AVEC LA DISPARITION DE TROIS GROS, LA FRANCE PERD UN DE SES CHEFS LES PLUS PRESTIGIEUX

Pierre Troisgros, grand nom de la gastronomie française est mort à l’âge de 92 ans. Le chef aux trois étoiles est décédé en début d’après-midi, mercredi 23 septembre 2020, à son domicile, près de Roanne.

Passionné de cuisine depuis toujours ce grand nom de la gastronomie française est entré en apprentissage dans  le restaurant familial à Roanne (Loire). Puis il se formera au Crillon et au Lucas Carton à Paris lieu de sa rencontre avec son fidèle ami Paul Bocuse.  Au début des années 50, il revient dans le restaurant familial avec son frère Jean et ensemble ils le baptisent Les Frères Troisgros.

L’établissement décroche sa première étoile au Guide Michelin en 1955.

« Cette célébrité de la maison Troisgros était exceptionnelle, extraordinaire » se souvient Pierre Orsi, le chef cuisinier lyonnais qui a appris ses gammes avec le père de Paul Bocuse. Et d’évoquer dans un sourire ce moment où « ils avaient repeint la gare de Roanne couleur saumon, parce que sa grande spécialité c’était l’escalope de saumon à l’oseille ! Il avait des viandes maturées, un frigo spécial, la cave à cigares… Il était très bon dans les vins, il savait reconnaitre tous les cépages, c’était vraiment un œnologue, ce qui est très rare pour un cuisinier« .

Lorsque Jean Troisgros décède subitement en 1983, Pierre est épaulé par son fils Michel et son épouse Marie-Pierre, dans le restaurant familial. 

 « En 1995, ils ouvrent le Central, occasion pour eux de mettre en œuvre leurs idées dans un projet global. L’année suivante, Pierre et Olympe se retirent et ils se trouvent à la tête de la Maison Troisgros (c’est sa nouvelle dénomination) qu’ils rénovent de fond en comble et qu’ils ne cessent, depuis, de faire évoluer. »

Suit ensuite la quatrième génération, celle de César et Léo petits fils de Pierre Troisgros et la famille raconte sur son site la naissance du fameux restaurant trois étoiles à Ouches : « la meilleure façon de transmettre est, sans doute, de s’investir ensemble dans un projet : en 2014, le domaine d’Ouches est acquis ; les travaux commencent à l’été 2015 pour une ouverture à la fin de l’hiver 2017 de la nouvelle maison. »

Depuis plus d’un demi-siècle, 52 ans exactement, la maison Troisgros est triplement étoilée. 

MORT DE JULIETTE GRECO

YAHOO.COM – « C’était l’une des dernières pionnières du patrimoine de la chanson française. La chanteuse Juliette Gréco, interprète de Jolie môme ou encore Parlez-moi d’amour, est décédée mercredi 23 septembre 2020 à l’âge de 93 ans comme l’a annoncé son entourage à l’AFP dans un communiqué. Celle qui a partagé des années d’amour passionnel dans les bras de Jacques Brel dans les années 1960 avait été victime d’un violent AVC il y a quatre ans. Depuis ce terrible accident, l’artiste montpelliéraine était assignée à domicile et ne sortait que très peu. Les habitants de son village, qui avaient pour habitude de la saluer dans son bar favori, ne la croisaient plus beaucoup…

« Juliette était fatiguée depuis quelque temps… »

« Juliette Gréco s’est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun. Elle faisait encore rayonner la chanson française à 89 ans », a déclaré l’entourage proche de Juliette Gréco dans un communiqué publié par l’AFP. Et à juste titre puisqu’il y a encore cinq ans, Juliette Gréco était debout sur la scène des plus grandes salles de France avec sa tournée d’adieu baptisée Merci. Malheureusement, la « muse de Saint Germain-des-Prés » comme elle fut surnommée dans les années 1970, avait été contrainte de suspendre les derniers spectacles à la suite d’un violent AVC. Il faut dire que les dernières années ont été éprouvantes pour Juliette Gréco…

« En 2016, Juliette Gréco doit faire face à un double drame familial : elle perd sa fille unique, Laurence-Marie, des suites d’un cancer à seulement 62 ans, quelques mois après la mort du père de sa fille, l’acteur Philippe Lemaître. Pour l’icône de la chanson française, c’est le début de la descente aux enfers. Déterminée à ne pas se laisser abattre, Juliette Gréco décidera de remonter sur scène : « Ma raison de vivre, c’est chanter ! Chanter, c’est la totale, il y a le corps, l’instinct, la tête… », confiait-elle dans les colonnes de Télérama il y a encore »

