PAS DE TRANSCALÉDONIENNE EN 2020 – FIN DE L’ÉPREUVE MYTHIQUE CALÉDONIENNE ?

Paul-Antoine Grangeon ne rempilera pas à la présidence de la Transcalédonienne, l’épreuve mythique de trail locale dont l’objectif initial, il y a 28 éditions de cela, était de marcher -et pour certains, de courir- d’une côte de la Calédonie à une autre, par équipe mixte de trois. Son directeur de course non plus. 

La « Transcal » formidable épreuve découverte, avait succédé au grand trail international d’alors, le Raid Gauloise à l’origine des grandes courses d’aventure à travers le monde. Elle n’aura pas lieu en 2020. Pause ?

LE RAID GAULOISE SUSCITE LES ENVIES DE « COURSE D’AVENTURE »
Le Raid Gauloise était né en 1989 sur le concept d’arpenter les régions hostiles de la planète sans moyen motorisé (trekking, VTT, cheval, rafting ou canoë), puis devenu la référence du « raid aventure ». La première édition avait été organisée par Gérard Fusil en Nouvelle-Zélande.

Mort en 2003 en tant que « Raid Gauloise », l’épreuve a symboliquement soufflé ses 30 bougies en métropole, à Vars et Rizoul, dans deux épreuves trail/rafting/course d’orientation les 13 et 14 juillet 2019.

Projeté par son créateur, Gérard Fusil, sur « les terres sauvages de Nouvelle-Calédonie » en 1991, le Raid Gauloise avait été organisé avec le concours d’un pionnier local des raids et trails, Patrick Ventura et son organisation « Challenge ».

Depuis, le genre s’est développé de façon exponentielle sur le territoire et a constitué un une activité sportive nouvelle, qui s’est largement diversifiée.

Dans la foulée du Raid Gauloise, la Transcalédonienne était née, avec en leitmotiv, la Santé.

UNE ÉPREUVE HORS NORME
Dans les premières années, la « Transcal » -Défi Santé- était -et demeure- un formidable parcours découverte de la Calédonie, ainsi qu’une épreuve sportive à la portée, aussi bien des spécialistes du raid, que des simple passionnés de marche et d’endurance. Elle était devenue une étape sportive majeure du calendrier annuel.

Depuis, les épreuves « dérivées » ont fait florès, presque chaque semaine. L’apparition du VTT et son spectaculaire engouement ont ajouté au choix des « aventuriers » locaux.

La Transcal, quant à elle, a grossi. Peut être démesurément. De 500 participants par équipe de 2 hommes/une femme au départ, elle est devenue un énorme machine multidisciplinaire atteignant 1400 participants ! Un travail titanesque pour les quelques organisateurs bénévoles, et notamment le président et le directeur de course. Avec en prime, d’énormes enjeux sécurité et une responsabilité civile de plus en plus lourde.

UNE PAUSE EN 2020, MAIS UN RENDEZ-VOUS POUR 2021
Pour la prochaine édition, en 2020, les organisateurs ont jeté l’éponge après des années de très lourd, trop lourd bénévolat. Le grand rendez vous des « trailers » est reporté.

Reporté mais pas annulé, assure Jean-Marie Viard, bénévole depuis 10 ans, et président intérimaire. Un nouveau rendez-vous est pris pour 2021.

La « Transcal » sera-t-elle transformée, allégée, maintenue en l’état ? La nouvelle équipe qui va probablement se mettre en place aura à en décider.

Il faut également souhaiter que les pouvoirs publics et les collectivités soient attentifs et bienveillants. La Transcalédonienne, née il y a près de 3 décennies, a enchanté des milliers de Calédoniens amoureux du sport, de la découverte et de l’effort. Elle demeure un exemple pour les jeunes, et diffuse un précieux message de santé.

Elle peut souffler pendant une saison. Mais son retour, en 2021 est impératif.

