« … ACCÈDE À LA PLEINE SOUVERAINETÉ ET DEVIENNE INDÉPENDANTE », LA QUESTION DU REFERENDUM

Finalement, une proposition du Premier ministre pour la question qui sera posée aux Calédoniens lors du referendum du 4 novembre a fait plutôt consensus.

« J’ai proposé aux membres du Comité que la question soit la suivante : voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante, a déclaré Edouard Philippe.

« Cette formulation a vocation a être soumise au Conseil d’Etat dans le cadre de l’examen du projet de décret convoquant les électeurs. Cette formulation a un sens politique profond. Elle permet à chaque force politique de se positionner clairement. » 

LE FRANÇAIS DE CHEZ NOUS – AUJOURD’HUI : « LA GRATTE »

 

NouméaPost reprend  la chronique de Gaby Briault sur RRB, « le français de chez nous », sur les mots particuliers utilisés dans la langue française telle qu’elle est parlée en Nouvelle-Calédonie : aujourd’hui, « la gratte».

Je vais aujourd’hui vous parler de la gratte. Dans le français standard et familier, une gratte peut être un petit profit, plus ou moins licite. C’est aussi une démangeaison, ou également, une guitare.

En Calédonie, la gratte, c’est une intoxication alimentaire, l’ichtyosarcotoxisme, la ciguatera, qu’on l’on contracte après avoir mangé un poisson réputé alors « gratteux ».

La gratte peut être plus ou moins prononcée, et fait l’objet d’une grande quantité de remèdes naturels. Il est fréquent de soigner la gratte avec du faux tabac, avec de l’écorce de badamier ou encore avec de l’écorce de pommier kanak.

Cette forme d’intoxication n’est évidemment pas propre à la Calédonie. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches médicales et pharmaceutiques pour la guérir, compte tenu des dommages économiques que cela fait peser sur la pêche.

J’ai trouvé dans un article sur la gratte que Thierry Lhermite et son épouse avaient « attrapé la gratte » et qu’ils en gardent, paraît-il, un souvenir cuisant. J’ai bien dit Thierry, pas Bernard …

120 000 ? LES VRAIS CHIFFRES DU TOURISME : 106 000 ! Sans Wallis, Vanuatu …

« Nouveau record avec 120.000 touristes », affiche l’Isee en publiant le compte des arrivées de « touristes » en 2017. A l’évidence, il s’agit des « entrées de visiteurs non-résidents » en Nouvelle-Calédonie. En effet, dans ce classement figurent par exemple les visiteurs en provenance de Wallis et Futuna. Des « touristes » tout de même particuliers … Décryptage.

« RAPPORT TOURISTIQUE » TRÈS FAIBLE, VOIRE NUL (PDTCNC)
Il est fort instructif, d’observer ces chiffres de l’Isee dans le détail. Une observation que recommandait déjà le fameux -et infortuné- PDTCNC en 2006, bible du développement touristique de 2006 à 2016 : « Près de 10 000 visiteurs, notait le rapport à cette époque, sont des « affinitaires voisins » (6 000 de Wallis, 3 750 de Polynésie) dont le « rapport touristique » est très faible, voire nul« . Si les chiffres ont évolué, les temps n’ont guère changé, et les chiffres continuent d’être agglomérés de la même manière.

Sur le « record » de 120 000 touristes déclarés l’an passé, le cumul des marchés réputés touristiques – France métropolitaine, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud- se situe en réalité à 106 436 touristes.

Quant aux visiteurs en provenance de Wallis et Futuna, de Polynésie et du Vanuatu, leur nombre de monte à … 14 179.

Pour les « records », les vrais, ils ne concernent ni la clientèle australienne (25 762 Australiens en 1984), ni la clientèle néo-zélandaise (10 373 Néo-Zélandais en 1990), et encore moins la clientèle japonaise (35 420 Japonais en 1998).

FRÉQUENTATION HÔTELIÈRE : 67 073 TOURISTES DANS LES HÔTELS
Un indicateur intéressant est celui de la fréquentation hôtelière, véritable baromètre du tourisme.

En matière de développement touristique, les piliers sont les hôtels, d’une part, et la desserte aérienne, d’autre part.

Combien de touristes -ceux que le PDTCNC dénommait « touristes d’agrément »- séjournent dans les hôtels ?

Pour l’année « record » 2017, ce sont … 67 073 touristes d’agrément qui ont été recensés par l’Isee dans ses comptes. Mais ses commentaires se gardent bien de mettre ce chiffre en relief.

Cela explique pourquoi, en dépit des chiffres claironnés depuis 10 ans, les hôteliers appellent à l’aide, à l’exception, peut être, du groupe « public » de la SHN dont les pertes sont couvertes par le Casino, et le cas échéant par la société financière de la Province sud. Quant aux autres, ceux qui relèvent du secteur privé, encore faut-il préciser qu’ils doivent une bonne part de leur occupation à la fermeture de plusieurs centaines de chambres depuis 2006 : celles du Surf, celles du Ramada, et une cinquantaine de clés au Méridien.

UN DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE EN PANNE DEPUIS 15 ANS
Au total, si objectivement, les chiffres d’arrivées de « touristes d’agrément » en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande sont en hausse légère, ceux du Japon stagnent aux alentours de 20 000 visiteurs, soit … 15 000 de moins qu’il y a 20 ans !

Pourtant, le PDTCNC avait forgé de formidables espoirs dans l’esprit des professionnels dont certains, en 2006, ne cachaient pas leur enthousiasme. On avait même demandé au ministre du Tourisme de l’hexagone, Léon Bertrand, qui depuis a connu quelques démêlées avec la Justice, de venir présider les « Assises » !

10 ans après, au terme de la période prise en compte par le Plan de Développement, les résultats sonnent comme un échec cuisant :

  • objectif 2006, 230 000 touristes d’agrément à l’échéance 2016, résultat 2017 : 67 000 touristes d’agrément si l’on exclut les « affinitaires »,
  • objectif 2006, construction de 2400 chambres nouvelles d’hôtels, à l’échéance 2016, résultat 2017, 250 chambres à Déva mais fermeture du Surf, d’une partie du Ramada et de chambres au Méridien, les chambres nouvelles résultant essentiellement de rénovations d’établissements,
  • objectif 2006, création de 3000 emplois nouveaux à l’échéance 2016, résultats 2017, …

Constat : entre la communication et la réalité, la différence est « kolossale » …

LES ASSURANCES VONT « RECOMMANDER » DE NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS DE SÉCURITÉ

Depuis plusieurs années, la Nouvelle-Calédonie coûte de plus en plus cher aux assurances … qui répercutent naturellement ces coûts sur les contrats. Plus grave, certaines compagnies peuvent se poser la question de leur maintien sur le territoire.

Devant la hausse vertigineuse des cambriolages et vols en tout genre, et plus particulièrement, ceux des locaux commerciaux, des « recommandations » visant à renforcer les équipements de sécurité vont être dispensées.

Il s’agira, par exemple, de remplacer les rideaux en aluminium par des rideaux en acier, assortis de fixations renforcées. Ou encore de systématiser les installations « anti-voitures-bêliers ».

Certaines assurances, en métropole, refusent d’assurer des clients jugés trop à risque. Arme ultime contre d’éventuelles intrusions : le nuage aveuglant à bas de glycol qui empêche l’intrus de se déplacer autrement qu’à tâtons, laissant le loisir aux forces de l’ordre de l’interpeler en flagrant délit.