L’ANCIEN AMBASSADEUR D’AUSTRALIE NOMMÉ AMBASSADEUR CHARGÉ DE L’INDO-PACIFIQUE

Lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie, le président de la République avait décrit sa vision d’une relation privilégiée de la France avec un axe qu’il avait défini comme étant celui de « l’Indo-Pacifique ». L’Inde et l’Australie constituent la colonne vertébrale de cet axe qui va de Paris à Nouméa. Cette vision a pris corps avec la nomination d’un ambassadeur pour l’Indo-Pacifique.

Un premier dialogue trilatéral « France – Inde – Australie » par visioconférence a été organisé le 9 septembre 2020 dans le cadre d’une première session internationale consacrée à l’Indopacifique de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Y furent associés des experts de 13 pays du Pakistan à la Papouasie Nouvelle-Guinée dont six États de l’ASEAN (Birmanie, Cambodge, Indonésie, Philippines, Singapour, Thaïlande). Le 16 septembre dernier, la France s’est dotée d’un ambassadeur chargé de l’Indo-Pacifique, Christophe Penot, jusqu’il y a peu, ambassadeur en Australie. Une première dans son histoire diplomatique.

Il prendra ses fonctions le 15 octobre 2020 et sera basé à Paris, tout comme les ambassadeurs en charge des coopérations régionales pour l’océan Indien ou le Pacifique sud. Diplomate de carrière chevronné et sinisant, M. Penot (65 ans) a servi de nombreuses années en Asie : à Hanoï d’abord de 1983 à 1986 puis à deux reprises au Japon, de 1991 à 1995 et 2005 à 2010. C’est en Asie du Sud-Est qu’il a obtenu son premier poste d’ambassadeur (Malaisie 2014 – 2017) avant de s’envoler pour l’Australie, son dernier poste (2017 – 2020).

REFERENDUM : DÉBAT RÉVÉLATEUR ET COURTOIS SUR NC1ÈRE TV

L’événement de la campagne était incontestablement sur NC la 1ère, hier soir. Après la révélation de la position « personnelle » de Milakulo Tukumuli, le président de l’Eveil Océanien, le matin au micro d’Anne Claire Lévêque, les téléspectateurs étaient invités à un débat sur le prochain référendum. « Starring », Gil Brial (Avenir en Confiance), Philippe Dunoyer (Calédonie Ensemble) et Nicolas Metzdorf (Générations NC) du côté du « Non », Gilbert Tyuienon (UC), Charles Washetine (Uni/Palika) et Wadewi Washetine (Parti Travailliste) du côté du « Oui ». L’émission était animée par Nadine Goapana et Steeven Gnipate.

Le ton des échanges a été courtois, contrastant quelque peu avec la tension constatée sur le terrain, notamment sur la Côte Est. Chaque invité s’est appliqué à ne pas couper l’autre, et la parole a été respectueuse et détendue.

Les représentants indépendantistes ont eu du mal à répondre aux questions précises sur la monnaie, la nationalité, le régime foncier, le financement des dépenses publiques, les diplômes de l’enseignement ou encore l’accès aux enseignements supérieurs en France et en Europe. A la disparition des prises en charge actuelles de l’Etat, les réponses sont demeurées vagues, suggérant que les ressources de la Nouvelle-Calédonie et sa fiscalité n’ont pas encore produit tout leur potentiel.

La présentation des sujets était intéressante, même si certains chiffres mériteraient d’être précisés, notamment les dépenses de la France dont la référence est constituée par un rapport de 2018, et dans lequel elles se montent à quelques 175 milliards FCFP.

Au total, l’impression est que les indépendantistes … ne sont pas prêts à gérer l’indépendance, et que tous les problèmes pendants, pourtant essentiels, devraient être traités durant la « période de transition » si le « oui » l’emportait. De ce point de vue, le débat télévisé d’hier soir a confirmé l’impression dégagée au cours de la campagne référendaire, selon laquelle l’indépendance de Kanaky-Nouvelle Calédonie est présentée essentiellement au travers des institutions, et de l’esprit de sa future Constitution. Mais sur les aspects concrets de la vie quotidienne, des ressources publiques, de l’organisation monétaire ou encore du niveau de vie, les tenants de l’indépendance n’ont pas de réponse claire à apporter.