« MALHONNÊTETÉ INTELLECTUELLE » : CONFLIT ENTRE AIRCAL ET LA CHAMBRE TERRITORIALE DES COMPTES

Les juridictions deviennent-elles partisanes, y compris les juridictions financières ? Lors de la réunion de son Conseil d’administration, le PDG d’Air Calédonie a sonné une charge violente à l’encontre de la Chambre Territoriale des Comptes dont il examinait le rapport.

Dans cet exercice obligatoire de prise d’acte des conclusions de la CTC passant au crible les budgets et le fonctionnement de la compagnie de 2012 à 2018, le responsable de la compagnie locale estime que le document est « à charge« . Il ne reflète pas, selon lui, l’amélioration de la gestion financière de l’entreprise.

Sa conclusion : « cela relève de la malhonnêteté intellectuelle« . Les juges sont prévenus …

Les administrateurs ont même « demandé de vérifier s’il y a des voies légales pour engager des actions ».

En attendant, la compagnie était touchée par une nième grève la contraignant d’annuler des vols en direction de Lifou et de l’Ile des Pins.

REFERENDUM LE 6 SEPTEMBRE 2020 – Vale NC : ça « frite » mais un protocole est signé – Rougeole chez les sportifs de Futsal – Forum pêche côtière et aquaculture à la CPS

Le Premier ministre l’a confirmé aux « signataires » : la date du prochain referendum a été fixée au 6 septembre 2020. Dans l’intervalle, un appel est lancé pour que les nouveaux majeurs relevant du droit commun s’inscrivent sur le listes électorales avant le 31 décembre.

Des membres du Soenc Nickel avaient bloqué les accès à l’usine du Sud pour manifester leur inquiétude face aux restrictions décidées par l’entreprise brésilienne, et notamment celles de l’usine de raffinerie. Un protocole d’accord a été signé à l’issue duquel une discussion aura lieu avec le président de Vale NC dès son retour en Calédonie.

Le projet de Plan de Relance de l’économie calédonienne a été adopté à l’unanimité a gouvernement. Il comprend 4 grands volets : la modernisation et la simplification administrative, le soutien à l’entreprenariat, le soutien au pouvoir d’achat et la transformation et la diversification de l’économie calédonienne. Lire notre article.

Pêche côtière et aquaculture figurent au menu de la réunion de la Communauté du Pacifique qui se tiendra jusqu’à la fin de la semaine.

Une épidémie de rougeole sévit dans plusieurs pays du Pacifique, dont la Nouvelle-Zélande, le Vanuatu et Tonga. Un joueur participant au tournoi international de Futsal avait déjà été bloqué à Auckland. Cette fois, c’est en Nouvelle-Calédonie que trois équipes participantes ont été mises en quarantaine

Les usagers du réseau Taneo sont plutôt satisfaits par l’adoption des mesures d’ajustements qu’ils réclamaient. En revanche, un bus a de nouveau été caillassé dans le secteur de la Coulée lundi soir.

La démonstration des A220 d’Airbus a eu lieu à Tontouta. Etaient évidemment présents le président de la province des Iles et Alphonse Louis qui souhaite créer Wallis et Futuna Aviation.

La Chambre de Commerce et d’Industrie sera renouvelée jeudi prochain. Une seule liste est en présence. Lire notre article.

LA CALÉDONIE EN ROUTE POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE

En faisant adopter le projet de Plan de Relance à l’unanimité par le gouvernement, Christopher Gyges donne deux orientations nouvelles à ce qui constituera, avec les mesures à venir sur la fiscalité, un modèle économique original. La première est la méthode, fondée sur la concertation avec les acteurs, la seconde est le contenu, basé sur des concepts plus modernes et surtout, pragmatiques. Avancées.

