OUVERTURE AUJOURD’HUI DE LA BULLE AUSTRALIE/NZ

À partir de ce matin, la Nouvelle-Zélande et l’Australie vont supprimer les restrictions de quarantaine pour les voyageurs de l’autre côté de la mer de Tasman. Qantas, Jetstar et Air New Zealand prévoient de transporter environ 10 000 personnes sur les routes trans-Tasmaniennes dès aujourd’hui !

La semaine dernière, Tourism Australia a lancé une campagne de 3,1 millions de dollars (environ 350 millions CFP) en direction des Kiwis pour les inviter à «être les premiers» voyageurs internationaux de retour en Australie.

« Bien que la bulle du voyage ne comblera pas le vide de toutes les affaires internationales perdues, elle fournira une impulsion importante à notre industrie en stimulant la demande dans certaines des régions qui en ont le plus besoin« , a déclaré Phillipa Harrison, directrice générale de Tourism Australia. L’Australie est la destination de voyage préférée des Kiwis, avec 1,4 million de voyages en 2019, ce qui représente une dépense totale de 2,6 milliards de dollars soit environ 210 milliards CFP

Pour ce qui concerne la Nouvelle Zélande, le ministre du Tourisme, Stuart Nash, a déclaré que la promotion officielle de sa destination commencerait plus tard ce mois-ci. Mais il est vrai que l’Australie entre pour deux semaines en période de vacances scolaires, et donc, une séquence peu propice aux voyages à l’étranger.

L’IDÉE D’INDÉPENDANCE AVANCE OU RECULE ?

Ce que beaucoup oublient, c’est que l’échéance majeure qui attend les Calédoniens, ce n’est ni l’élection du président du gouvernement, ni celle du président du Congrès. Ce sont des péripéties importantes, mais surtout dans le sens où elles pourraient peser sur le rendez-vous historique que constituera, pour la population de l’archipel, le troisième scrutin d’autodétermination. Dans cette perspective, peut-on aujourd’hui apprécier un recul ou une avancée de l’idée d’indépendance ?

LES ÉVÉNEMENTS RÉCENTS ONT PORTÉ PRÉJUDICE AUX INDÉPENDANTISTES
L’électorat qui se prononce au référendum est constitué de deux grands groupes : les purs et durs qui ne se posent pas de question, et les indécis qui peuvent se décider au dernier moment, en fonction de considération subjectives.

Incontestablement, deux événements ont pesé sur ces indécis qui avaient voté « oui » au second référendum.

Le Covid, d’abord. Aides aux collectivités, aides aux entreprises, aides aux artisans, par ces interventions, l’Etat a mis en relief les avantages immenses pour les Calédoniens à être dans la République, et à bénéficier de sa solidarité. La fourniture des vaccins -les meilleurs, Pfizer-, gratuitement, sans démarche commerciale, a enfoncé le clou. Il n’est qu’à voir le cauchemar dans lequel s’enfonce la Papouasie pour évaluer un aspect des risques liés à l’indépendance, pour un petit pays ou un pays faiblement développé, au 21e siècle.

Les blocages et les violences générées par les actions indépendantistes pour tenter d’imposer Sofinor et Korea Zinc comme repreneurs de l’usine du Sud, ensuite. Chacun a pu mesurer la « vraie vie », face à l’idéologie. Ainsi, par exemple, les employés affiliés au syndicat indépendantiste USTKE se sont retrouvés face au risque de  perte de leur emploi et donc de leur moyen de subsistance. Il en a été de même pour tous ceux, salariés de Vale ou sous-traitants du Sud, dont les revenus relevaient de la survie économique de l’usine. La loi de l’économie est dure, mais c’est la loi. Ainsi, certaines mesures d’opinion évaluent de recul indépendantiste à 3 électeurs sur 10.

LA STRATÉGIE DE L’UNION CALÉDONIENNE POUR « REMONTER LE COURANT »
Cette mauvaise séquence, le président de l’Union Calédonienne en est conscient.  Evoquant la progression du vote indépendantiste aux deux derniers référendums au micro d’Elisabeth Nouar à RRB, il s’est exclamé : « tout est à refaire« .

