celles du Ramada, et une cinquantaine de clés au Méridien.

UN DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE EN PANNE DEPUIS 15 ANS
Au total, si objectivement, les chiffres d’arrivées de « touristes d’agrément » en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande sont en hausse légère, ceux du Japon stagnent aux alentours de 20 000 visiteurs, soit … 15 000 de moins qu’il y a 20 ans !

Pourtant, le PDTCNC avait forgé de formidables espoirs dans l’esprit des professionnels dont certains, en 2006, ne cachaient pas leur enthousiasme. On avait même demandé au ministre du Tourisme de l’hexagone, Léon Bertrand, qui depuis a connu quelques démêlées avec la Justice, de venir présider les « Assises » !

10 ans après, au terme de la période prise en compte par le Plan de Développement, les résultats sonnent comme un échec cuisant :

  • objectif 2006, 230 000 touristes d’agrément à l’échéance 2016, résultat 2017 : 67 000 touristes d’agrément si l’on exclut les « affinitaires »,
  • objectif 2006, construction de 2400 chambres nouvelles d’hôtels, à l’échéance 2016, résultat 2017, 250 chambres à Déva mais fermeture du Surf, d’une partie du Ramada et de chambres au Méridien, les chambres nouvelles résultant essentiellement de rénovations d’établissements,
  • objectif 2006, création de 3000 emplois nouveaux à l’échéance 2016, résultats 2017, …

Constat : entre la communication et la réalité, la différence est « kolossale » …

LES ASSURANCES VONT « RECOMMANDER » DE NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ

Depuis plusieurs années, la Nouvelle-Calédonie coûte de plus en plus cher aux assurances … qui répercutent naturellement ces coûts sur les contrats. Plus grave, certaines compagnies peuvent se poser la question de leur maintien sur le territoire.

Devant la hausse vertigineuse des cambriolages et vols en tout genre, et plus particulièrement, ceux des locaux commerciaux, des « recommandations » visant à renforcer les équipements de sécurité vont être dispensées.

Il s’agira, par exemple, de remplacer les rideaux en aluminium par des rideaux en acier, assortis de fixations renforcées. Ou encore de systématiser les installations « anti-voitures-bêliers ».

Certaines assurances, en métropole, refusent d’assurer des clients jugés trop à risque. Arme ultime contre d’éventuelles intrusions : le nuage aveuglant à bas de glycol qui empêche l’intrus de se déplacer autrement qu’à tâtons, laissant le loisir aux forces de l’ordre de l’interpeler en flagrant délit.

SMSP : SIGNATURE D’UN ACCORD POUR UNE USINE EN CHINE – Viol à Chaleix – « Comprendre les referendum 2018-2022 », un essai de l’historien Angleviel – Le Medef aura un Président – Nouveau clocher à l’église de Vao – Le Bulletin de la SEHNC est paru

NICKEL : ACCORD ENTRE LA SMSP ET UN FONDEUR CHINOIS – Selon Les Nouvelles Calédoniennes, un « Memorandum of agreement » vient d’être signé entre la SMSP et l’industriel chinois Yangzhou Yichuan Nickel Industry Co Ltd. Objectif de cet accord : en engagement de fourniture de minerai de basse teneur à hauteur de 600.000 tonnes avec, en contrepartie, une prise de participation majoritaire (51%) dans cette usine.

Le minerai serait fourni par NMC, structure mixte Pasco/SMSP (450.000 tonnes) et par les mineurs indépendants (150.000 tonnes). Il se substituerait aux approvisionnements en provenance d’Indonésie et des Philippines. La production est vendue à une filiale de Posco.

Cette deuxième opération consiste donc à raffiner le minerai calédonien à l’extérieur du territoire, le privant d’une partie essentielle de la valeur ajoutée. Plusieurs questions sont ainsi posées sur la fameuse stratégie nickel.

COMPRENDRE LES REFERENDUM 2018-2022, c’est le titre d’un essai publié par l’historien Frédéric Angleviel.

LES FEMMES DE CANALA EN COLÈRE et il y a de quoi. Elles manifestent pour protester et sensibiliser la population sur un viol qui s’est produit récemment. La victime, souffrant de graves lésions, est maintenue en coma artificiel.

VIOL À LA BASE CHALEIX – Il se serait produit dans un logement de la base militaire au cours d’une soirée arrosée. Le marin mis en cause a été placé en détention au camp Est.

SENSIBILISATION À LA SÉCURITÉ AU MONT DORE avec des visites de commerces et des conseils pour améliorer la sécurité.

LA CCI VEUT LIMITER L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE L’AÉROPORT DE TONTOUTA par 4 projets éco-responsables pour 2018, parmi lesquels, co-voiturage des personnels, traitement des déchets ou développement des énergies renouvelables avec l’équipement des parkings avec des ombrières photovoltaïques.

LE MEDEF ÉLIT SON PRÉSIDENT ce matin, conformément à ses statuts. Ce président se substituera au fonctionnement avec plusieurs co-présidents en vigueur depuis plusieurs années.

UN NOUVEAU CLOCHER À L’ÉGLISE DE L’ÎLE DES PINS a été inauguré hier grâce à une aide complémentaire consentie par la Province sud qui était représentée par Marie-Françoise Hmeun.

LES BAUX RURAUX promus auprès des promoteurs privés, 23 baux ont déjà été signés.

LE DERNIER BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES HISTORIQUES vient de paraître. Des « bulletins » très riches en information et que chaque Calédonien devrait se procurer. Dans cette dernière édition, l’illustre famille Freycinet, une épopée extraordinaire. Disponible en librairie ou au siège de la SEHNC, rue de Salonique.

REFERENDUM : LE RASSEMBLEMENT-LR PROPOSE « UNE QUESTION CLAIRE »

Au cours du Comité Directeur tenu hier soir par le Rassemblement-LR,  c’est évidemment le referendum qui a été au coeur des discussions. Pierre Frogier a confirmé le refus des termes de l’exposé des motifs qui figurait dans la délibération fixant au 4 novembre le scrutin d’autodétermination.