SMSP : SIGNATURE D’UN ACCORD POUR UNE USINE EN CHINE – Viol à Chaleix – « Comprendre les referendum 2018-2022 », un essai de l’historien Angleviel – Le Medef aura un Président – Nouveau clocher à l’église de Vao – Le Bulletin de la SEHNC est paru

NICKEL : ACCORD ENTRE LA SMSP ET UN FONDEUR CHINOIS – Selon Les Nouvelles Calédoniennes, un « Memorandum of agreement » vient d’être signé entre la SMSP et l’industriel chinois Yangzhou Yichuan Nickel Industry Co Ltd. Objectif de cet accord : en engagement de fourniture de minerai de basse teneur à hauteur de 600.000 tonnes avec, en contrepartie, une prise de participation majoritaire (51%) dans cette usine.

Le minerai serait fourni par NMC, structure mixte Pasco/SMSP (450.000 tonnes) et par les mineurs indépendants (150.000 tonnes). Il se substituerait aux approvisionnements en provenance d’Indonésie et des Philippines. La production est vendue à une filiale de Posco.

Cette deuxième opération consiste donc à raffiner le minerai calédonien à l’extérieur du territoire, le privant d’une partie essentielle de la valeur ajoutée. Plusieurs questions sont ainsi posées sur la fameuse stratégie nickel.

COMPRENDRE LES REFERENDUM 2018-2022, c’est le titre d’un essai publié par l’historien Frédéric Angleviel.

LES FEMMES DE CANALA EN COLÈRE et il y a de quoi. Elles manifestent pour protester et sensibiliser la population sur un viol qui s’est produit récemment. La victime, souffrant de graves lésions, est maintenue en coma artificiel.

VIOL À LA BASE CHALEIX – Il se serait produit dans un logement de la base militaire au cours d’une soirée arrosée. Le marin mis en cause a été placé en détention au camp Est.

SENSIBILISATION À LA SÉCURITÉ AU MONT DORE avec des visites de commerces et des conseils pour améliorer la sécurité.

LA CCI VEUT LIMITER L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE L’AÉROPORT DE TONTOUTA par 4 projets éco-responsables pour 2018, parmi lesquels, co-voiturage des personnels, traitement des déchets ou développement des énergies renouvelables avec l’équipement des parkings avec des ombrières photovoltaïques.

LE MEDEF ÉLIT SON PRÉSIDENT ce matin, conformément à ses statuts. Ce président se substituera au fonctionnement avec plusieurs co-présidents en vigueur depuis plusieurs années.

UN NOUVEAU CLOCHER À L’ÉGLISE DE L’ÎLE DES PINS a été inauguré hier grâce à une aide complémentaire consentie par la Province sud qui était représentée par Marie-Françoise Hmeun.

LES BAUX RURAUX promus auprès des promoteurs privés, 23 baux ont déjà été signés.

LE DERNIER BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES HISTORIQUES vient de paraître. Des « bulletins » très riches en information et que chaque Calédonien devrait se procurer. Dans cette dernière édition, l’illustre famille Freycinet, une épopée extraordinaire. Disponible en librairie ou au siège de la SEHNC, rue de Salonique.

REFERENDUM : LE RASSEMBLEMENT-LR PROPOSE « UNE QUESTION CLAIRE »

Au cours du Comité Directeur tenu hier soir par le Rassemblement-LR,  c’est évidemment le referendum qui a été au coeur des discussions. Pierre Frogier a confirmé le refus des termes de l’exposé des motifs qui figurait dans la délibération fixant au 4 novembre le scrutin d’autodétermination.

LE RÉSULTAT LE PLUS SIGNIFICATIF POSSIBLE EN FAVEUR DE LA FRANCE
Après avoir regretté que depuis 2010, sa proposition de préparer une solution commune n’ait trouvé aucun écho, et notamment de la part de l’Etat, il a indiqué que son mouvement devait à présent se soumettre à un inévitable referendum « binaire ». Dans cette perspective, il a demandé à ses responsables d’entamer une campagne, sur le terrain, pour que le résultat du referendum soit le plus significatif possible en faveur de la France, et que se pose alors la question de la pertinence des deux autres consultations prévues.

INDÉPENDANCE OU MAINTIEN DANS LA FRANCE
Quant à la question, c’est le Président du Congrès, Thierry Santa, qui en a fait la proposition au comité directeur du Rassemblement-LR. Le principe, pour que l’interrogation et les réponses soit claires, c’est que la question comme les réponses exposent explicitement les enjeux : indépendance d’une part, maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France d’autre part.

Le Rassemblement-LR considère en effet que le terme de « souveraineté pleine et entière » soit interprétée et comprise de manière ambigue. C’est donc l’indépendance ou le maintien dans la France qui seront les termes défendus au prochain comité des Signataires, avec un réponse possible sans ambiguité, du type : soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie accède à l’indépendance », soit « Je veux que la Nouvelle-Calédonie reste dans la France ».

ANCIEN HAUT FONCTIONNAIRE EN CALÉDONIE, HUGUES MALECKI CONDAMNÉ À 2 ANS DE PRISON

Epilogue navrant pour une sordide affaire de tableau volé au mobilier national puis revendu : l’ex-sous-préfet, Hugues Malecki, vient de se voir infliger une peine de 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 20 millions CFP et d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant 5 ans.

Selon le Figaro,  » Les faits remontent aux années 2006-2007 lorsque Hugues Malecki était encore sous-préfet de Brioude. Un beau jour, ce passionné de peinture remarque, dans l’un des salons de la sous-préfecture, une huile sur toile baptisée Dahlias. Signée de l’artiste russe naturalisée française Natalia Sergeevna Goncharova (1881-1962), cette œuvre représente un immense bouquet de fleurs, débordant d’un vase.

Interrogé par les enquêteurs, le haut fonctionnaire assure qu’il a d’abord voulu faire restaurer cette toile, datant des années 1940. Puis il a finalement opté pour une copie effectuée par un professionnel, une opération moins onéreuse et légale si les dimensions diffèrent de l’original. L’accusé explique que, par la suite, il pensait que le tableau original avait été remisé dans les combles de la sous-préfecture. Selon lui, ce n’est que cinq ans après son départ de Brioude qu’il serait retombé dessus dans son garde-meubles, empaqueté «par inadvertance» avec d’autres œuvres par les déménageurs. Il s’en serait alors séparé dans la précipitation, sans réfléchir« .

C’est donc un faux qui est exposé à la sous-préfecture, et en 2014, le pot aux roses est découvert. Les enquêteurs établissent que la toile avait été vendue 1,5 million FCFP à un collectionneur qui l’a revendue … 15 millions un an plus tard à Londres lors d’une vente aux enchères de Sotheby’s.

Ce docteur en médecine vétérinaire, puis sous-préfet, avait été en poste en Nouvelle-Calédonie.

TOPGOLF : NOUVELLE ATTRACTION À GOLD COAST À 3 MILLIARDS CFP

Situé entre Movie World et Outback Spectacular, pratiquement face à DreamWorld, TopGolf Gold Coast viendra s’ajouter aux grandes attractions offertes à Gold Coast. Qu’est-ce que TopGolf ? Explications.

Topgolf est né en 2000, inventé par deux frères anglais qui voulaient apporter plus d’attrait au practice traditionnel. Le jeu consiste à toucher des cibles sur le practice (voir illustration), ce qui permet de marquer des points, source de compétition « fun » dans un cadre hyper relax.

COMPÈTE ET BON MOMENT ENTRE AMIS
La différence de Topgolf avec un practice classique, c’est que les balles contiennent une petite puce qui vous identifie et qui vous permettront donc de marquer des points dans différents modes de jeu selon votre précision sur le range, un peu comme au bowling. Vous l’avez compris, Topgolf apporte du « fun » au practice!

Mais cela ne s’arrête pas là: musique à fond, canapés, bar derrière les tapis, à boire et à manger … Ici on est pas là seulement pour jouer mais aussi pour passer un bon moment entre amis. Est mis à disposition également un écran individuel par tapis, indiquant votre nom et vous permettant de suivre vos performances.