Pour refaire ce retard estimé, l’UC a donc choisi Samuel Hnepeune afin d’appréhender le développement économique sous un jour plus réaliste, et pour séduire à nouveau les indécis.

Il paraît acquis que le prochain président du gouvernement indépendantiste sera désigné avant le déplacement à Paris répondant à l’invitation du Premier ministre. Et les bookmakers attribuent la meilleure côte à Louis Mapou. Plus politique. A moins que …

LA DATE DU RÉFÉRENDUM SERA IMPORTANTE
Ces considérations amènent à la conclusion que si le référendum avait lieu cette année, les effets négatifs décrits pourraient contrecarrer une nouvelle progression du « Oui ». Si en revanche, la consultation avait lieu en 2022, chaque camp devra s’appliquer à développer une campagne la plus efficace possible.

Dans l’intervalle, il faudra bien que le nouveau gouvernement indépendantiste fasse la preuve qu’il est capable de gérer à la satisfaction du plus grand nombre. Ses écueils sont considérables, pour ne pas dire immenses. Il devra en outre, autant que possible, éviter trop de recours à l’Etat, et donc à la France. Sinon, comment justifier la revendication d’indépendance ?

Dans tous les cas, les résultats de la consultation seront connus au soir du scrutin. Et pas avant. Cette incertitude conduit à une certitude : la campagne électorale a commencé.

QUI QUI VA ÊTRE PRÉSIDENT DU GOUV ? FIN AVRIL ?

Ohé matelots, le susse-panse va monter à pic dans les 15 jours qui restent avant la fin du mois : les indépendantisses vont-ils se mettre d’accord sur un président du gouvernement ? Y parait que …

Paraît que des mana-mana ont tout de même été entamés entre les frères de lutte. Et que comme l’élection du président du Congrès approche, l’élection du président du gouvernement approcherait aussi …

Pour les Désunis et les Désunions, ce serait la hânte de se présenter à Paris le manou à la main, sans « premier minisse ». Alors beaucoup poussent chez eux à enwoyer un sikiss pour voter, soit pour Mapou, soit pour Hnepeune.

Foi d’Amiral, moi je vous dis que c’est Loulou qui tient la corde. Mais la corde peutête fini kakser !

Paraît que comême, les mana-mana doivent durer jusqu’au 30 avril, et pas un jour, pas une heure, pas une minute, pas une seconde de plus. Après quoi, le représentant de la puissance koloniale sera invité à réunir tout le monde pour le sacre de l’heureux élu.

Mais si ça se passe pas comme ça, qu’est-ce qu’y restera à faire, nom d’un cagou à poil gris ?

Je vous le donne en mille, Emile : y suffira que le Congrès nomme une commission d’enquête …

Et alors, elle sera pas belle la vie ?

Allez, rompez, moussaillons.

L’Amiral

LA CHERTÉ DE VIE : UN DOSSIER CHAUD POUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT

Si le président du nouveau gouvernement n’est pas encore élu, et si les secteurs de responsabilité ne sont pas encore répartis, on sait déjà quel dossier prioritaire viendra s’ajouter à celui du budget, des comptes sociaux, de la Santé et du Covid : l’augmentation du coût de la vie en raison du surenchérissement du frêt maritime. Un dossier économique ultra-sensible, pour lequel l’idéologie risque de reprendre le dessus.

LA PÉNURIE DE CONTAINERS
Le fret maritime reste sous tension : les navires sont pleins sur la quasi-totalité des routes commerciales et notamment les USA / Amérique Centrale / Amérique du Sud cote Ouest. A cela s’ajoute le manque d’équipements la pénurie de conteneurs, entraînant une hausse des tarifs venant s’ajouter à une augmentation des surcharges constatée depuis plusieurs mois !

Le secteur a de surcroît été totalement perturbé par le blocage du canal de Suez le 23 mars dernier, entraînant l’arrêt de 400 navires.