A l’opposé, les défenseurs du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française ont beau jeu de décrire la continuation … de l’enviable situation actuelle pour tous les Calédoniens. Soutien de l’Etat pour faire face à la situation sanitaire, financement de l’enseignement, accès libre pour les étudiants calédoniens aux Universités françaises et européennes, financement de l’exercice des compétences régalienne et de ses 9.000 fonctionnaires ou encore financements des collectivités locales ont été déroulés. Sans arrogance, ni triomphalisme, il convient de le souligner, dans un débat révélateur et de bonne tenue.

RÉFÉRENDUM : TUKUMULI VOTERA « NON »

En répondant hier matin à une question posée par un auditeur dans l’émission animée par Anne Claire Lévêque sur NC1ère radio, le leader de l’Eveil Océanien a levé toute ambiguité sur son choix personnel pour le référendum du 4 octobre prochain. « A titre personnel, je pense que la Calédonie doit rester française, a-t-il répondu, indiquant « donc, je voterai Non ».

Milakulo Tukumuli, tout en reconnaissant que la majorité de la communauté wallisienne et futunienne de Nouvelle-Calédonie était profondément attachée à la France, a cependant confirmé qu’aucune consigne de vote ne serait donnée aux électeurs de l’Eveil Océanien. Selon lui, chacun doit être libre de voter en son âme et conscience, cette liberté constituant une originalité de son parti dans le non-choix entre les deux blocs indépendantistes-non indépendantistes.

L’Eveil Océanien avait constitué un intergroupe au Congrès avec l’UC-FLNKS-Nationalistes lors de la session administrative dernière.

La question subsidiaire qui demeure est à présent celle de sa position sur le projet de vœu visant à étendre à la Nouvelle-Calédonie les dispositions contenues dans l’article 27 de la Loi Organique, vœu récemment déposé avec l’appui de Pierre-Chanel Tutuguro, Secrétaire général de l’Union Calédonienne. Ce texte sera appelé devant les élus à l’issue du référendum. À condition, bien entendu, que le « Non » l’emporte.

CENTRALES À GAZ : L’EUROPE RÉTICENTE

A l’issue d’une forte opposition aux centrales à gaz, les députés européens son parvenus à un compromis. L’enjeu, bénéficier du Fonds de transition juste doté de 1.200 milliards FCFP. Le gouvernement français était opposé aux projets gaziers. Le groupe Renaissance (macronistes et associés) se battait depuis des mois pour exclure leur financement du Fonds de transition juste. Compte tenu de l’avis contraire de l’Allemagne et des pays de l’Est et du Sud, un compromis a finalement du être élaboré.

Le texte final pose le principe que les énergies fossiles sont exclues des financements prévus. Mais un projet de centrale au gaz peut bénéficier d’un financement dans certaines conditions. La première : être situé dans une région où le charbon domine. La seconde : adopter la meilleure technologie possible compatible avec la « taxonomie européenne », c’est-à-dire les activités éligibles aux financements verts.

Pour la Nouvelle-Calédonie, il n’est pas prévu l’intervention du Fonds Européen, et de toute façon, le territoire ne bénéficie pas des fonds structurels. C’est la défiscalisation métropolitaine qui constitue un levier important à sa réalisation. Pour l’heure, aucune décision définitive n’a encore été prise, et l’on semble s’orienter également vers un compromis entre les différentes technologies.

Référendum : la campagne officielle a commencé, Mort de Michael Lonsdale, seulement 11 cas de Covid dans le Victoria

L’ACTU EN BREF EN CALÉDONIE

LA CAMPAGNE OFFICIELLE DU RÉFÉRENDUM A DÉBUTÉ, notamment à la télévision avec des spots supervisés par le CSA.

REVIENT-ON À LA POLITIQUE SYNDICALE DES BLOCAGES comme c’est le cas à Géant Sainte Marie, une situation qui pourrait à nouveau faire école ? Les positions en tout cas se durcissent, face à la direction qui a accepté de faire effectuer un audit social, mais refuse des revendications qui se sont ajoutées à la question initiale du conflit.

LES FORCES ARMÉES VOIENT AU DELÀ DES RÉFÉRENDUM avec la construction projetée d’un nouveau quai susceptible d’accueillir deux patrouilleur hauturiers. Optimisme sur le résultat des consultations, ou préparation d’une coopération militaire ?