UNE CONSULTATION SANS PRÉCÉDENT – Comme il s’y était engagé, le membre du gouvernement en charge, notamment, de l’économie, est allé au devant des acteurs de l’économie. Au delà des nécessaires réunions avec les responsables des grandes organisations représentatives comme le Medef et les chambres consulaires, la démarche a consisté à se déplacer sur le terrain -aux Iles, en Brousse, à Nouméa- pour recueillir les avis et les doléances des entrepreneurs. Ceux-la même que l’on ne rencontre jamais, à l’exclusion des campagnes électorales …

DES MESURES ATTENDUES DEPUIS LONGTEMPS : LA SIMPLIFICATION – « Qu’on arrête d’emmerder les entreprises« , cette phrase reprise par un certain nombre d’hommes politiques français n’avait pas, pour l’heure, trouvé écho en Nouvelle-Calédonie.  Au contraire. Avec la taxation des prix, et l’encadrement des marges, jamais les contrôles en tout genre n’ont été aussi nombreux, stressants et pesants pour les entreprises. Ce n’est pas pour autant que la reprise de la consommation, annoncée par le dispositif d’encadrement, a été au rendez-vous.

Les contrôles sont nécessaires, pour éviter les abus. Mais surtout, en plus de quelques concepts économiques archaïques, le territoire n’a eu de cesse de transposer localement les innombrables réglementations métropolitaines, ou pire, européennes. Ce copié-collé, qui ne se limite d’ailleurs pas à l’économie, est souvent à mille lieues de ce qui est raisonnable pour une économie insulaire, dans un marché intérieur de 300 000 habitants.

La simplification administrative et fiscale sera la bienvenue. Elle sera probablement accompagnée d’un développement des pratiques numériques qu’une représentante de l’Estonie présentait récemment à Nouméa, à l’initiative de la Chambre de Commerce.

PRAGMATISME POUR AIDER LES ENTREPRISES, et au premier chef, la reconstitution d’une trésorerie viable pour beaucoup d’entre elles. En plus de dispositions annoncées et avec celle du remboursement des taxes dues, à l’occasion du passage à la TGC, les acteurs économiques en difficulté de cash vont pouvoir respirer. Dans cet esprit, il est important que les collectivités, de plus en plus souvent mauvais payeurs, changent de comportement et que les éventuels mauvais délais de paiement ne mettent plus les entreprises en difficulté.

Incitation aux rapatriements de capitaux, exonérations de charges pour d’éventuelles primes aux personnels, incitations fiscales à l’achat d’équipements verts ou au bâtiment font également partie de la panoplie.

RELANCE DU POUVOIR D’ACHAT – Conforter les emplois existants, en créer de nouveaux, générer de la lisibilité sur le futur proche et redonner de l’optimisme sont des facteurs favorables à la consommation.

Cette dernière a besoin d’une baisse raisonnable des prix qui ne le sont plus. Dans l’esprit des concepteurs du plan de relance, la concurrence et un moyen plus efficace de réduire le coût de la vie que le contrôle économique par les administrations. Après la mise en place des « boucliers qualité/prix », le gouvernement va instaurer, pour les consommateurs, une capacité à comparer les prix avec les magasins concurrents alors même qu’ils effectueront leurs achats. Cette petite révolution devrait avoir un effet dévastateurs pour les commerçants pratiquant des marges excessives.

UNANIMITÉ AU GOUVERNEMENT. ET AU CONGRÈS ?
Le projet a recueilli un vote unanime au gouvernement, ce qui est déjà plutôt un bon signe. Dans l’immédiat, et s’agissant d’une loi du pays, il sera soumis au Conseil d’Etat.

L’étape suivante sera son examen par le Congrès, et c’est le Parlement local qui aura le dernier mot en adoptant ou non les mesures proposées, en les amendant ou non. Phase alors très politique où, sans doute, quelque politique politicienne risque de montrer le bout du nez.

En attendant, la Calédonie espère, avec une économie toujours « encalminée » dans ses difficultés. Pour certains acteurs économiques, au bout du rouleau ou presque, les nouvelles orientations en cours sont la chance ultime. Avant fermeture.