Si la Nouvelle-Calédonie, client presque marginal dans le frêt international, s’en est jusqu’à présent assez bien sortie, les responsables importateurs annoncent une inévitable répercussion de la hausse des tarifs. La conséquence sera évidemment une hausse des prix à la distribution.

HAUSSE DE MATIÈRES PREMIÈRES
La reprise de l’économie chinoise, la faiblesse du dollar et une dose de spéculation ont provoqué une poussée de fièvre sur plusieurs métaux, le pétrole ou encore des produits agricoles. Au point que certains évoquent un nouveau « supercycle » de hausse.

Depuis l’automne 2020, les cours des matières premières ont commencé à s’enflammer. Et la tendance se poursuit en 2021. Du cuivre, à l’étain, en passant par le blé, le maïs, l’huile de palme ou le soja, sans oublier le pétrole ou le fer, tous ces produits sont affectés. Le coût du bâtiment et des travaux publics également.

UN DOSSIER CHAUD POUR LE PROCHAIN GOUVERNEMENT
En Nouvelle-Calédonie, pays dont les prix figurent parmi les plus chers du monde, ces hausses de coût vont avoir un effet désastreux sur l’économie et la situation sociale des ménages les plus modestes. Le futur président et son équipe ne peuvent manquer d’agir rapidement.

Ses choix pencheront-ils plutôt en faveur d’une intervention à caractère idéologique, ou plutôt en faveur de mesures pragmatiques ? Ce dossier sera peut être sa première empreinte.

En son sein indépendantiste, deux tendances vont probablement s’exprimer : celle de Louis Mapou, plus enclin aux « doctrines », et celle de Samuel Hnepeune, plus proche de l’économie entrepreneuriale. Avec Calédonie Ensemble qui s’attachera à défendre les vertus de la stratégie d’encadrement de l’économie et des prix qui avait été mise en œuvre par Philippe Germain.

Le résultat sera un des révélateurs pour la suite, au delà des paroles toujours belles des Déclarations de Politique Générale.

COMMISSION D’ENQUÊTE COVID : DEUX QUESTIONS CLÉ

Officiellement, la commission d’enquête demandée par Calédonie Ensemble et l’UC/FLNKS/Nationalistes associés à l’Eveil Océanien aura pour objet d’évaluer les « politiques publiques mises en place pour faire face à la crise sanitaire et de formuler des recommandations sur l’adaptation de ces politiques publiques en fonction notamment de l’évolution de la situation sanitaire« .

De l’avis presqu’unanimement partagé par les Calédoniens, nous sommes loin des errements et des contradictions qui font le bonheur des commentateurs dans la gestion de la crise Covid en métropole. Le gouvernement local, les provinces, les services « au front » comme la Dass et les acteurs de la santé ont permis de juguler ce qui aurait pu constituer une grave vague épidémique en Nouvelle-Calédonie.

C’est peut être ailleurs que sur « l’adaptation des politiques publiques » que les « enquêteurs » pourraient se pencher. Deux points, l’un sanitaire, l’autre fonctionnel, mériteraient en effet d’être approfondis.

Le premier est incontestablement de connaître les failles qui ont permis l’introduction du virus à Wallis, puis son acheminement par la « bulle » entre ce territoire et Tontouta. Certes, une enquête est, paraît-il, en cours là-bas, et elle relève des autorités locales. Il serait donc pertinent d’en connaître les conclusions. Quant à la circulation du virus, elle implique les protocoles liés aux voyages autorisés au travers de la « bulle » qui existait alors entre les deux territoires. Cette problématique mérite quelques réponses.

Le second est assurément la circulation … de l’information entre les membres du gouvernement et leurs partis respectifs. C’est qu’en effet, tous les groupes politiques siégeant au Congrès ont chacun un représentant au sein de l’Exécutif calédonien. Chaque « ministre » a été associé, au travers des réunions techniques, des réunions du gouvernement, des réunions quotidiennes de collégialité durant la crise, à l’ensemble des procédures et des décisions. Certains sont même directement impliqués au regard du secteur dont ils ont la charge du contrôle et de l’animation. Il en va ainsi, par exemple, de la Santé relevant du portefeuille d’une élue Uni-Palika, ou des transports internationaux relevant de celui d’un élu de l’Union Calédonienne.