LE RÉSULTAT LE PLUS SIGNIFICATIF POSSIBLE EN FAVEUR DE LA FRANCE
Après avoir regretté que depuis 2010, sa proposition de préparer une solution commune n’ait trouvé aucun écho, et notamment de la part de l’Etat, il a indiqué que son mouvement devait à présent se soumettre à un inévitable referendum « binaire ». Dans cette perspective, il a demandé à ses responsables d’entamer une campagne, sur le terrain, pour que le résultat du referendum soit le plus significatif possible en faveur de la France, et que se pose alors la question de la pertinence des deux autres consultations prévues.

INDÉPENDANCE OU MAINTIEN DANS LA FRANCE
Quant à la question, c’est le Président du Congrès, Thierry Santa, qui en a fait la proposition au comité directeur du Rassemblement-LR. Le principe, pour que l’interrogation et les réponses soit claires, c’est que la question comme les réponses exposent explicitement les enjeux : indépendance d’une part, maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France d’autre part.

Le Rassemblement-LR considère en effet que le terme de « souveraineté pleine et entière » soit interprétée et comprise de manière ambigue. C’est donc l’indépendance ou le maintien dans la France qui seront les termes défendus au prochain comité des Signataires, avec un réponse possible sans ambiguité, du type : soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à l’indépendance », soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France ».

ANCIEN HAUT FONCTIONNAIRE EN CALÉDONIE, HUGUES MALECKI CONDAMNÉ À 2 ANS DE PRISON

Epilogue navrant pour une sordide affaire de tableau volé au mobilier national puis revendu : l’ex-sous-préfet, Hugues Malecki, vient de se voir infliger une peine de 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 20 millions CFP et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.

Selon le Figaro,  » Les faits remontent aux années 2006-2007 lorsque Hugues Malecki était encore sous-préfet de Brioude. Un beau jour, ce passionné de peinture remarque, dans l’un des salons de la sous-préfecture, une huile sur toile baptisée Dahlias. Signée de l’artiste russe naturalisée française Natalia Sergeevna Goncharova (1881-1962), cette œuvre représente un immense bouquet de fleurs, débordant d’un vase.

Interrogé par les enquêteurs, le haut fonctionnaire assure qu’il a d’abord voulu faire restaurer cette toile, datant des années 1940. Puis il a finalement opté pour une copie effectuée par un professionnel, une opération moins onéreuse et légale si les dimensions diffèrent de l’original. L’accusé explique que, par la suite, il pensait que le tableau original avait été remisé dans les combles de la sous-préfecture. Selon lui, ce n’est que cinq ans après son départ de Brioude qu’il serait retombé dessus dans son garde-meubles, empaqueté «par inadvertance» avec d’autres œuvres par les déménageurs. Il s’en serait alors séparé dans la précipitation, sans réfléchir« .

C’est donc un faux qui est exposé à la sous-préfecture, et en 2014, le pot aux roses est découvert. Les enquêteurs établissent que la toile avait été vendue 1,5 million FCFP à un collectionneur qui l’a revendue … 15 millions un an plus tard à Londres lors d’une vente aux enchères de Sotheby’s.

Ce docteur en médecine vétérinaire, puis sous-préfet, avait été en poste en Nouvelle-Calédonie.

TOPGOLF : NOUVELLE ATTRACTION À GOLD COAST À 3 MILLIARDS CFP

Situé entre Movie World et Outback Spectacular, pratiquement face à DreamWorld, TopGolf Gold Coast viendra s’ajouter aux grandes attractions offertes à Gold Coast. Qu’est-ce que TopGolf ? Explications.

Topgolf est né en 2000, inventé par deux frères anglais qui voulaient apporter plus d’attrait au practice traditionnel. Le jeu consiste à toucher des cibles sur le practice (voir illustration), ce qui permet de marquer des points, source de compétition « fun » dans un cadre hyper relax.

COMPÈTE ET BON MOMENT ENTRE AMIS
La différence de Topgolf avec un practice classique, c’est que les balles contiennent une petite puce qui vous identifie et qui vous permettront donc de marquer des points dans différents modes de jeu selon votre précision sur le range, un peu comme au bowling. Vous l’avez compris, Topgolf apporte du « fun » au practice!

Mais cela ne s’arrête pas là: musique à fond, canapés, bar derrière les tapis, à boire et à manger … Ici on est pas là seulement pour jouer mais aussi pour passer un bon moment entre amis. Est mis à disposition également un écran individuel par tapis, indiquant votre nom et vous permettant de suivre vos performances.

LES CIBLES
Les cibles, elles, sont de couleurs différentes et composées de plusieurs « anneaux » et d’un drapeau au milieu. Elles sont statiques et situées à:

  • 25 yards (rouge)
  • 50 yards (jaune)
  • 90 yards (vert)
  • 125 yards (marron)
  • 150 yards (bleu)
  • 175 yards (rose)
  • 200 yards (noir)

2 MILLIARDS 800 MILLIONS
Le plus emblématique des TopGolf se trouve certainement à Las Vegas. Avec les nouvelles ouvertures prévues, Topgolf se rapproche des 50 installations sur le sol américain. A ce jour, en dehors des USA, il en existe seulement 3 en Angleterre mais 5 sont annoncés entre l’Australie, le Canada, le Mexique et les Emirats Arabes Unis.

Les travaux de construction à Gold Coast – Photo site ParkZ

Celui de Gold Coast, le premier en Australie, ouvrira en milieu d’année. Investissement : 35 millions de dollars australiens, soit environ 2 milliards 800 millions CFP.

Et tout ça, sans « Assises du Tourisme » …

REFERENDUM : 4 NOVEMBRE – L’EXPOSÉ DES MOTIFS FAIT POLÉMIQUE

C’est finalement par 38 voix contre 14 que la délibération fixant la date du scrutin d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie au 4 novembre prochain a été adoptée. Originalité du vote : tous les élus sont d’accord sur la date, mais les loyalistes sont divisés sur l’exposé des motifs. Polémique

Ce n’est pas une surprise, puisque le texte en question avait déjà provoqué l’explosion de la structure de concertation créée par le Premier ministre il y a quelques semaines, le fameux G10.