LES CIBLES
Les cibles, elles, sont de couleurs différentes et composées de plusieurs « anneaux » et d’un drapeau au milieu. Elles sont statiques et situées à:

  • 25 yards (rouge)
  • 50 yards (jaune)
  • 90 yards (vert)
  • 125 yards (marron)
  • 150 yards (bleu)
  • 175 yards (rose)
  • 200 yards (noir)

2 MILLIARDS 800 MILLIONS
Le plus emblématique des TopGolf se trouve certainement à Las Vegas. Avec les nouvelles ouvertures prévues, Topgolf se rapproche des 50 installations sur le sol américain. A ce jour, en dehors des USA, il en existe seulement 3 en Angleterre mais 5 sont annoncés entre l’Australie, le Canada, le Mexique et les Emirats Arabes Unis.

Les travaux de construction à Gold Coast – Photo site ParkZ

Celui de Gold Coast, le premier en Australie, ouvrira en milieu d’année. Investissement : 35 millions de dollars australiens, soit environ 2 milliards 800 millions CFP.

Et tout ça, sans « Assises du Tourisme » …

REFERENDUM : 4 NOVEMBRE – L’EXPOSÉ DES MOTIFS FAIT POLÉMIQUE

C’est finalement par 38 voix contre 14 que la délibération fixant la date du scrutin d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie au 4 novembre prochain a été adoptée. Originalité du vote : tous les élus sont d’accord sur la date, mais les loyalistes sont divisés sur l’exposé des motifs. Polémique

Ce n’est pas une surprise, puisque le texte en question avait déjà provoqué l’explosion de la structure de concertation créée par le Premier ministre il y a quelques semaines, le fameux G10.

ACCORD SUR LA DATE, DÉSACCORD SUR L’EXPOSÉ DES MOTIFS
Le Congrès était donc saisi d’une proposition de délibération signée par l’Union Calédonienne-Front de Libération Kanak et Socialiste, l’Union Nationale pour l’Indépendance, groupe du Parti de Libération Kanak, et par Calédonie Ensemble. Au coeur de la contestation menée par les autres partis loyalistes, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République, les Républicains Calédoniens et le Mouvement Populaire Calédonien, l’orientation de l’exposé des motifs selon eux, « sans rapport avec la date du referendum », « déséquilibré en faveur de la période sombre de la décolonisation », voire « obsolète et décalé ».

NATIONALISTES ET LOYALISTES
Pendant le débat, la défense de l’exposé des motifs et sa contestation ont opposé les 6 partis. Pour les uns, il s’agit simplement de replacer le referendum dans son contexte, et dans celui de l’Accord de Nouméa. Impossible, dans ces conditions, de passer sous silence le passé de la Nouvelle-Calédonie et ses portions d’histoire douloureuse.

Pour les autres, le texte est « passéiste » et ne projette pas sur l’avenir, alors que depuis la signature des Accords, la Calédonie s’est décolonisée. Sur le terrain purement politique, une accusation a fusé : il s’agit d’une fracture entre « nationalistes » et « loyalistes ».

Accessoirement, la « plate-forme », justement créée pour que les loyalistes ne parlent que d’une seule voix dans la perspective du referendum, s’est divisée en deux camps.

L’essentiel, pourtant, demeure : tout le monde est d’accord sur la date. Et personne, pour l’instant, n’a décidé de « boycotter » le fameux scrutin …

DES TRIBUS DÉCIDENT LE COUVRE FEU POUR LES JEUNES

Pour décider un couvre-feu excluant toute divagation de jeunes le soir, des tribus de la côte Est n’ont pas attendu de longs débats dans les assemblées : elles l’ont décidé pour elles-mêmes.

Excédées par les exactions de certains jeunes, et en accord avec les autorités coutumières et municipales, deux tribus au moins de la côte Est ont résolu ce problème à leur manière. En décidant que tout le monde devait rester chez soi à partir de la soirée.

« On voit les mamans le soir aller chercher les enfants s’ils ne sont pas rentrés« , déclare l’un des responsables.

D’autres moyens commencent à être mis en oeuvre contre les jeunes voyous. La chronique a récemment été défrayée par cet adulte qui a tiré sur une voiture volée effectuant un rodeo à Nakéty. D’autres actions, un peu moins violentes, se seraient déroulées en d’autres lieu. Un peu moins violentes, mais, paraît-il, très efficaces.

SÉCURITÉ : 2 ANS DE PRISON ET 15 MILLIONS POUR VANDALISME … SUR UN ARBRE ! Mais c’est en Nouvelle-Zélande …

La Nouvelle-Zélande est probablement un des pays les plus citoyens de la planète. Pour tous les visiteurs, un voyage au pays des kiwis est AUSSI une leçon de civisme.

Mais leur système n’est pas fait que de prévention béate. Témoin, cet avis publié suite à la vandalisation d’un arbre planté dans la ville de Queenstown, dans l’île du sud, commémorant le sacrifice des soldats néo-zélandais tombés au cours de la 1ère guerre mondiale.

Les peines encourues pas les délinquants sont de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 millions FCFP s’il s’agit d’un « body corporate ».

Un appel au renseignement civique sur ce qui est qualifié de « criminal offense » a été lancé, ce qui correspond, chez nous, à « un appel à témoin ».

Pour tout visiteur de la Nouvelle-Zélande, le degré de criminalité et l’état des villes, des villages, des panneaux de signalisation sur les routes ainsi que de tous les lieux publics montrent l’efficacité de l’approche kiwi pour la lutte contre la délinquance.

Une méthode à l’évidence plus efficace que les Plans de Lutte, les Plans Marshall, les CLSPD et autres les Grandes Causes.

SÉCURITÉ À NOUMÉA : CAMÉRAS, TAGS, RÉSORPTION DES SQUATS, SDF, ALCOOL, NAKAMALS, STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE PROPOSÉE PAR GABY BRIAULT

Parmi les rares interventions, mardi soir, lors du débat d’orientation budgétaire : celle du conseiller Gaby Briault qui propose une nouvelle stratégie Sécurité en 24 actions dans la ville de Nouméa. « Les Nouméens n’en peuvent plus, nos devons agir tous ensemble », plaide l’élu. Ses propositions : 15 actions municipales, l’implication de la Nouvelle-Calédonie, de la province, du Sénat coutumier, de l’Etat et des administrés, une stratégie d’une ampleur inédite pour ramener « la tranquillité » à Nouméa en 5 ans. Priorités.

STRATÉGIE D’AMPLEUR INÉDITE
« Ils ne savaient pas que c’était impossible. Alors ils l’ont fait » a déclaré l’élu en exhortant ses collègues à se mobiliser pendant plusieurs années pour que les Nouméens se sentent à nouveau en sécurité. Il donne acte à la ville des avancées effectuées, sur les caméras qui vont passer à 86 pour 45 an début de mandat, sur de nouveaux éclairages en lumière blanche, sur le lancement de l’opération « surveillance de voisinage », ou encore sur le renforcement des moyens de la Police Municipale. Une Police dont il salue l’action « appréciée des Nouméens » et les « innovations » réalisées.

Pour Gaby Briault, cependant, pour stopper la progression de la délinquance et provoquer son recul, il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie d’ampleur, d’une importance inédite : la ville, toutes les institutions, l’Etat et les administrés. Au total, 24 grandes actions coordonnées.

15 ACTIONS MUNICIPALES
ET L’EXPÉRIENCE DE LA VILLE D’ORLÉANS À LA RESCOUSSE
150 caméras, plan anti-tags, résorption des squats sur un programme de 20 ans, partenariat avec Emmaüs pour résorber l’errance des SDF, intensification des lumières blanches dans « les endroits à risque », patrouilles à pied et présence statique des policiers dans les quartiers, débroussage de tous les terrains vagues, réhabilitation des quartiers de Tindu, Pierre Lenquette, Saint Quentin, ou encore technologie de pointe pour protéger les écoles, au total, 15 actions convergentes à mener par la ville elle-même. Certaines ont été lancées, d’autres figurent dans le budget 2018.