LES FEMMES EN MOUVEMENT APPELLENT AU « NON », un « non » qu’elles ont dessiné en le formant elles-mêmes dans le Parc Brunelet. L’association rencontre et échange sur tout le territoire avec les femmes pour exprimer leur point de vue sur les conséquences d’une indépendance qu’elles estiment régressive.

LE MARCHÉ AU POISSON RESTE FERMÉ AUJOURD’HUI et rouvrira après une expertise de la structure si celle-ci est positive.

POLYNÉSIE

Revue de presse – « Une semaine après les révélations sur le suicide et la plainte pour viol aggravé visant un sergent du RSMA, le militaire mis en cause a été mis en examen et écroué à Nuutania. Mais surtout, selon les informations recueillies par Tahiti Infos, deux autres enquêtes ont été ouvertes en moins de cinq mois au RSMA pour des soupçons de viol entre stagiaires et de violences volontaires aggravées d’un autre militaire sur des subalternes. » (Tahiti Infos)

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AUSTRALIE ET NOUVELLE-ZÉLANDE

Seulement 11 cas positifs dans le Victoria.

EN MÉTROPOLE ET DANS LE MONDE

L’acteur français Michael Lonsdale est mort à l’âge de 89 ans le lundi 21 septembre 2020. Il laisse derrière lui une immense carrière de près de 60 ans à la fois au cinéma et au théâtre.

Né le 24 mai 1931 dans le seizième arrondissement de Paris, Michael Lonsdale tient son nom de famille anglo-saxon de son père britannique. Tout au long de sa carrière, Lonsdale n’a cessé de jouer sur les planches au théâtre mais aussi devant les caméras. Citons certains de ses plus grands rôles dans notamment Hibernatus, Moonraker ou encore Le Nom de la rose. 

GASTRONOMIE FRANÇAISE : LE CHEF DE L’ANNÉE – Glenn Viel, jeune chef de 40 ans du restaurant triplement étoilé «L’oustau de Baumanière», en Provence, a été élu «chef de l’année 2020» par ses pairs, à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef.

La terrasse du restaurant situé aux Baux-de-Provence

Réintroduction des néonicotinoïdes en France – Un projet de loi, que les députés doivent commencer à examiner ce mardi, pourrait en effet permettre d’utiliser à titre «dérogatoire» ces pesticides dits tueurs d’abeilles pourtant interdits par une loi en 2016, en raison de leur nocivité avérée pour la biodiversité. Destinée à lutter contre les insectes «nuisibles» et venir en aide à la filière de la betterave sucrière, cette mesure fait polémique. Elle est contestée par les scientifiques du Groupe de travail sur les pesticides systémiques regroupant 24 pays.

WEEK END DRAMATIQUE EN BAIE DE LA MOSELLE, LKU Président du MNSK, Tour de France : Pogacar, 21 ans, vainqueur

L’ACTU EN BREF EN CALÉDONIE

WEEK END DRAMATIQUE EN BAIE DE LA MOSELLE – Dans la soirée de samedi à dimanche, 3 catamarans ont brûlé à leur mouillage, en face du marché aux poissons, en Baie de la Moselle. 2 navires ont coulé, le troisième est resté à flot mais a pratiquement été détruit par les flammes. Le reste de la flotte de la société de location a pu être déplacé, et ainsi épargnée d’un risque de propagation de l’incendie. Ce dernier a été maîtrisé par les pompiers.

Dans la même soirée, le corps d’une dame dont la disparition avait été signalée, a été retrouvé dans la baie où elle se déplaçait sur un petit bateau annexe. Les sauveteurs n’ont pas pu la ramener à la vie.

FILMÉS PENDANT LEUR VOL, deux cambrioleurs qui ont opéré à l’Endroit, établissement de la Baie des Citrons, ne vont probablement pas échapper longtemps à l’enquête de police. La seule question est de savoir s’ils vont être rapidement relâchés ou non. Image Facebook.

UNE TRENTAINE DE CHEVAUX TRANSPORTÉS PAR QATAR AIRWAYS pour être livrés à Tontouta. Destinés à améliorer la génétique locale, ils ont été conduits à la quarantaine.

1500 CARNAVALIERS ont honoré le Carnaval de Nouméa pour la 33e édition. Gros succès populaire avec près de 25.000 spectateurs.

MOBILISATION LES LOYALISTES ce week end avec, notamment, un rendez-vous des Loyaltiens à Kowe Kara samedi, et un important défilé de motards et de voitures dimanche après midi.