ACCORD SUR LA DATE, DÉSACCORD SUR L’EXPOSÉ DES MOTIFS
Le Congrès était donc saisi d’une proposition de délibération signée par l’Union Calédonienne-Front de Libération Kanak et Socialiste, l’Union Nationale pour l’Indépendance, groupe du Parti de Libération Kanak, et par Calédonie Ensemble. Au coeur de la contestation menée par les autres partis loyalistes, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République, les Républicains Calédoniens et le Mouvement Populaire Calédonien, l’orientation de l’exposé des motifs selon eux, « sans rapport avec la date du referendum », « déséquilibré en faveur de la période sombre de la décolonisation », voire « obsolète et décalé ».

NATIONALISTES ET LOYALISTES
Pendant le débat, la défense de l’exposé des motifs et sa contestation ont opposé les 6 partis. Pour les uns, il s’agit simplement de replacer le referendum dans son contexte, et dans celui de l’Accord de Nouméa. Impossible, dans ces conditions, de passer sous silence le passé de la Nouvelle-Calédonie et ses portions d’histoire douloureuse.

Pour les autres, le texte est « passéiste » et ne projette pas sur l’avenir, alors que depuis la signature des Accords, la Calédonie s’est décolonisée. Sur le terrain purement politique, une accusation a fusé : il s’agit d’une fracture entre « nationalistes » et « loyalistes ».

Accessoirement, la « plate-forme », justement créée pour que les loyalistes ne parlent que d’une seule voix dans la perspective du referendum, s’est divisée en deux camps.

L’essentiel, pourtant, demeure : tout le monde est d’accord sur la date. Et personne, pour l’instant, n’a décidé de « boycotter » le fameux scrutin …

DES TRIBUS DÉCIDENT LE COUVRE FEU POUR LES JEUNES

Pour décider un couvre-feu excluant toute divagation de jeunes le soir, des tribus de la côte Est n’ont pas attendu de longs débats dans les assemblées : elles l’ont décidé pour elles-mêmes.

Excédées par les exactions de certains jeunes, et en accord avec les autorités coutumières et municipales, deux tribus au moins de la côte Est ont résolu ce problème à leur manière. En décidant que tout le monde devait rester chez soi à partir de la soirée.

« On voit les mamans le soir aller chercher les enfants s’ils ne sont pas rentrés« , déclare l’un des responsables.

D’autres moyens commencent à être mis en oeuvre contre les jeunes voyous. La chronique a récemment été défrayée par cet adulte qui a tiré sur une voiture volée effectuant un rodeo à Nakéty. D’autres actions, un peu moins violentes, se seraient déroulées en d’autres lieu. Un peu moins violentes, mais, paraît-il, très efficaces.

SÉCURITÉ : 2 ANS DE PRISON ET 15 MILLIONS POUR VANDALISME … SUR UN ARBRE ! Mais c’est en Nouvelle-Zélande …

La Nouvelle-Zélande est probablement un des pays les plus citoyens de la planète. Pour tous les visiteurs, un voyage au pays des kiwis est AUSSI une leçon de civisme.

Mais leur système n’est pas fait que de prévention béate. Témoin, cet avis publié suite à la vandalisation d’un arbre planté dans la ville de Queenstown, dans l’île du sud, commémorant le sacrifice des soldats néo-zélandais tombés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Les peines encourues pas les délinquants sont de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 millions FCFP s’il s’agit d’un « body corporate ».

Un appel au renseignement civique sur ce qui est qualifié de « criminal offense » a été lancé, ce qui correspond, chez nous, à « un appel à témoin ».

Pour tout visiteur de la Nouvelle-Zélande, le degré de criminalité et l’état des villes, des villages, des panneaux de signalisation sur les routes ainsi que de tous les lieux publics montrent l’efficacité de l’approche kiwi pour la lutte contre la délinquance.

Une méthode à l’évidence plus efficace que les Plans de Lutte, les Plans Marshall, les CLSPD et autres les Grandes Causes.

SÉCURITÉ À NOUMÉA : CAMÉRAS, TAGS, RÉSORPTION DES SQUATS, SDF, ALCOOL, NAKAMALS, STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE PROPOSÉE PAR GABY BRIAULT

Parmi les rares interventions, mardi soir, lors du débat d’orientation budgétaire : celle du conseiller Gaby Briault qui propose une nouvelle stratégie Sécurité en 24 actions dans la ville de Nouméa. « Les Nouméens n’en peuvent plus, nos devons agir tous ensemble », plaide l’élu. Ses propositions : 15 actions municipales, l’implication de la Nouvelle-Calédonie, de la province, du Sénat coutumier, de l’Etat et des administrés, une stratégie d’une ampleur inédite pour ramener « la tranquillité » à Nouméa en 5 ans. Priorités.

STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE
« Ils ne savaient pas que c’était impossible. Alors ils l’ont fait » a déclaré l’élu en exhortant ses collègues à se mobiliser pendant plusieurs années pour que les Nouméens se sentent à nouveau en sécurité. Il donne acte à la ville des avancées effectuées, sur les caméras qui vont passer à 86 pour 45 an début de mandat, sur de nouveaux éclairages en lumière blanche, sur le lancement de l’opération « surveillance de voisinage », ou encore sur le renforcement des moyens de la Police Municipale. Une Police dont il salue l’action « appréciée des Nouméens » et les « innovations » réalisées.

Pour Gaby Briault, cependant, pour stopper la progression de la délinquance et provoquer son recul, il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie d’ampleur, d’une importance inédite : la ville, toutes les institutions, l’Etat et les administrés. Au total, 24 grandes actions coordonnées.