Et pour que la ville soit plus performante, Gaby Briault propose un jumelage sécurité avec la ville d’Orléans « qui a fait baisser la délinquance sur son territoire de 80%« .

DÉBROUSSER TOUS LES TERRAINS VAGUES
ET RÉSORBER LES SQUATS EN 20 ANS
L’élu municipal propose en outre que des partenaires viennent épauler la ville, dans cette stratégie. Pour la Nouvelle-Calédonie, « 2 actions tombent sous le sens » : le débroussage de tous les terrains lui appartenant à Nouméa, notamment à Nouville accompagné d’un plan de résorption des squats, et l’adoption d’une réglementation des Nakamals, zones de non-droit.

CONFISQUER L’ALCOOL CONSOMMÉ SUR LA VOIE PUBLIQUE SANS AUTRE FORME DE PROCÉDURE
La Province sud est déjà partenaire de la ville. Le conseiller suggère la création d’emploi temporaires ou pérennes pour les jeunes des quartiers en difficulté et l’accompagnement de la résorption des squats.

Pour l’Etat, « davantage de policiers le week end« , et la mise en place de contrôles systématiques d’alcoolémie « pour rendre crédible la lutte contre l’alcool au volant« .

Plus originale : l’idée de se rapprocher su Sénat Coutumier pour traiter la grave question de la délinquance des jeunes et des SDF « où trop de jeunes et d’adultes Kanak sont impliqués« .

Gaby Briault conclut sur la consommation de l’alcool sur la voie publique « dont la prétendue interdiction, inopérante, fait hurler de rire tous les Calédoniens, sauf les forces de Police« . Rappelant que « l’on tourne en rond depuis 6 ans« , il propose une mesure radicale : le transfert de la compétence relative à la consommation d’alcool, et l’adoption de mesures locales appropriées. « Il faut que nos policiers puissent confisquer l’alcool sans autre forme de procédure lorsqu’il est consommé sur la voie publique« .

«  Impossible de restaurer la sécurité à Nouméa ? » commente l’élu. « Alors, tous ensemble, faisons le« .

ANALYSE DU BUDGET NC 2018 : LES GRANDES ABSENCES

 

Pythagore ou Lolf ? C’est le mathématicien grec qui ouvre la présentation du budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie, non pas pour son fameux théorème, mais parce qu’il « convient de choisir le chemin qui semble le meilleur, même s’il paraît le plus difficile ». La Lolf, elle, censée inspirer l’esprit et le chiffre du budget calédonien depuis 2006, préfère le pragmatisme : « atteindre des objectifs prédéfinis au moindre coût ». Et surtout, mesurer la performance … La réalité est davantage politique. Avec des accents de campagne dans un document réputé collégial, le budget 2018 se veut être à la fois un exercice de gestion dans un contexte de crise, et « une anticipation du budget 2019 ». Les 14 Politiques Publiques auraient dû répondre à cette ambition. Décryptage.

C’EST LA FAUTE À L’HÉRITAGE
La métropole a, de ce point de vue, donné l’exemple : les difficultés budgétaires sont d’abord dues aux erreurs des prédécesseurs. Récemment, le bilan Hollande était encore présenté comme hypothéqué par celui de Sarkozy … En Nouvelle-Calédonie, le document budgétaire institutionnel, explique que « l’assèchement des réserves du pays » et « des déficits » sont un « héritage budgétaire catastrophique » du gouvernement « Martin-Backes ». Vous avez dit tensions ?

Quant aux arrières pensées électorales, personne n’en est exempt. A preuve, cette phrase dans le document de présentation du gouvernement :  » … dans la conduite des affaires du pays d’ici les prochaines provinciales« . En français dans le texte.

AU DELÀ DES CHIFFRES, LES « POLITIQUES PUBLIQUES »
Mais évidemment, au delà de la querelle, le document budgétaire est d’abord un recueil de chiffres. Un global, d’abord : 65 milliards pour la seule collectivité Nouvelle-Calédonie, s’entend. Et à l’intérieur, la section fonctionnement, 44 milliards, et la section investissement, 21 milliards. En théorie, des chiffres qui doivent traduire l’évolution des « politiques publiques » pour faire face à la crise, et surtout, pour en sortir. C’est là que le bât blesse.

LA FORME : TRACES DE COPIÉ-COLLÉ
Dans la forme d’abord. La présentation du budget comprend 14 missions définissant les grandes politiques publiques de la Nouvelle-Calédonie. Avec les évolutions attendues.

Or, si l’on examine la plus importante d’entre elles, la politique publique de l’Économie et de l’Emploi présentée en « mission 13 », le document se borne à rappeler que le programme « travail emploi » est censé « améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises et le bien être et l’efficacité au travail« , ou à décrire les finalités des compétences en matière de réglementation économique, de politique agricole, de pêche ou d’économie numérique.

Certes, les « ministres » concernés commentent, par secteur et pour chaque mission,  les objectifs et les enjeux de 2018.  L’exercice est cependant  loin d’un recadrage de la politique publique.

Mais surtout, -et ce n’est pas un gag-, la rédaction 2018 est, mot pour mot, celle de … 2017, budget supplémentaire compris. Et qui est la même que celle de 2016 ou de 2015. Un genre de copié-collé.

LE FOND : OÙ EST LE SOUFFLE D’UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ?
La Nouvelle-Calédonie est entrée en crise depuis plusieurs années et le concept budgétaire était archaïque depuis plus longtemps encore. Plusieurs « ministres » du budget y ont apporté quelques avancées. Gaby Briault avait fait adopter l’évolution « Lolf », Bernard Deladrière avait accentué la rigueur et la prévision, Thierry Cornaille avait fait réaliser 3 budgets distincts pour la Nouvelle-Calédonie, les autres collectivités et les établissements publics. Mais en matière de réduction des dépenses publiques, tous se sont heurtés aux « pressions collégiales ».

Aujourd’hui, l’enjeu est d’une autre nature et d’une urgence absolue : comment éviter la poursuite d’un processus menant à la faillite ?

De ce point de vue, et alors que le « nouveau modèle de développement » est annoncé depuis près de trois ans et inscrit dans les orientations du budget de l’an passé, rien ne se passe. Il aurait été temps de présenter « le nouveau modèle de développement » dans des politiques publiques rénovées. Or, ces dernières demeurent rigoureusement les mêmes.

RELANCE PAR LA CONSOMMATION OU PAR LE SOUTIEN AUX ENTREPRISES ?
La Nouvelle-Calédonie affronte, au fond, les mêmes difficultés que la métropole : le déficit de croissance, synonyme de rentrées fiscales insuffisantes. A ceci près, évidemment, que le régime d’équilibre budgétaire est plus contraignant pour le territoire : Masstricht pour l’Etat, équilibre absolu des comptes imposé pour la Calédonie.

Pendant des années, en métropole, de gauche comme de droite, les politiques ont visé la relance par la consommation. En vain. Cet échec devrait inspirer les responsables calédoniens, d’autant que le nouveau pouvoir français semble réussir par une autre voie -il est vrai initiée par Hollande-Valls- : la croissance globale par la croissance des entreprises.

Malheureusement, les entreprises locales ont le sentiment que cette réalité mondiale n’est pas arrivée dans notre lagon.

ENTRE CARCANS ADMINISTRATIFS ET BALLON D’OXYGÈNE
La croissance des entreprises, dans tous les pays du monde, Chine comprise, est favorisée par un desserrement de l’étau étatique réglementaire et administratif. L’échec du modèle marxiste est un des grands événements économiques du siècle dernier. La globalisation est venue conforter, voire imposer, un vent de liberté en faveur des entreprises.