200 JEUNES FAVORABLES AU « OUI » ont défilé samedi dans les rues de Nouméa.

UN BUSTE DU GÉNÉRAL DE GAULLE a été dévoilé samedi à la baie de l’Orphelinat, en présence de nombreuses personnalités. Cet hommage commémore le 80e anniversaire de l’engagement de la Nouvelle-Calédonie aux côtés de la France Libre, suite à l’appel du Général.

CONGRÈS CONSTITUTIF DU MNSK samedi. Kotra Uregei passe de la présidence du Parti Travailliste à celle du Mouvement Nationaliste pour la Souveraineté de Kanaky.

ACCIDENT MORTEL À THIO, près de la tribu de Saint Gabriel. Le conducteur âgé d’une trentaine d’années a perdu la vie.

POLYNÉSIE

Remaniement ministériel en Polynésie. Tea Frogier quitte le gouvernement, les portefeuilles ont été redistribués.

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AUSTRALIE ET NOUVELLE-ZÉLANDE

Un nouveau terminal à l’aéroport de Sydney : la construction va démarrer début 2021. Lire notre article.

LE VICTORIA POURSUIT LA BAISSE DE COVID et un assouplissement des restrictions pourrait intervenir le 28 septembre. Toutefois, le couvre-feu et la limitation des déplacements à 5 km pourraient être maintenus. Dans ces conditions, l’espoir de pouvoir effectuer leur procuration pour les électeurs calédoniens retenus à Melbourne pour le vote du 4 octobre, demeure.

Une licence a été délivrée pour la construction de la plus grande plantation de cannabis en Nouvelle-Zélande. Elle sera située dans la région de Malborough. Lire notre article.

EN MÉTROPOLE ET DANS LE MONDE

EN MÉTROPOLE, L’EXPÉRIMENTATION DU CANNABIS THÉRAPEUTIQUE DEVRAIT COMMENCER EN 2021
En raison de la mobilisation des autorités de santé sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, le début de l’expérimentation de l’usage médical du cannabis, initialement prévu en septembre 2020 avait été reporté « au plus tard » en janvier 2021, selon le ministère de la Santé dans un communiqué du 3 juin. Cette expérimentation fait suite à l’avis favorable et à la publication des conditions de mise en pratique par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en juillet 2019 et devrait durer deux ans. Lors de cette expérimentation, seront définis : les critères d’inclusion et de non-inclusion des patients, la conception du registre national électronique de suivi des patients inclus dans l’expérimentation, le cahier des charges permettant la sélection des futurs fournisseurs et distributeurs des médicaments à base de cannabis utilisés pour l’expérimentation, l’élaboration de la plateforme de formation des professionnels de santé ainsi que la liste des centres experts volontaires qui incluront les patients dans l’expérimentation.

TOUR DE FRANCE : COUP DE THÉÂTRE AVEC UN JEUNE SLOVÈNE DE 21 ANS QUI SE SAISIT DU MAILLOT JAUNE ET REMPORTE LE TOUR – À l’issue de la 20e étape et le chronomètre à la Planche des Belles-Filles, Tadej Pogacar, coureur de la Team UAE Emirates, avait créé la sensation en s’imposant et en récupérant le maillot jaune, profitant également de la défaillance du leader incontesté jusqu’ici, Primoz Roglic.

Le porteur du Maillot Vert, Sam Bennett, s’est imposé sur les Champs Elysées, et Pogacar a remporté le Tour de France.  Il est devenu le plus jeune vainqueur de l’épreuve depuis 1904.

24 HEURES DU MANS : TOYOTA TRIOMPHE en remportant l’épreuve pour la 3e année consécutive. En GTE Pro, l’Aston Martin Vantage prend le dessus sur la Ferrari 488 GTE. Les Porsche ont été inexistantes.

FERMETURE DE L’USINE BRIDGESTONE – L’Etat obtient 5 mois de négociations avec la direction du groupe pour étudier « tous les scénarios possibles », y compris alternatifs à la fermeture.

Ce sera la plus grande plantation de cannabis médical Kiwi

Une société de cannabis médicinal de Marlborough a obtenu une licence pour cultiver la plus grande plantation jamais réalisée en Nouvelle-Zélande. Alors qu’un référendum sur l’usage récréatif du cannabis doit avoir lieu le mois prochain, la société Puro a reçu jeudi la licence lui permettant de cultiver 90 000 plantes à usage médical.