15 ACTIONS MUNICIPALES
ET L’EXPÉRIENCE DE LA VILLE D’ORLÉANS À LA RESCOUSSE
150 caméras, plan anti-tags, résorption des squats sur un programme de 20 ans, partenariat avec Emmaüs pour résorber l’errance des SDF, intensification des lumières blanches dans « les endroits à risque », patrouilles à pied et présence statique des policiers dans les quartiers, débroussage de tous les terrains vagues, réhabilitation des quartiers de Tindu, Pierre Lenquette, Saint Quentin, ou encore technologie de pointe pour protéger les écoles, au total, 15 actions convergentes à mener par la ville elle-même. Certaines ont été lancées, d’autres figurent dans le budget 2018.

Et pour que la ville soit plus performante, Gaby Briault propose un jumelage sécurité avec la ville d’Orléans « qui a fait baisser la délinquance sur son territoire de 80%« .

DÉBROUSSER TOUS LES TERRAINS VAGUES
ET RÉSORBER LES SQUATS EN 20 ANS
L’élu municipal propose en outre que des partenaires viennent épauler la ville, dans cette stratégie. Pour la Nouvelle-Calédonie, « 2 actions tombent sous le sens » : le débroussage de tous les terrains lui appartenant à Nouméa, notamment à Nouville accompagné d’un plan de résorption des squats, et l’adoption d’une réglementation des Nakamals, zones de non-droit.

CONFISQUER L’ALCOOL CONSOMMÉ SUR LA VOIE PUBLIQUE SANS AUTRE FORME DE PROCÉDURE
La Province sud est déjà partenaire de la ville. Le conseiller suggère la création d’emploi temporaires ou pérennes pour les jeunes des quartiers en difficulté et l’accompagnement de la résorption des squats.

Pour l’Etat, « davantage de policiers le week end« , et la mise en place de contrôles systématiques d’alcoolémie « pour rendre crédible la lutte contre l’alcool au volant« .

Plus originale : l’idée de se rapprocher su Sénat Coutumier pour traiter la grave question de la délinquance des jeunes et des SDF « où trop de jeunes et d’adultes Kanak sont impliqués« .

Gaby Briault conclut sur la consommation de l’alcool sur la voie publique « dont la prétendue interdiction, inopérante, fait hurler de rire tous les Calédoniens, sauf les forces de Police« . Rappelant que « l’on tourne en rond depuis 6 ans« , il propose une mesure radicale : le transfert de la compétence relative à la consommation d’alcool, et l’adoption de mesures locales appropriées. « Il faut que nos policiers puissent confisquer l’alcool sans autre forme de procédure lorsqu’il est consommé sur la voie publique« .

«  Impossible de restaurer la sécurité à Nouméa ? » commente l’élu. « Alors, tous ensemble, faisons le« .

ANALYSE DU BUDGET NC 2018 : LES GRANDES ABSENCES

 

Pythagore ou Lolf ? C’est le mathématicien grec qui ouvre la présentation du budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie, non pas pour son fameux théorème, mais parce qu’il « convient de choisir le chemin qui semble le meilleur, même s’il paraît le plus difficile ». La Lolf, elle, censée inspirer l’esprit et le chiffre du budget calédonien depuis 2006, préfère le pragmatisme : « atteindre des objectifs prédéfinis au moindre coût ». Et surtout, mesurer la performance … La réalité est davantage politique. Avec des accents de campagne dans un document réputé collégial, le budget 2018 se veut être à la fois un exercice de gestion dans un contexte de crise, et « une anticipation du budget 2019 ». Les 14 Politiques Publiques auraient dû répondre à cette ambition. Décryptage.

C’EST LA FAUTE À L’HÉRITAGE
La métropole a, de ce point de vue, donné l’exemple : les difficultés budgétaires sont d’abord dues aux erreurs des prédécesseurs. Récemment, le bilan Hollande était encore présenté comme hypothéqué par celui de Sarkozy … En Nouvelle-Calédonie, le document budgétaire institutionnel, explique que « l’assèchement des réserves du pays » et « des déficits » sont un « héritage budgétaire catastrophique » du gouvernement « Martin-Backes ». Vous avez dit tensions ?

Quant aux arrières pensées électorales, personne n’en est exempt. A preuve, cette phrase dans le document de présentation du gouvernement :  » … dans la conduite des affaires du pays d’ici les prochaines provinciales« . En français dans le texte.

AU DELÀ DES CHIFFRES, LES « POLITIQUES PUBLIQUES »
Mais évidemment, au delà de la querelle, le document budgétaire est d’abord un recueil de chiffres. Un global, d’abord : 65 milliards pour la seule collectivité Nouvelle-Calédonie, s’entend. Et à l’intérieur, la section fonctionnement, 44 milliards, et la section investissement, 21 milliards. En théorie, des chiffres qui doivent traduire l’évolution des « politiques publiques » pour faire face à la crise, et surtout, pour en sortir. C’est là que le bât blesse.

LA FORME : TRACES DE COPIÉ-COLLÉ
Dans la forme d’abord. La présentation du budget comprend 14 missions définissant les grandes politiques publiques de la Nouvelle-Calédonie. Avec les évolutions attendues.

Or, si l’on examine la plus importante d’entre elles, la politique publique de l’Économie et de l’Emploi présentée en « mission 13 », le document se borne à rappeler que le programme « travail emploi » est censé « améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises et le bien être et l’efficacité au travail« , ou à décrire les finalités des compétences en matière de réglementation économique, de politique agricole, de pêche ou d’économie numérique.

Certes, les « ministres » concernés commentent, par secteur et pour chaque mission,  les objectifs et les enjeux de 2018.  L’exercice est cependant  loin d’un recadrage de la politique publique.

Mais surtout, -et ce n’est pas un gag-, la rédaction 2018 est, mot pour mot, celle de … 2017, budget supplémentaire compris. Et qui est la même que celle de 2016 ou de 2015. Un genre de copié-collé.