En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, les entreprises ont davantage besoin de liberté que de contrôle. Face à elles, un grand mot : la compétitivité. Or, réduite au contrôle des marges, elle sera une caricature. En revanche, étendue aux vraies attentes des entrepreneurs, elle se rétablira. En matière d’amélioration de la compétitivité, les Calédoniens ont chaque jour à leur disposition 3 exemples sous les yeux : les trois entreprises métallurgiques …

5 POLITIQUES PUBLIQUES POUR « BOOSTER » LA CROISSANCE
Presqu’indépendante comme l’établit son statut particulier, la Nouvelle-Calédonie possède tous les outils requis pour construire son modèle de développement. L’affirmer dans des déclarations d’intention, c’est de l’incantation et de la communication. L’inscrire dans ses politiques publiques, c’est passer à l’action.

Cinq politiques publiques sont essentielles pour inscrire la Calédonie dans un nouveau modèle de développement : la fiscalité, la réglementation économique, la réglementation du travail et de l’emploi, la formation initiale, continue et professionnelle et enfin, les investissements publics.

Il est indispensable, en quelque sorte, de conjuguer règles, investissements et capital humain pour « booster » la croissance. Une exigence, donc : « calibrer » ces 5 politiques publiques pour faciliter au mieux la croissance des entreprises calédoniennes, tout en respectant l’intérêt général.

LES GRANDS ABSENTS DANS LES POLITIQUES PUBLIQUES
Or, le premier grand absent de ces politiques publiques est évidemment l’analyse, la proposition et l’affirmation que les « programmes » et les « actions » contenues dans le budget vont faciliter la croissance des entreprises. Fiscalité et réglementations adaptées, code du travail simplifié et allégé, investissements publics ciblés, tout cela nécessite une mise à plat conjuguée avec une vraie concertation. Loin du copié-collé présenté, à l’exception des simplifications administratives engagées.

Le second absent est la rigueur. Lorsqu’il s’agit de réduire la dépense publique, … on ne l’augmente pas. Bien sûr, les recettes en diminution ainsi que les conséquences de « l’effet cliquet » pour les communes ont réduit, de fait, les dépenses. Mais il est prévu 23 recrutements …

Redéploiements, retour au cœur de métier devront devenir des règles.

Dans le même esprit, la dépense publique comprend celles liées à la santé et aux régimes sociaux. La « nouvelle » politique publique doit fixer un objectif de maîtrise et de réduction. Bien sûr, il y a « Do Kamo ». Mais l’urgence est absolue. Si le retour à l’équilibre du Ruamm va faire l’objet de propositions drastiques, tout le reste doit suivre sans délai car il existe un réel risque de faillite.

Troisième absent : l’exemplarité. Ainsi, par exemple, la collectivité doit être un bon payeur. Ce n’est toujours pas le cas, en dépit des bonnes résolutions déjà affichées. Que comprend le contribuable mis en demeure par le fisc pour retard d’impôt, quand lui même n’est toujours pas payé par la puissance publique ? Ainsi, par exemple, comment afficher une solidarité handicap lorsque la politique publique n’impose pas aux services publics l’obligation d’emploi de handicapés ?

3 SEMAINES ET 6 MOIS
Le délai réduit entre la sortie de crise institutionnelle et le délai de vote du budget explique-t-il tout ? Certainement pas.

Dans la machine administrative parfois bien huilée, la préparation du projet de budget de l’exercice suivant commence dès le mois de juin de l’année en cours. Cette préparation doit obéir à une « lettre de cadrage » fixant l’ensemble des objectifs budgétaires, limites de hausses comprises.

Le gouvernement doit ensuite effectuer ses arbitrages. Secteur par secteur d’abord, en formation collégiale ensuite. Le cas échéant, et pour des raisons majeures, il peut choisir de faire voter les textes fiscaux avant la fin de l’année calendaire, mais se donner le temps d’une réflexion dans un contexte de crise économique, par exemple. Le Congrès, souverain en matière budgétaire, peut se réunir en session extraordinaire.

La date choisie a pourtant quelques vertus, et notamment de permettre l’exécution budgétaire normale des provinces et des communes. Ce calendrier laissera peut être davantage de latitudes pour traiter les problèmes immenses qui sont pendants : les régimes sociaux, la TGC, la situation de Vale NC, la maîtrise des dépenses de santé, la loi « compétitivité » et le reste. Et même peut être, pour mettre en œuvre un nouveau modèle de développement. Qui sait ?

POLÉMIQUE CRE/IRCAFEX : QUI BATTRA EN RETRAITE ?

Trop forts, en Calédonie. Grâce à nos fins limiers, on a enfin découvert un régime social qui n’est pas déficitaire ! Manque de bol, il est en métropole parce que ces satanéspartenaires sociaux  avaient signé avec la CRE/IRCAFEX. Résultat : cotisations = 28 milliards, retraites versée, 8 milliards. Un petit « gras » de 20 milliards …

Mais bon sang, mais c’est bien sûr. Justement, nos budgets sont dans le rouge, les régimes sociaux dans le rouge foncé, le Ruamm en faillite …

Acquis sociaux hurlent employeurs et syndicats. A qui l’argent, demandent nos édiles ?

Bien sûr, les partenaires sociaux -gonflés, ceux-là, de se qualifier de « partenaires »- prétendent que la caisse de retraite Cafat, NOTRE caisse, sera bientôt déficitaire, et que la Calédonie lui doit 5 milliards. Quel mauvais esprit !

Et qui va payer et sur quelles réserves, lorsque le nombre de cotisants Calédoniens sera égal ou inférieur au nombre de retraités et que viendra la disette ? demandent ces insolents.

Réponse imparable : on a le temps. Peut être la prochaine génération, peut être celle d’après …

Gouverner c’est prévoir. Mais pas trop longtemps à l’avance, tout de même.

Vilain canard

HUMEUR – VOUS AVEZ DIT LAXISME ? DÉLINQUANCE, ALCOOL AU VOLANT : IL Y A UN HIC !

Thio. Une commune qui n’a jamais vraiment retrouvé son calme et sa sérénité depuis les événements dramatiques de novembre 1984. Le village en porte encore quelques stigmates. Pourtant, au sein de la population, l’envie de vivre normalement semble avoir repris le dessus. Mais la délinquance met ces bonnes volontés à mal.

Pourtant, après le meurtre de Laurent Fels en janvier 2016, après les agressions violentes également en janvier 2016, après l’incendie du collège, après les multiples dégradations de véhicules, notamment de la SLN, les nombreux cambriolages et autres exactions, les autorités s’étaient manifestées en grandes pompes.

LE CLSPD : UNE GARANTIE QUE RIEN NE VAS CHANGER ?
On avait même installé, avec beaucoup de solennité, un Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD). Avec le déplacement de toutes les huiles de toutes compétences sur place. On allait voit ce qu’on allait voir, scrongneugneu.

Un peu avant, ou un peu après, le même cérémonial s’était déroulé à Canala. Réponse supposée proportionnée aux graves actes de délinquance qui s’y étaient déroulés, notamment sur la mine Ballande de Nakéty.

Le CLSPD. L’arme lourde contre les délinquances en tout genre. Des troubles répétés dans une commune ? Des habitants qui ne savent plus à quel Saint se vouer ? CLSPD. La réponse ultime, le terminator des voyous.

Euh, seulement sur le papier, à la télévision, à la radio et dans les journaux. Parce que sur le terrain, après, c’est exactement comme avant … Le CLSPD, un genre de garantie que rien de va se passer !

D’ailleurs, depuis que les CLSPD ont été installés à Thio et à Canala, c’est le changement … dans la continuité : cambriolages, vols, dégradations, voitures incendiées. La preuve : la douzaine de véhicules détruits à la SLN de Thio pendant les Fêtes, les dégradations sur les véhicules et les engins sur la mine Ballande à Nakéty. Et depuis des mois, des employés qui n’habitent plus dans la commune.