Quant au nouveau gouvernement indépendantiste, bien mieux qu’une commission d’enquête, il aura, dès sa mise en place,  à sa disposition l’ensemble des services territoriaux, et la contribution de l’Etat pour évaluer le dispositif et l’efficience des politiques publiques.

L’IDENTITÉ DES « NON KANAK » EN QUESTION

L’identité des Kanak est reconnue. Et cela est légitime. Est-il alors illégitime que celle des « autres », ceux qu’on appelle trop souvent les « non Kanak », le soit ?

Les habitants du territoire sont tous de nationalité française. Cependant, leur enracinement progressif a forgé des groupes sociaux à la fois distincts par leur culture, et partageant un espace commun. Et peut être, un destin.

RÉFÉRENDUM EN SEPTEMBRE-OCTOBRE ?

Si l’organisation du troisième référendum a été demandée, en revanche, aucune date n’a pour l’heure été arrêtée. Les indépendantistes ont, semble-t-il, des avis divergents sur le sujet. Côté loyaliste, la position est plus claire selon qu’une solution consensuelle serait possible ou pas. Mais la décision reviendra au gouvernement central avec, dès la fin de cette année, l’ouverture officielle de la campagne électorale présidentielle.
Pour l’Etat, en tout cas, le dispositif est rodé et il peut être mis en place selon la date arrêtée sans problème majeur. Le reste est une question à la fois d’opportunité politique et de mesure de risque.

Les indépendantistes ont déclenché la demande de scrutin. Il n’est plus un secret pour personne que, sur cette question aussi, le Palika et l’UC ont des approches différentes. Le premier considère que l’hypothèse d’une élection de Marine Le Pen à la présidence de la République ne peut être écarté, et que ce bouleversement compliquerait le processus d’accession à l’indépendance. L’Union Calédonienne, de son côté, considère que la situation Covid et les violences liées à la reprise de l’usine du Sud ont provoqué un recul électoral indépendantiste notamment parmi les « tièdes » et les indécis. Le parti considère que donner du temps au nouveau gouvernement indépendantiste permettrait de développer une stratégie de reconquête électorale.

Du côté des loyalistes, les choses semblent plus nettes. Soit les indépendantistes acceptent de négocier une solution dite « consensuelle », c’est à dire un nouveau statut répondant au souhait du plus grand nombre au sein de la République, et le référendum pourrait alors se dérouler le plus tard possible pour permettre la mise au point de cet accord. Soit aucune négociation n’est possible, et le scrutin doit se dérouler le plus tôt possible, c’est à dire en septembre-octobre, avant la campagne présidentielle.

Pour l’Etat, la décision est plus complexe. La période actuelle est déjà une pré-campagne dans laquelle l’enjeu sanitaire va se révéler décisif. Des candidats se sont déclarés, à l’instar de Marine Le Pen et de Xavier Bertrand. Politiquement, la crainte est celle d’un dérapage, quel que soit le résultat de la consultation, un dérapage dont il faudrait assumer les conséquences en pleine campagne présidentielle. Le ministre des Outre mer a lancé un appel pour la recherche d’une solution consensuelle. Quant au Premier ministre, personne n’a oublié son évocation d’une solution à l’intérieur de la République.

Le Congrès sera évidemment consulté sur cette date. Mais il sera lui-même divisé, à l’image de la Nouvelle-Calédonie. Avec tout de même une nuance : sa majorité indépendantiste/Eveil Océanien ne reflète pas la réalité démocratique du territoire.

PRÉSIDENCE : QUI VA KALER ?