LE FOND : OÙ EST LE SOUFFLE D’UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ?
La Nouvelle-Calédonie est entrée en crise depuis plusieurs années et le concept budgétaire était archaïque depuis plus longtemps encore. Plusieurs « ministres » du budget y ont apporté quelques avancées. Gaby Briault avait fait adopter l’évolution « Lolf », Bernard Deladrière avait accentué la rigueur et la prévision, Thierry Cornaille avait fait réaliser 3 budgets distincts pour la Nouvelle-Calédonie, les autres collectivités et les établissements publics. Mais en matière de réduction des dépenses publiques, tous se sont heurtés aux « pressions collégiales ».

Aujourd’hui, l’enjeu est d’une autre nature et d’une urgence absolue : comment éviter la poursuite d’un processus menant à la faillite ?

De ce point de vue, et alors que le « nouveau modèle de développement » est annoncé depuis près de trois ans et inscrit dans les orientations du budget de l’an passé, rien ne se passe. Il aurait été temps de présenter « le nouveau modèle de développement » dans des politiques publiques rénovées. Or, ces dernières demeurent rigoureusement les mêmes.

RELANCE PAR LA CONSOMMATION OU PAR LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES ?
La Nouvelle-Calédonie affronte, au fond, les mêmes difficultés que la métropole : le déficit de croissance, synonyme de rentrées fiscales insuffisantes. A ceci près, évidemment, que le régime d’équilibre budgétaire est plus contraignant pour le territoire : Masstricht pour l’Etat, équilibre absolu des comptes imposé pour la Calédonie.

Pendant des années, en métropole, de gauche comme de droite, les politiques ont visé la relance par la consommation. En vain. Cet échec devrait inspirer les responsables calédoniens, d’autant que le nouveau pouvoir français semble réussir par une autre voie -il est vrai initiée par Hollande-Valls- : la croissance globale par la croissance des entreprises.

Malheureusement, les entreprises locales ont le sentiment que cette réalité mondiale n’est pas arrivée dans notre lagon.

ENTRE CARCANS ADMINISTRATIFS ET BALLON D’OXYGÈNE
La croissance des entreprises, dans tous les pays du monde, Chine comprise, est favorisée par un desserrement de l’étau étatique réglementaire et administratif. L’échec du modèle marxiste est un des grands événements économiques du siècle dernier. La globalisation est venue conforter, voire imposer, un vent de liberté en faveur des entreprises.

En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, les entreprises ont davantage besoin de liberté que de contrôle. Face à elles, un grand mot : la compétitivité. Or, réduite au contrôle des marges, elle sera une caricature. En revanche, étendue aux vraies attentes des entrepreneurs, elle se rétablira. En matière d’amélioration de la compétitivité, les Calédoniens ont chaque jour à leur disposition 3 exemples sous les yeux : les trois entreprises métallurgiques …

5 POLITIQUES PUBLIQUES POUR « BOOSTER » LA CROISSANCE
Presqu’indépendante comme l’établit son statut particulier, la Nouvelle-Calédonie possède tous les outils requis pour construire son modèle de développement. L’affirmer dans des déclarations d’intention, c’est de l’incantation et de la communication. L’inscrire dans ses politiques publiques, c’est passer à l’action.

Cinq politiques publiques sont essentielles pour inscrire la Calédonie dans un nouveau modèle de développement : la fiscalité, la réglementation économique, la réglementation du travail et de l’emploi, la formation initiale, continue et professionnelle et enfin, les investissements publics.

Il est indispensable, en quelque sorte, de conjuguer règles, investissements et capital humain pour « booster » la croissance. Une exigence, donc : « calibrer » ces 5 politiques publiques pour faciliter au mieux la croissance des entreprises calédoniennes, tout en respectant l’intérêt général.

LES GRANDS ABSENTS DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES
Or, le premier grand absent de ces politiques publiques est évidemment l’analyse, la proposition et l’affirmation que les « programmes » et les « actions » contenues dans le budget vont faciliter la croissance des entreprises. Fiscalité et réglementations adaptées, code du travail simplifié et allégé, investissements publics ciblés, tout cela nécessite une mise à plat conjuguée avec une vraie concertation. Loin du copié-collé présenté, à l’exception des simplifications administratives engagées.

Le second absent est la rigueur. Lorsqu’il s’agit de réduire la dépense publique, … on ne l’augmente pas. Bien sûr, les recettes en diminution ainsi que les conséquences de « l’effet cliquet » pour les communes ont réduit, de fait, les dépenses. Mais il est prévu 23 recrutements …

Redéploiements, retour au cœur de métier devront devenir des règles.

Dans le même esprit, la dépense publique comprend celles liées à la santé et aux régimes sociaux. La « nouvelle » politique publique doit fixer un objectif de maîtrise et de réduction. Bien sûr, il y a « Do Kamo ». Mais l’urgence est absolue. Si le retour à l’équilibre du Ruamm va faire l’objet de propositions drastiques, tout le reste doit suivre sans délai car il existe un réel risque de faillite.

Troisième absent : l’exemplarité. Ainsi, par exemple, la collectivité doit être un bon payeur. Ce n’est toujours pas le cas, en dépit des bonnes résolutions déjà affichées. Que comprend le contribuable mis en demeure par le fisc pour retard d’impôt, quand lui même n’est toujours pas payé par la puissance publique ? Ainsi, par exemple, comment afficher une solidarité handicap lorsque la politique publique n’impose pas aux services publics l’obligation d’emploi de handicapés ?

3 SEMAINES ET 6 MOIS
Le délai réduit entre la sortie de crise institutionnelle et le délai de vote du budget explique-t-il tout ? Certainement pas.

Dans la machine administrative parfois bien huilée, la préparation du projet de budget de l’exercice suivant commence dès le mois de juin de l’année en cours. Cette préparation doit obéir à une « lettre de cadrage » fixant l’ensemble des objectifs budgétaires, limites de hausses comprises.