ABUS D’ALCOOL AU VOLANT : PAS DE CONTRÔLE D’ALCOOLÉMIE. Y A UN HIC !
Le CLSPD, c’est d’ailleurs du même acabit que la lutte contre les abus d’alcool au volant. La Calédonie est championne des « plans », des « Assises », et plus récemment, des « grandes causes » dont la mise en œuvre enthousiaste s’éteint au lendemain des annonces !

Tenez, il y a quelques jours à peine, on annonce que la lutte contre l’alcoolisme est désormais une « grande cause ». En pleine Fêtes de fin d’année, tout le monde se dit que l’effet d’annonce va être suivie de ce qui est le plus efficace dans toutes les sociétés du monde : des contrôles. Et en matière routière, des contrôles d’alcoolémie.

Et bien non. Pas de contrôles. En Calédonie, on fait confiance au civisme des citoyens. C’est plus sûr …

La lutte contre la délinquance, la lutte contre les abus d’alcool, ce ne sont pas des grandes causes. Ce sont de grandes causeries …

Vilain Canard

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES JEUNES CONDUCTEURS – Baisse des tarifs de l’OPT – Lloyd Foord gagne un billet pour Paris grâce au Tour cycliste Air France – Plus que quelques jours pour s’inscrire sur les listes électorales

Les brèves d'actu

LE GOUVERNEMENT RENFORCE LES MESURES DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Plusieurs mesures ont été arrêtées au cours de sa réunion d’hier dans le secteur animé par Cynthia Ligeard. En particulier, pour les conducteurs ayant un permis de moins de 2 ans, la tolérance d’alcoolémie a été réduite à 0,2g, un taux que l’absorption d’une bière fera dépasser !

PLUS QUE QUELQUES JOURS POOUR S’INSCRIRE SUR LES LISTES ÉLECTORALES et la date butoir a été fixée au 30 décembre en raison du calendrier.

BAISSE DES TARIFS DE L’OPT qui concernent Internet, avec également une offre à 1.800 frs/mois pour les 18-25 ans en téléphonie mobile pour un accès téléphonie mobile avec SMS illimités, internet et un temps de communication. L’OPT annonce également une offre en direction des seniors au cours de 2018.

TOUR AIR FRANCE : LlOYD FOORD DE OUEGOA GAGNE LE BILLET POUR PARIS – C’est le vainqueur du concours de pronostics du Tour Air France de Nouvelle-Calédonie joué sur les antennes radio de NC1ère. Lloyd Foord est le fils de Didier Foord, ancien cycliste, habite Ouégoa et travaille à Koumac.

 

LA GROUPAMA RACE : C’EST PARTI – Décès du Grand Chef de Tadine – Fin du pélérinage de Téné – Une maison détruite par un incendie au 6e – Grave accident routier à l’Ile Nou

LA GROUPAMA RACE : C’EST PARTI – Accompagnés de nombreux voiliers, les 24 concurrents se sont élancés hier en milieu de journée pour le fameux tour de Nouvelle-Calédonie. Les favoris néo-zélandais et australien ont pris la tête avec Ran Tan II, Miss Scarlet et Patrice.

LE GRAND CHEF DE TADINE EST DÉCÉDÉ – Jean Yeiwene Yeiwene s’est éteint dimanche à Maré à l’âge de 70 ans.

FIN DU PÉLÉRINAGE DE TÉNÉ – Le rassemblement annuel des catholiques, et notamment des jeunes s’est achevé avec une grand messe célébrée par le cardinal Mafi, évêque de Tonga et l’Archevêque de Nouméa, Michel Calvet. Le pélérinage a rassemblé un millier de personnes.

LES INSCRIPTIONS SUR LA LISTE ÉLECTORALE SPÉCIALE seront closes aujourd’hui.

UN INCENDIE DÉTRUIT UNE MAISON AU 6e KM, rue des Iris ainsi qu’un véhicule qui se trouvait sous un car-port.

GRAVE ACCIDENT DE CIRCULATION À NOUVILLE – Le conducteur d’une BMW circulant à grande vitesse a percuté un pick up circulant en sens inverse à proximité du pont de la Pointe Lambert.

CÉLÉBRATION DE L’APPEL DU 18 JUIN du Général de Gaulle avec un dépôt de gerbe ce soir à la Croix de Lorraine du Mont Coffyn.

GEL DU CORPS ÉLECTORAL : QUI L’AVAIT SOUTENU ?

A la veille du referendum d’autodétermination, les Calédoniens sont sensibles au gel du corps électoral, situation unique dans le monde. Ce gel avait été adopté par l’Assemblée Nationale le 13 décembre 2006, avait d’être consacré par les Chambres réunies en Congrès. A cette époque, François Baroin était ministre de l’Outre-mer et avait défendu le texte tout comme la plupart des élus de l’UMP et de l’UDF. Morceaux choisis.

NE M’APPELEZ PAS « CALDOCHE »
Aux côtés des deux députés de la Nouvelle-Calédonie, Jacques Lafleur et Pierre Frogier, peu de parlementaires avaient soutenu la thèse du corps électoral « glissant ».

Accessoirement, Jacques Lafleur en avait profité pour dire à René Dosière : « Permettez-moi de vous dire, cher collègue, que je n’aime pas plus être désigné sous le terme de caldoche que vous n’appréciez sans doute que l’on vous traite de Zoreille… « 

L’ETAT CONSIDÈRE QU’IL S’AGIT D’UN CORPS ÉLECTORAL GELÉ
Le Conseil Constitutionnel avait donné raison à l’interprétation du corps électoral « glissant ». C’est pourquoi, une modification était nécessaire. François Baroin avait donné la position du gouvernement « Même si le temps a passé, on peut invoquer l’esprit des accords, ou à défaut, leur logique. Elle était bien, selon les accords de Matignon, de réserver la participation « aux scrutins qui déterminent l’avenir de la Nouvelle-Calédonie » – dont les élections provinciales – aux « populations intéressées à l’avenir du territoire, c’est-à-dire aux électeurs présents dans le territoire à une certaine époque et à leurs descendants ». Voilà pourquoi, de façon constante depuis 1999, l’État considère qu’il s’agit d’un corps électoral gelé. »

NOUS SALUONS LE COURAGE DU GOUVERNEMENT
Au cours de la séance, Christophe Lagarde, récemment sur le territoire, avait déclaré : « L’UDF comprend l’amertume des citoyens qui se sentent aujourd’hui floués. François Bayrou l’a mesurée sur place, et nous la comprenons d’autant mieux que nos responsables locaux ont milité et voté contre l’accord. Cependant, fidèles à notre esprit de responsabilité, nous considérons qu’un accord est un accord, et que lorsque la France engage sa parole, elle doit la tenir. C’est la raison pour laquelle nous saluons le courage du Gouvernement qui nous présente ce projet de loi, et prenons acte avec satisfaction de l’engagement de réunir le Congrès avant la fin de cette législature« 

VALE INVESTIT 200 MILLIARDS CFP DANS LE NICKEL

Le marché mondial de la batterie, soutenu par l’explosion future de la production des voitures électriques, booste également le marché du nickel.

Le métal est en effet une composante importante dans la fabrication des batteries. C’est en tout cas la stratégie que développe le groupe Vale.

Selon Blomberg, le géant brésilien, propriétaire d’un important complexe minier et métallurgique  à Voisey’s Bay, au Canada, va réagir pour prolonger la durée de vie de la mine dont l’exploitation à ciel ouvert arrive au bout de ses possibilités.

Vale va dont investir près de 200 milliards FCFP pour developper l’exploitation « underground ». C’est ce qui a été officialisé par le Premier ministre de la province canadienne, en présence d’Eduardo Bartolomeo, responsable des matières premières dans la société.