« Cette licence signifie que nous sommes désormais en mesure de vendre du cannabis médical à des acheteurs de produits pharmaceutiques. C’est la prochaine étape de notre aventure pour devenir un fournisseur mondial de cannabis médical haut de gamme« , a déclaré le directeur de l’entreprise, Macfarlane.

Un rapport d’économistes indépendants Agribusiness Group a estimé que Puro pourrait créer jusqu’à 375 emplois à temps plein au cours des deux prochaines années.

«Puro a le potentiel de faire évoluer considérablement l’économie de Marlborough, en créant des emplois à Kaikoura et à Blenheim. Nous avons reçu le soutien de la collectivité maorie, des députés, des maires et des chefs d’entreprise», a déclaré Macfarlane.

La récolte germera dans des tunnels avant d’être transplantée sur le site de l’entreprise à Kekerengu. Son centre de recherche a été récemment achevé dans la vallée de Waihopai à Marlborough.

POURQUOI CERTAINS INDÉPENDANTISTES VOTERONT « NON »

Qui pourrait prétendre que Nidoish Naisseline, fondateur du LKS devenu Dynamique Autochtone, lui, feu le Grand Chef de Guahma à Maré, premier intellectuel kanak dont les réflexions dès le début des années 60 ont abouti à la reconnaissance de l’identité kanak, n’était pas indépendantiste ? C’est au nom de cette filiation et de sa conception de l’indépendance que ses héritiers politiques de Maré prônent le « Non », affirmant demeurer indépendantistes, mais revendiquant leur désaccord avec la conception de l’indépendance actuelle. Un caillou dans la chaussure du FLNKS et des Loyaltiens.

Il avait marqué sa différence dès 1981, en quittant le Palika dont sa mouvance (les Foulards Rouges) avait été la fondatrice aux côtés de celle d’Elie Poigoune (Groupe 1978). Attaché au débat démocratique, défenseur scrupuleux des valeurs coutumières, il était en désaccord sur des points importants idéologiques et électoraux, avec ses anciens partenaires.

Dans le monde politique calédonien et par ses prises de position à l’Assemblée Territoriale puis au Congrès, il avait, en permanence, fait valoir cette différence. Et pour autant, de tous les bords politiques, il inspirait un grand respect.

La position de ses héritiers politiques de Dynamique Autochtone obéissent, à la fois, au constat critique d’un contexte local, et à leur analyse d’une indépendance qui serait, par conséquent, non conforme à leur idéal. En particulier, aux côtés de l’ancien maire de Maré, Basile Citré, Joseph Waikedre souligne, sur la base des constats recensés sur l’île, les divisions de la Société kanak générées par la revendication de l’indépendance conçue par le FLNKS et les partis qui le soutiennent.

A Maré, ces constats sont, en effet, révélateurs : « divisions dans les clans et les districts en raison de « l’impact des appareils politiques », drame de Maré de 2011 « sans suite », nomination d’un petit chef de tribu « alors que le grand chef n’était pas associé selon la tradition », « barrage de partis indépendantistes » aux élections municipales 2020 sur l’île « alors que nous sommes arrivés en tête avec 1 644 voix »… » (Les Nouvelles Calédoniennes – 19 septembre).

Dynamique Autochtone, en conformité avec l’idéal sociologique de Nidoish Naisseline, prône une indépendance acceptée, et non imposée, une indépendance plus sereine, conforme « à la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou », une indépendance également conforme à l’Evangile accueillie pour la première fois, en Nouvelle-Calédonie, sur les rivages de Maré, et conforme, enfin, aux valeurs coutumières d’accueil. Autant de référence que le parti ne trouve pas dans l’indépendance sollicitée le 4 octobre prochain par le FLNKS et ses alliés.

En votant « Non », les héritiers intellectuels de Nidoish Naisseline ne renoncent pas à l’indépendance. Ils interpellent sur le contenu de l’indépendance revendiquée le 4 octobre, un contenu dont l’imprécision, le manque de clarté, la forte teinte ethnique rend en effet plausible la charge de divisions qu’il contient, selon eux, une division qui affecterait en premier lieu, en cas de victoire du « Oui », la Société traditionnelle kanak.

Enfin, en rappelant « la poignée de main », ils posent clairement la viabilité, par son acceptation, d’une indépendance à laquelle la moitié des électeurs calédoniens, et en réalité, une majorité de la population, serait hostile. L’ombre de Nidoish Naisseline, combien même il est aujourd’hui disparu, plane encore sur le débat politique calédonien …

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