Le gouvernement doit ensuite effectuer ses arbitrages. Secteur par secteur d’abord, en formation collégiale ensuite. Le cas échéant, et pour des raisons majeures, il peut choisir de faire voter les textes fiscaux avant la fin de l’année calendaire, mais se donner le temps d’une réflexion dans un contexte de crise économique, par exemple. Le Congrès, souverain en matière budgétaire, peut se réunir en session extraordinaire.

La date choisie a pourtant quelques vertus, et notamment de permettre l’exécution budgétaire normale des provinces et des communes. Ce calendrier laissera peut être davantage de latitudes pour traiter les problèmes immenses qui sont pendants : les régimes sociaux, la TGC, la situation de Vale NC, la maîtrise des dépenses de santé, la loi « compétitivité » et le reste. Et même peut être, pour mettre en œuvre un nouveau modèle de développement. Qui sait ?

POLÉMIQUE CRE/IRCAFEX : QUI BATTRA EN RETRAITE ?

Trop forts, en Calédonie. Grâce à nos fins limiers, on a enfin découvert un régime social qui n’est pas déficitaire ! Manque de bol, il est en métropole parce que ces satanéspartenaires sociaux  avaient signé avec la CRE/IRCAFEX. Résultat : cotisations = 28 milliards, retraites versée, 8 milliards. Un petit « gras » de 20 milliards …

Mais bon sang, mais c’est bien sûr. Justement, nos budgets sont dans le rouge, les régimes sociaux dans le rouge foncé, le Ruamm en faillite …

Acquis sociaux hurlent employeurs et syndicats. A qui l’argent, demandent nos édiles ?

Bien sûr, les partenaires sociaux -gonflés, ceux-là, de se qualifier de « partenaires »- prétendent que la caisse de retraite Cafat, NOTRE caisse, sera bientôt déficitaire, et que la Calédonie lui doit 5 milliards. Quel mauvais esprit !

Et qui va payer et sur quelles réserves, lorsque le nombre de cotisants Calédoniens sera égal ou inférieur au nombre de retraités et que viendra la disette ? demandent ces insolents.

Réponse imparable : on a le temps. Peut être la prochaine génération, peut être celle d’après …

Gouverner c’est prévoir. Mais pas trop longtemps à l’avance, tout de même.

Vilain canard

HUMEUR – VOUS AVEZ DIT LAXISME ? DÉLINQUANCE, ALCOOL AU VOLANT : IL Y A UN HIC !

Thio. Une commune qui n’a jamais vraiment retrouvé son calme et sa sérénité depuis les événements dramatiques de novembre 1984. Le village en porte encore quelques stigmates. Pourtant, au sein de la population, l’envie de vivre normalement semble avoir repris le dessus. Mais la délinquance met ces bonnes volontés à mal.

Pourtant, après le meurtre de Laurent Fels en janvier 2016, après les agressions violentes également en janvier 2016, après l’incendie du collège, après les multiples dégradations de véhicules, notamment de la SLN, les nombreux cambriolages et autres exactions, les autorités s’étaient manifestées en grandes pompes.

LE CLSPD : UNE GARANTIE QUE RIEN NE VAS CHANGER ?
On avait même installé, avec beaucoup de solennité, un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Avec le déplacement de toutes les huiles de toutes compétences sur place. On allait voit ce qu’on allait voir, scrongneugneu.

Un peu avant, ou un peu après, le même cérémonial s’était déroulé à Canala. Réponse supposée proportionnée aux graves actes de délinquance qui s’y étaient déroulés, notamment sur la mine Ballande de Nakéty.

Le CLSPD. L’arme lourde contre les délinquances en tout genre. Des troubles répétés dans une commune ? Des habitants qui ne savent plus à quel Saint se vouer ? CLSPD. La réponse ultime, le terminator des voyous.

Euh, seulement sur le papier, à la télévision, à la radio et dans les journaux. Parce que sur le terrain, après, c’est exactement comme avant … Le CLSPD, un genre de garantie que rien de va se passer !

D’ailleurs, depuis que les CLSPD ont été installés à Thio et à Canala, c’est le changement … dans la continuité : cambriolages, vols, dégradations, voitures incendiées. La preuve : la douzaine de véhicules détruits à la SLN de Thio pendant les Fêtes, les dégradations sur les véhicules et les engins sur la mine Ballande à Nakéty. Et depuis des mois, des employés qui n’habitent plus dans la commune.

ABUS D’ALCOOL AU VOLANT : PAS DE CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE. Y A UN HIC !
Le CLSPD, c’est d’ailleurs du même acabit que la lutte contre les abus d’alcool au volant. La Calédonie est championne des « plans », des « Assises », et plus récemment, des « grandes causes » dont la mise en œuvre enthousiaste s’éteint au lendemain des annonces !

Tenez, il y a quelques jours à peine, on annonce que la lutte contre l’alcoolisme est désormais une « grande cause ». En pleine Fêtes de fin d’année, tout le monde se dit que l’effet d’annonce va être suivie de ce qui est le plus efficace dans toutes les sociétés du monde : des contrôles. Et en matière routière, des contrôles d’alcoolémie.

Et bien non. Pas de contrôles. En Calédonie, on fait confiance au civisme des citoyens. C’est plus sûr …

La lutte contre la délinquance, la lutte contre les abus d’alcool, ce ne sont pas des grandes causes. Ce sont de grandes causeries …

Vilain Canard

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES JEUNES CONDUCTEURS – Baisse des tarifs de l’OPT – Lloyd Foord gagne un billet pour Paris grâce au Tour cycliste Air France – Plus que quelques jours pour s’inscrire sur les listes électorales

Les brèves d'actu

LE GOUVERNEMENT RENFORCE LES MESURES DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plusieurs mesures ont été arrêtées au cours de sa réunion d’hier dans le secteur animé par Cynthia Ligeard. En particulier, pour les conducteurs ayant un permis de moins de 2 ans, la tolérance d’alcoolémie a été réduite à 0,2g, un taux que l’absorption d’une bière fera dépasser !

PLUS QUE QUELQUES JOURS POOUR S’INSCRIRE SUR LES LISTES ÉLECTORALES et la date butoir a été fixée au 30 décembre en raison du calendrier.