Cette décision est considérée comme un signe clair et positif en faveur de la production nickel par Vale, une production qui paraissait incertaine il y a quelques mois encore aux yeux du grand patron Fabio Schvartsman.

UN GARAGE RAVAGÉ PAR UN INCENDIE PEUT ÊTRE CRIMINEL À DUCOS – Un python de 4m découvert près de Voh – L’AFD a prêté 28 milliards en 2017 – La délégation de l’UDI est partie

NOUVEL INCENDIE À DUCOS ou le garage Malaval a été ravagé par les flammes. Seule la partie administrative a pu être sauvée. Cet acte, qui pourrait être criminel, s’inscrit dans une série qui commence à s’allonger. Il serait temps d’installer davantage de caméras de surveillance à Ducos.

UN PYTHON DE 4m DÉCOUVERT PRÈS DE LA TRIBU DE TIÉTA à Voh. L’animal avait été aperçu par un chasseur qui l’a tué. Il pesait 26kg ! On ignore l’origine de la présence de ce python qui est censé ne pas exister en Calédonie, et qui a donc été introduit.

UNANIMITÉ AU CONGRÈS POUR LUTTER CONTRE LES ABUS D’ALCOOL – Le train de mesures qui concerne l’interdiction de publicité, la répression de l’ivresse publique ou encore l’obligation de présenter une carte d’identité pour les jeunes acheteurs, a été adopté par l’ensemble des élus.

Mesures efficaces ? Elles ont le mérite d’exister et leurs résultats seront jugés sur pièce. En attendant, toujours pas de contrôle d’alcoolémie des conducteurs après 22h …

L’AGENCE RURALE CRÉÉE, elle regroupe les anciens Erpa et Apican. Ces organismes avaient pour objet la régulation des prix agricoles et l’indemnisation des calamités. Entrée en fonction au 1er janvier 2019.

LA DÉLÉGATION DE L’UDI A QUITTÉ LE TERRITOIRE – Elle était conduite par le Président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, et deux autres parlementaires. Lagarde a condamné les « partants » du G10, estimant qu’ils refusaient le dialogue avec les indépendantistes, et a défendu la position de Philippe Gomes qui appartient au groupe de l’UDI à l’Assemblée Nationale.

MANIFESTATION À KOUAOUA POUR SOUTENIR LA SLN  dont le convoyeur a été incendié pour la 5e fois. L’appel à témoin lancé à la population n’a apparemment toujours pas trouvé d’écho …

BILAN POSITIF POUR L’AFD, l’agence a accordé 28 milliards de financements nouveaux, notamment aux collectivités, et particulièrement dans le secteur du développement durable.

LA PLATE-FORME EXPLOSE AU BOUT D’UN AN !

Décidément, l’union des loyalistes n’est pas aisée. Hier, après pratiquement un an d’existence, la « plate-forme » réunissant Calédonie Ensemble, le Rassemblement, le MPC et Tous Calédoniens a officiellement volé en éclat.  Preuve qu’au delà de l’affichage en faveur du maintien de la Calédonie dans la France, des divergences profondes existent ? Commentaires.

CRÉÉE AU MILIEU DES LÉGISLATIVES
C’était au beau milieu des élections législatives. Une plate-forme avait été créée avec un objectif présenté : parler d’une voix forte et unie pour la sortie de l’Accord de Nouméa. Et accessoirement, trouver des convergences sur la gouvernance locale.

Le résultat immédiat avait alors été le regroupement des voix au second tour contre Sonia Backes, candidate loyaliste à Nouméa et aux Iles, et contre Louis Mapou, indépendantiste, dans la seconde circonscription. Philippe Dunoyer et Philippe Gomes avaient été élus.

Quelques semaines plus tard, les candidats de la plate-forme au Sénat remportaient la mise avec l’élection de Pierre Frogier et de Gérard Poadja.

UNE DÉGRADATION RAPIDE
Sur la gouvernance, les effets de la plate-forme ont conduit à la formation d’un groupe présidé par Philippe Michel au Congrès, après la réélection de Thierry Santa au Congrès.

En revanche, tout le reste s’est dégradé. Au plan économique et fiscal, les divergences sont restées en l’état. Tout récemment, le Rassemblement s’est abstenu de voter la taxe sur le gazole présentée par le gouvernement de Philippe Germain et soutenue par Calédonie Ensemble.

UN G10 DEUX FOIS EXPLOSÉ !
Au chapitre de la préparation de la sortie de l’Accord de Nouméa, la situation était bien pire. Pierre Frogier, d’abord, ne se rendait plus au G10. Puis Thierry Santa a quitté la structure à la suite de l’incident relatif à l’exposé des motifs présenté par Philippe Gomes pour la délibération relative à la date du referendum.

Après la reconstitution du G10, lors du dernier Comité des Signataires, les choses se sont rapidement envenimées avec le départ de Frogier et Santa. Dans les deux cas, Sonia Backes s’était également retirée, mais son parti n’avait jamais été admis dans la fameuse plate-forme.

LA PLATE-FORME A SOMBRÉ
Hier, la cassure est devenue officielle, alors que plus rien ne justifiait une telle structure.

La plate-forme a tout de même donné naissance à une nouvelle alliance entre le Rassemblement, le MPC et Tous Calédoniens, une alliance qui pourra disposer d’un groupe au Congrès, Rassemblement Les Républicains-MPC. Les partenaires de cette union appellent à un « Non massif » à l’indépendance le 4 novembre prochain, et vont faire valoir leur point de vue sur les problèmes économiques et sociaux.

Dans l’immédiat, alors que le gouvernement local souhaitait que le Congrès soit à la manoeuvre pour résoudre l’épineux problème de la santé, il est probable qu’on assistera à un « retour à l’envoyeur » par le nouveau groupe, après examen du « catalogue » proposé par l’Exécutif.

UNE DONNE MODIFIÉE POUR LES PROVINCIALES
A moins d’un an des prochaines élections provinciales, chacun prend ses marques dans le camp loyaliste. Les Républicains Calédoniens de Sonia Backès ont depuis longtemps manifesté leur opposition à la politique menée par Calédonie Ensemble et leurs positions tranchées demeureront. A leurs côtés vont se positionner les composants du nouveau groupe du Congrès. Calédonie Ensemble va poursuivre son exercice de gouvernement sous l’égide de Philippe Germain, tout en se présentant comme l’interlocuteur des indépendantistes pour préparer « le jour d’après ».

« LES » CAMPAGNES ÉLECTORALES ONT DÉMARRÉ
Les électeurs, quant à eux, vont avoir fort à faire pour retrouver leurs esprits face à ces changements successifs et rapides. D’autant que la communication va jouer à plein pour chacune des parties. Une chose est certaine : en même temps que la campagne référendaire, la campagne des provinciales a réellement démarré.

LA SERPENTINE DE KOUAOUA EN COURS DE RÉPARATION – La « Plate-forme » explose – Encouragement à la médiation par le Tribunal administratif – Mesures contre l’alcoolisme au Congrès

RÉPARATION DU CONVOYEUR À KOUAOUA où les équipes de la SLN ont été mobilisées. Les chargements pourraient reprendre dans une dizaine de jours.

LES ROULEURS EXIGENT LES DOCUMENTS TECHNIQUES des constructeurs et l’ont demandé aux concessionnaires de camions. Les fiches techniques leur permettraient, selon eux, de transporter le tonnage souhaité alors qu’un récent accident les a contraint de diminuer leur chargement. Dans le cas contraire, des explications devraient être demandées aux importateurs.

UN MÉDIATEUR PLUTÔT QU’UN JUGE, c’est le sens de la convention qui détermine un cadre permettant une solution plus rapide des conflits. La convention a été signée entre le gouvernement et le Tribunal administratif.