UN JEUNE BANQUIER CALÉDONIEN DANS UN GROUPE SUISSE INTERROGÉ SUR LA CHAÎNE CNBC À PROPOS DES « GREEN BONDS »

Un jeune Calédonien, Xavier Ledru, était récemment interrogé sur la chaîne business CNBC sur le marché des « green bonds », les obligations vertes qui viennent de passer le cap des … 100 milliards de dollars.

Après quelques mois passés par l’Université de Nouvelle-Calédonie, puis un parcours de formations universitaires françaises, Xavier Ledru a commencé sa carrière auprès du cabinet d’avocats Orrick Herrington & Sutcliffe à Paris où il a travaillé dans le département financements structurés, sur des opérations de titrisations, de produits dérivés, de financements de private equity et restructurations. En 2010, il rejoint Société Générale Corporate & Investment Banking comme responsable juridiques Matières Premières.

Il intègre REYL & Cie en 2014 au sein de l’entité Corporate Advisory & Structuring. Il en est aujourd’hui le « deputy head of corporate advisory and structuring ». La banque suisse, Reyl & Cie est un groupe indépendant et actif dans le conseil et l’investissement.

Les green bonds sont des emprunts émis sur les marchés dans le but de financer exclusivement des projets « verts », à l’impact positif sur le climat et/ou l’environnement (énergies renouvelables, réduction des émissions de CO2, etc), et assortis de contraintes de suivi et reporting.

Le France est leader mondial sur ce marché, devant les Etats Unis.

L’interview de Xavier Ledru peut être lue en cliquant sur la photo ou sur le lien qui suit. Elle est également reprise sur la page Facebook de noumeaPost.

https://www.cnbc.com/video/2019/10/28/green-bond-market-faces-adolescence-crisis-but-will-evolve-expert.html

AMÉLIORATIONS SUR LE RÉSEAU TANEO – Polmar est levé autour du Kea Trader – Des croix gammées sur des façades à Paita – La gare routière de Montravel disparaît

Le réseau de transport en commun public Taneo va prendre en compte les principales revendications des usagers ayant exprimé leur mécontentement. Plus aucun tarif au dessous de 300f, réexamen des arrêts dans certaines zones, augmentation des points de rechargement des pass, ajustement de certaines lignes, le réseau va s’améliorer. Mais d’ores et déjà, la modernisation apportée avec sa création liée à la mise en service du Néobus est globalement un succès.

Il y a 2 ans, le Kea Trader, porte conteneurs flambant neuf, s’échouait sur un récif non loin de Maré. Les opérations de transbordement des marchandises sont achevées, et les risques de pollution ont été maîtrisés. Le plan Polmar vient donc d’être levé.

Le centre ville de Paita est choqué : des croix gammées ont été peintes sur certaines façades. Les caméras de surveillance vont probablement faire rapidement aboutir l’enquête sur les auteurs de ces actes fortement répréhensibles.

Les travaux de démolition de la gare routière de Montravel vont faire disparaître cet édifice construit au début des années 2000. 3000 personnes transitaient chaque jour par cette gare recouverte de tags.

MARIE LAFORÊT S’EST ÉTEINTE EN SUISSE À L’ÂGE DE 80 ANS

La chanteuse et actrice Marie Laforêt est décédée samedi à Genolier à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille à l’AFP.

«Marie Laforêt est décédée samedi à Genolier. Sa fille vient de me l’annoncer», a indiqué à un journaliste de l’AFP, Dominique Segall, attaché de presse de la réalisatrice Lisa Azuelos, la fille de Marie Laforêt. Les causes de la mort de l’interprète des Vendanges de l’amour ou Viens, viens n’ont pas été précisées.