BAISSE DES TARIFS DE L’OPT qui concernent Internet, avec également une offre à 1.800 frs/mois pour les 18-25 ans en téléphonie mobile pour un accès téléphonie mobile avec SMS illimités, internet et un temps de communication. L’OPT annonce également une offre en direction des seniors au cours de 2018.

TOUR AIR FRANCE : LlOYD FOORD DE OUEGOA GAGNE LE BILLET POUR PARIS – C’est le vainqueur du concours de pronostics du Tour Air France de Nouvelle-Calédonie joué sur les antennes radio de NC1ère. Lloyd Foord est le fils de Didier Foord, ancien cycliste, habite Ouégoa et travaille à Koumac.

 

LE SUSPECT DU MEURTRE DE LA VALLÉE DES COLONS MIS EN EXAMEN – L’auteur présumé de l’incendie du « Grand Cerf » à Koumac arrêté – Le premier bus de Neobus en fin de mois – 50 nouveaux lots à la Zac Panda

LE SUSPECT DU MEURTRE DE LA VALLÉE DES COLONS MIS EN EXAMEN – Cet homme de 51 ans a reconnu avoir poignardé sa compagne au cours d’une dispute sur fond de divorce.

L’AUTEUR PRÉSUMÉ DE L’INCENDIE DU « GRAND CERF » INTERPELÉ. Le 6 novembre dernier, 3 bungalows de cet hotel emblématique de Koumac avaient été incendiés. Il s’agit d’un mineur de 17 ans.

LE PREMIER BUS DU NEOBUS ATTENDU EN FIN DE MOIS – Quant aux travaux, les responsables assurent qu’ils seront achevés pour la rentrée 2019. Restera ensuite la mise en place des équipements d’accueil des passagers, de la surveillance video ou encore de la billettique.

NOUVELLE TRANCHE DE LOTS À LA ZAC PANDA de 50 unités inaugurée hier matin à Dumbéa.

RÉSIDENCE FSH ALIMENTÉE EN SOLAIRE pour son alimentation électrique. Cette première expérience est un succès avec une facture diminuée en moyenne de 61%.

STATUT POUR LES PÊCHEURS – Il a été présenté par le gouvernement.

UN MINÉRALIER MANQUE DE S’ÉCHOUER PRÈS DE KOUMAC – Harold Martin innocenté dans l’affaire des terrains de Paita – La production locale va bénéficier d’un taux réduit de TGC pour ses entrants – L’UC veut une majorité indépendantiste au Congrès

UN MINÉRALIER MANQUE DE S’ÉCHOUER PRÈS DE KOUMAC  Alors qu’il arrivait dans le lagon pour charger du minerai dans la région de Ouaco, un minéralier chinois, le Shiny Halo, a subi une avarie de moteurs et menaçait de s’échouer sur la barrière de corail.

Prévenu, le MRCC a envoyé 3 remorqueurs de Koumac pour prendre en charge le navire qui était situé à 4km environ du récif.

Trois autres remorqueurs ont été mobilisés à la demande de l’armateur. Finalement, le Shiny Halo a pu être mené au mouillage de Téoudié vers 22h. Les faits se sont produits en fin de journée, lundi.

HAROLD MARTIN DÉCLARÉ INNOCENT DANS L’AFFAIRE DES TERRAINS DE PAITA – C’est le jugement prononcé par la Cour d’Appel hier qui a déclaré le dossier clos.

VISITE DU CHANTIER DU KEA TRADER par une délégation civile et coutumière qui a pu constater l’avancement et la difficulté des travaux.

MOTO CONTRE VOITURE, un accident s’est produit hier matin à proximité de Mageco.

LE FEU EST MAÎTRISÉ À POUM par les pompiers et la Sécurité Civile . 1200 ha ont été brûlés.

TGC RÉDUITE POUR LA PRODUCTION LOCALE, c’est ce qu’envisage le gouvernement sur l’importation des matières premières.

LES CALÉDONIENS APPRÉCIENT LA PRODUCTION LOCALE mais à condition que les prix et la qualité des produits conviennent aux consommateurs. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par I-Scope à la demande de la Finc.

L’UNION CALÉDONIENNE OFFENSIVE – Son Comité Directeur s’est réuni ce week end avec pour objectif que les indépendantistes soient majoritaires au Congrès à l’issue des provinciales de mai 2019.

LE GOUVERNEMENT VEUT PROMOUVOIR LA PRATIQUE DU SPORT en signant une convention avec la Province sud et les comités olympiques et sportif sud et nord. L’objectif affiché est de lutter contre la délinquance.

UN ENSEIGNANT DE CHAMPAGNAT MENACÉ ET BOUSCULÉ PAR UN ÉLÈVE qui transportait un couteau dans ses affaires. Plainte a été déposée. L’élève a été renvoyé et sera traduit devant un conseil de discipline.

HAROLD MARTIN RELAXÉ EN APPEL DU JUGEMENT DE L’AFFAIRE DES TERRAINS DE PAITA

Finalement, dans cette affaire ou une prise illégale d’intérêt supposée constituait le chef d’accusation dans une affaire dénommée « des terrains de Paita », Harold Martin a été reconnu non coupable et relaxé ce matin. Le jugement de première instance a été annulé et la Justice abandonne toute poursuite.

Pour mémoire, cette dernière juridiction l’avait condamné à deux mois de prison avec sursis, à 5 millions d’amende, et à 2 ans d’inéligibilité.

Cette affaire avait largement défrayé la chronique judiciaire et politique. Au vu du jugement de la Cour d’Appel, on se demande bien sur quels fondements.

LA MINE SLN DE KOUAOUA RÉOUVERTE – Une femme arrêtée dans le Queensland dans l’affaire des fraises piégées – Une femme de 51 mortellement poignardée à la Vallée des Colons – Les exclus du corps électoral s’organisent

SLN KOUAOUA – Les employés sont de retour sur la mine Méa à Kouaoua. Pour l’occasion, le président Katrawa était sur place. Le préjudice subi par la société calédonienne est proche de 2 milliards. ‘

EXCLUS DU CORPS ÉLECTORAL – Une association a été créée pour que les exclus du corps électoral se mobilisent afin de demander leur inscription.