A DUMBÉA, UN MAGASIN DÉVALISÉ par une groupe de 6 jeunes qui a dérobé de l’alcool, des cigarettes et la caisse enregistreuses.

MESURES ANTI-ALCOOL AU CONGRÈS ce matin. Les dispositions concernent l’interdiction de publicité, l’obligation de présenter une pièce d’identité pour éviter la vente à des mineurs, la lutte contre le marché noir et la répression de l’ivresse publique.

Des mesures efficaces ? Il serait pertinent de mettre en place, en même temps, une procédure d’évaluation, mais les statistiques de la police et de la gendarmerie devraient constituer un premier indicateur.

JEUDI SPÉCIAL WALLIS ET FUTUNA sur la Place des Cocotiers aujourd’hui.

« NETTOYEZ VOS TERRAINS À NOUVILLE », UNE DEMANDE DE GABY BRIAULT ET DU CONSEIL MUNICIPAL À LA NOUVELLE-CALÉDONIE

L’Ile Nou, c’est près de 500 hectares de foncier partiellement aménagé, et pour le reste, laissé à l’abandon par leurs propriétaires essentiellement publics. Ces terrains délaissés sont, pour la plupart, occupés par des mimosas et des squats. La Nouvelle-Calédonie en possède 255 hectares. Un espace considérable dans la ville.

EN BONS PÈRES DE FAMILLE
Hier soir, le Conseil municipal de Nouméa a adopté à l’unanimité un voeu déposé par Gaby Briault demandant à la Nouvelle-Calédonie, et d’une manière plus générale, à l’ensemble des collectivités, de gérer ces terrains « en bons pères de famille« .

En clair, les débrousser et mettre en place un programme sur 20 ans de résorption de l’habitat insalubre.

UN CONTRAT GAGNANT-GAGNANT
Gaby Briault a déclaré qu’il s’agirait d’un contrat « gagnant-gagnant » pour la ville et les différents propriétaires. Une action favorable à la sécurité de la ville, « les broussailles étant un refuge naturel pour les délinquants« , favorable aux mal logés qui vivent dans des conditions anormales d’hygiène, favorable à la salubrité publique, en éradiquant des gîtes nombreux de larves de moustiques porteurs de dengue.

LES POUVOIRS PUBLICS DOIVENT MONTRER L’EXEMPLE
« Dans ce dernier domaine, alors qu’on demande aux particuliers de faire des efforts dans l’épidémie actuelle de dengue, il serait normal que les pouvoirs publics montrent l’exemple« , estime l’élu municipal.

La Maire va donc adresser un courrier aux collectivités concernées. « Je ne suis pas naïf, a déclaré Gaby Briault, et comme on dit trivialement, je pisse peut être dans un violon !« . Mais poursuit-il, il faut bien demander que tout cela commence enfin sinon « on aura, à Nouméa, le plus grand bidonville de la région« .

LA SERPENTINE DE KOUAOUA INCENDIÉE À NOUVEAU – C’EST LA FIN PROGRAMMÉE DE KOUAOUA POUR LA SLN ?

Incroyable : le convoyeur de minerai de la SLN de Kouaoua incendié de nouveau dans la nuit de dimanche à lundi ! Cet équipement avait déjà subi le même sort il y a quelques semaines à peine, et pour enième fois depuis des dernières années. Des conséquences à craindre pour la pérennité du site.

Dans un contexte difficile pour la société métallurgique confrontée à de lourdes pertes, la question du maintien de deux centres miniers, Kouaoua et Népoui, est sur la table. La mine de Kouaoua, en son temps, plus grande réserve au monde de son minerai particulier, est désormais pratiquement épuisée. Les réparations à répétition de son convoyeur, d’un coût cumulé de plusieurs centaines de millions, ajoutent aux interrogations liées à la pertinence de la poursuite d’exploitation.

Depuis le début de l’année, la SLN a déjà perdu aux alentours de 600 millions CFP par mois. Elle vit sur le solde de son emprunt d’une soixantaine de milliards pour assurer sa trésorerie -et donc le paiement des salaires-, un solde qui se monte à un tiers du montant initial.

Chaque mois d’exploitation, dans de telles conditions, est une lutte pour la survie du métallurgiste. Il est donc à craindre que ce dernier acte criminel soit une menace fatale en centre de Kouaoua.

UNE CHIRURGIE À COEUR OUVERT : UNE PREMIÈRE EN CALÉDONIE PAR L’ÉQUIPE DE MONTSOURIS

Qui aurait pu croire qu’une telle opération aurait été possible en Nouvelle-Calédonie ? Grâce aux installations dernier-cri du Médipôle, l’équipe de chirurgie cardiaque de l’Institut Mutualiste Montsouris a pu intervenir au profit de patients calédoniens.

Ce sont au total 14 personnes de l’Institut parisien constituant l’équipe médicale, avec parmi elles le docteur Mathieu Debauchez, qui se sont installées pendant 3 semaines sur le territoire.

28 Calédoniens souffrant de graves pathologies cardiaques ont pu ainsi subir une intervention au CHT. Parmi les actes, une opération exceptionnelle et impressionnante à coeur ouvert pour le remplacement d’une valve mitrale. Arrêt de l’activité du coeur de la malade et de ses poumons pendant près d’une heure et intervention sur le coeur de la patiente avec succès !

Au terme d’une convention possible, plusieurs missions pourraient être effectuées par les spécialistes de Montsouris chaque année.

Dans le reste de l’actu, prise de fonction de Marie-Paule Tourte Trolue, originaire de Koumac, à la subdivision de la Province nord. Elle est la première femme calédonienne à occuper sur le terrain un poste de sous-préfète.

POLITIQUE : UNE « PLATE-FORME » QUI PREND L’EAU

La fameuse « plate-forme » entre Calédonie Ensemble, le MPC, le Rassemblement Les Républicains et Tous Citoyens avait été créé entre les deux tours des dernières élections législatives. Apportant son soutien aux deux candidats de Calédonie Ensemble, elle avait contribué à leur élection à l’Assemblée Nationale. Mais pour ce qui concerne le fondement de la structure, parler d’une seule voix pour le référendum et trouver des rapprochements en matière économique, l’objectif n’a jamais fait surface. Naufrage.

A l’issue des élections législatives et sénatoriales de 2017, tout s’est rapidement grippé dans la plate-forme. Alors qu’un groupe réputé être de dialogue était créé à la demande du Premier ministre pour rassembler les partis politiques représentatifs, dans le but de préparer le referendum d’autodétermination, Pierre Frogier avait rapidement marqué sa défiance. De son côté, Philippe Gomes présentait un exposé des motifs censé introduire la fixation de la date du scrutin, un texte provoquant le départ des représentants du Rassemblement. Finalement, peu avant le Comité des Signataires de mars dernier, le G10 avait explosé.

Côté économie, les dossiers n’ont pas vraiment convergé entre les deux partenaires de la plate-forme. Désaccord sur le contrôle des marges des entreprises par la loi compétitivité, désaccord sur la méthode prônée par le gouvernement Germain pour réformer le système de santé, cette série de désaccords a connu son apogée avec l’abstention du Rassemblement sur l’augmentation du gazole. Cette dernière taxe, destinée à financer la participation de la Calédonie au projet de centrale électrique à gaz, a finalement été adoptée par Calédonie Ensemble et les indépendantistes.

Enfin, le nouvel éclatement du G10 reconstitué et rebaptisé « Sur le chemin de l’avenir », scelle l’échec de la plate-forme dont aucun des objectifs n’a, au mieux, été effleuré …

Les choses peuvent-elles perdurer ?

Pour l’heure, la plate-forme continue sa navigation. Mais plutôt qu’une réunion de partenaires unis dans une dynamique commune sur un même bateau, elle ressemble davantage à l’opéra de Richard Wagner, « Der fliegende Holländer — Le Hollandais volant ». En français Le Vaisseau fantôme.

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