Ohé matelots, alors quoi, pour la présidence de ce que vous savez, qui des deux va baisser le manou ? C’est pas une querelle d’ego, pour le Palika, qui demande que Loulou Mapou soit président du gouvernement plutôt que Sam Hnepeune. Sûr que pour Lucé, c’est pas non plus une querelle d’ego. Sauf que pour Daniel Goa, le parti « ira jusqu’au bout ». Faut un peu s’accrocher au cocotier pour comprendre. D’un côté, l’Uni s’appelle … l’union (pour l’indépendance), mais sauf erreur de ma part, les frères de lutte ne le sont pas, unis. De l’autre, Lucé s’appelle aussi l’Union, mais Calédonienne … Or, sauf avis contraire des ZZ (zobservateurs zavisés), entre l’uni et l’union, le comble c’est qu’y a pas d’unité ! Et pourtant, y devraient le savoir : l’oignon fait la sauce.

Et si Lucé va pas « jusqu’au bout », y a de la démission dans l’air ? Promesse pas tenue, présidence déchue. Et militants déçus.

Ah, la politique, c’est terrible ! Faut en avaler des tricots rayés ! Biscotte au bout du compte, y a pas à tortiller : y en a un qui va caler. Enfin, pour rester chez nous, disons qu’y va kaler. Vu comme ça, c’est moins douloureux.

L’Amiral

L’UNI-PALIKA VEUT LA PRÉSIDENCE DU GOUV ET L’INDÉPENDANCE POUR KANAKY-NOUVELLE CALÉDONIE

Un communiqué publié par l’Uni confirme la volonté du parti de Paul Néaoutyne d’installer Louis Mapou à la tête du 17e gouvernement calédonien. Pour l’Union Nationale pour l’Indépendance, « contrairement aux propos tenus par certains, cette situation ne réside pas en une querelle d’égo entre les candidats pressentis, mais de l’analyse du résultat du vote du 17 février. L’UNI considère qu’une grande confiance lui a été accordée et par voie de conséquence, à Louis MAPOU, militant indépendantiste de longue date au sein du PALIKA et de l’UNI, pour que les différentes actions qu’il mènerait en étant à la tête de ce 17ème gouvernement conduisent à la pleine souveraineté de notre pays. »

Le Palika affirme son engagement pour « des réformes fiscales » et « sociales« , et surtout à gérer « l’ultime période du processus de décolonisation« .  » C’est dans cette vision d’avenir, que l’UNI persiste à croire que la présidence du 17ème doit être confiée à L. Mapou« , conclut le mouvement séparatiste.

Pas de réaction de l’Union Calédonienne, dont la plupart des dirigeants estiment que Samuel Hnepeune est le plus apte à président le gouvernement au cours de la période pré-référendaire.

Les semaines à venir montreront lequel des deux partis indépendantistes va céder. Mais même si tout celà n’est pas une « querelle d’ego » comme le prétend l’Uni, l’accession au pouvoir exécutif par les indépendantistes a fort mal démarré.

La querelle, qui elle, est réelle, prouve en tout cas que la lutte pour le pouvoir dans Kanaky a commencé avant même une éventuelle accession à l’indépendance. Les experts en décolonisation ne manqueront pas de faire un parallèle avec des situations qui perdurent dans la plupart des pays indépendants africains.

NOUVEAU COUP DUR POUR L’USINE DU NORD

Nouveau pépin pour l’usine du Nord. Alors que l’installation industrielle ne fonctionne que sur un four depuis plusieurs mois, c’est à présent la centrale électrique qui enregistre des sérieuses difficultés. Une fissure a été découverte dans l’arbre d’entrainement d’une turbine à vapeur, provoquant une mise à l’arrêt de l’outil. Alors que la remise en route du four n°2 était prévue, cet incident pose donc des problèmes d’alimentation électrique. Pour les actionnaires, il est urgent que le niveau de production remonte, alors qu’une baisse a été enregistrée en 2020 par rapport à 2019.

D’autres sources d’appoint électrique pourront être utilisées, mais elles impacteront les coûts de production.

Le remplacement de la pièce défectueuse et son transport par mer ou par air serait chiffré à plusieurs centaines de millions. Mais il est indispensable pour permettre à KNS d’améliorer ses performances et de réaliser ses objectifs de production.