UNE FEMME DE 51 MORTELLEMENT POIGNARDÉE par son conjoint qui était, semble-t-il, en état d’ébriété. Les faits se sont passés hier après midi à la Vallée des Colons.

PRÉVENTION CONTRE LA DENGUE, le zika et le chikungunia, lancée par la Dass. Avec le retour de la saison chaude, les moustiques porteurs des virus peuvent sévir.

FRAISES PIÉGÉES EN AUSTRALIE : UNE FEMME ARRÊTÉE – La principale suspecte dans l’affaire des fraises piégées avec des aiguilles à coudre en Australie, une ancienne employée d’une ferme produisant les fruits, a été placée lundi 12 novembre en détention de crainte qu’elle ne soit l’objet de représailles.

L’Australie a vécu en septembre plusieurs semaines dans l’angoisse de la découverte d’aiguilles et d’épingles dans des barquettes de fraises, provoquant la détresse des producteurs, la panique de certains consommateurs et une épidémie de canulars sur les réseaux sociaux.

LA PLAGE DE L’ANSE VATA ÉCLAIRÉE

C’est une bien belle initiative qu’a prise la Ville de Nouméa. Désormais, la plage de l’Anse Vata est éclairée la nuit par une série de puissants lampadaires.

Cet éclairage donne un vision esthétique de la plage et de la promenade emblématiques de Nouméa. Elle apporte, en outre, un sentiment de sécurité supplémentaire, d’autant plus réel que les services de police, et même les passants, peuvent facilement observer ce qui s’y passe.

Bravo.

MYSTÈRE : UN CORPS CARBONISÉ RETROUVÉ DANS UNE VOITURE INCENDIÉE À PAITA – La Calédonie célèbre le centième anniversaire de l’armistice du 11 novembre – Les accidents de la route continuent : 4 morts à Oua-Tom – Nouvel incendie de La Serpentine ! – 2 blessés grave dans une rixe de jeunes à Dumbéa

UN CORPS CARBONISÉ RETROUVÉ DANS UNE VOITURE laquelle avait été incendiée. Les fait se sont produits au lotissement Sheffleras au Mont Mou. Dans la nuit de vendredi, vers 1h du matin, les pompiers de Paita sont intervenus pour éteindre l’incendie d’un véhicule. Ils ont ensuite découvert, à l’intérieur, un corps sans vie entièrement carbonisé. La gendarmerie a ouvert une enquête en vue, dans un premier temps, d’identifier la victime.

LES COMMÉMORATIONS DU CENTIÈME ANNIVERSAIRE DU 11 NOVEMBRE ont également été célébrées en Nouvelle-Calédonie, à la mémoire des 500 Calédoniens de toutes origines ethniques morts pour la défense de la France. Il faut se souvenir que la population de l’archipel était alors de 50 000 personnes, et 2000 volontaires ou désignés étaient partis sur les champs de bataille. L’armistice avait eu, en Calédonie comme en Australie et en Nouvelle-Zélande, pays alliés, un retentissement considérable.

RIXE AU SABRE D’ABATTIS À DUMBÉA – 2 blessés graves au cours d’une bagarre, sur fond d’alcool, entre jeunes à la rivière de Dumbéa. Il semblerait que les deux victimes aient tenté de s’interposer. Une enquête est en cours.

PLUS D’UN MILLION DE COLLECTE POUR SAINT VINCENT DE PAUL, l’association caritative catholique dont les bénévoles effectuaient la quête annuelle.

LA SERPENTINE INCENDIÉE UNE QUATORZIÈME FOIS, mais la SLN veut que le travail reprenne.

QUATRE MORTS À OUA-TOM, dans un terrible accident de voiture vendredi dernier.

NOUMEA : EFFAÇAGE DES TAGS, CAMÉRAS DE SURVEILLANCE ET EXPÉRIENCE POSITIVE DE « VOISINS VIGILANTS »

Le Conseil municipal de Nouméa a approuvé hier soir deux propositions de son exécutif pour augmenter les interventions d’effaçage de tags et le nombre de caméras de vidéo-protection d’autre part.

115 CAMÉRAS FIN 2019
Les graffitis ont atteint un volume inacceptable qui donne, à tous visiteurs, le sentiment, à la fois, d’une ville crasseuse, et d’une forme d’insécurité. Ce sont 150 millions qui vont être consacrés à restaurer la propreté, au moins sur les grands axes de la ville.

Une nouvelle tranche de 40 caméras va également être installée. Celles-ci viendront s’ajouter aux 75 déjà en place, pour un total de 115 caméras. Les opérations nouvelles devraient être achevées fin 2019.

DÉLINQUANTS ET TAGGEURS INTERPELÉS
Ces caméras ont déjà prouvé leur efficacité, permettant la détection de 11 000 faits en 2017 ! Cambriolages, vols à la roulotte, dégradations de véhicules, intrusions, consommation d’alcool ou tags ont pu ainsi être suivis et filmés, permettant une intervention rapide des forces de l’ordre.

En ce qui concerne les graffitis, de nombreux voyous ont pu être interpelés, et pour les mineurs, les parents convoqués.

La Ville a, en outre, passé une convention permettant l’exécution de peines de Travaux d’Intérêt Général ou de Travail Non Rémunéré, auxquels pourront être astreints les taggeurs.

BAISSE DE 40% DES CAMBRIOLAGES
En ce qui concerne le dispositif « voisin vigilant » mis en place de manière expérimentale à Magenta, un premier résultat est le constat d’une baisse de 40% des cambriolages. Cette expérience a nécessité l’implication lourde de la police municipale, la formation des référents de quartier, et une bonne coopération entre la police et les habitants. Le résultat est probant, et suggère l’extension du dispositif à un autre quartier.

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