(Pure Peope) « Marie Laforêt laisse derrière elle trois enfants. Un clan qui ne vous est d’ailleurs pas tout à fait inconnu. Dans dans sa jeunesse, l’artiste était passionnément tombée sous le charme d’un homme d’affaires appelé Judas Azuelos, un amour dont sont issus ses deux aînés… dont Lisa Azuelos, la réalisatrice du film LOL et plus récemment de Dalida. Elle était donc la grand-mère de la jeune comédienne Thaïs Alessandrin. Un peu plus loin des projecteurs, son fils Jean-Mehdi-Abraham Azuelos est directeur d’un domaine touristique dans les montagnes. Sa benjamine, Ève-Marie-Deborah, fruit de son mariage passé avec Alain Kahn-Sriber, est née en 1974. Elle avait par ailleurs connu deux autres unions qui ne produisirent pas d’enfant, avec réalisateur Jean-Gabriel Albicocco au début des années 1960 et avec Éric de Lavandeyra dans les années 1990.

« C’est sur scène, en 1959, que tout a commencé pour elle. Victorieuse d’un concours intitulé Naissance d’une étoile – qui ne croyait pas si bien porter son nom –, elle décroche son premier rôle dans le film Liberté, de Louis Malle. Marie Laforêt a tourné pour les plus grands – François Truffaut, Jean-Pierre Mocky – et aux côtés de monstres sacrés du cinéma. Marie Laforêt avait cessé toute activité en 2009″

LES OUI ET LES NON À M. GERMAIN

Philippe Germain, qui a présidé aux destinées du gouvernement pendant près de 5 ans, a récemment annoncé la création d’une instance de réflexion sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Hors les commentaires partisans naturels pour  cette initiative qui s’ajoute à celles des partis politiques comme de la société civile, plusieurs points méritent commentaires.

AU NOM DE QUI ?
La première question qui vient à l’esprit concerne le paradoxe de la situation. Il y a quelques mois, l’élu, encore président du gouvernement, expliquait qu’il allait prendre du recul, notamment pour se consacrer davantage à sa famille. Bref, un retrait annoncé après 4 longues années sous le feu des critiques, et des résultats en forme d’échec. Le verdict des élections provinciales a été, de ce point de vue, sans appel.

Et puis, contrairement à toute attente, il est le candidat de Calédonie Ensemble au gouvernement. Une institution dans laquelle il prend le parti d’éviter le blocage en décidant de voter pour la candidature de Thierry Santa à la présidence.

Sa dernière initiative est frappée du sceau de la démarche individuelle. On aurait pu croire que le débat sur l’avenir du territoire relevait, pour ce qui le concerne, de Calédonie Ensemble et de son président Philippe Gomes. Nullement. L’intéressé, interviewé par tous les médias, n’a cité aucune autre référence que la sienne. Conclusion : il a pris sa liberté …

OUI : LES CALÉDONIENS SONT PRÉOCCUPÉS PAR LEUR QUOTIDIEN
Lorsqu’il pointe les priorités économiques et sociales du territoire,  sujets prégnants au quotidien pour tous les Calédoniens, Philippe Germain n’a pas tort mais c’est un peu une lapalissade.

Le Premier ministre Edouard Philippe, lui même, ne disait pas autre chose en inaugurant l’antenne de l’Université à Koné, quand il soulignait que les referendum étaient importants, mais qu’au delà des scrutins, la vie continuerait.

En revanche, ce que ne dit pas l’ancien président de l’Exécutif, c’est quel modèle économique et social il veut instaurer pour la Nouvelle-Calédonie. Le modèle qu’il a lui même voulu imposer, fondé sur l’interventionnisme économique des pouvoirs publics à tous les échelons, et contesté par les partenaires sociaux  qui en dénonçaient l’autoritarisme ?

OUI : IL FAUDRA DONNER DU TEMPS AU TEMPS, MAIS DE TOUTE FAÇON, IL Y A FORT À PARIER QUE LES POLITIQUES N’AURONT PAS D’AUTRE CHOIX
« Rien ne nous empêche de le (le statut ndlr) faire durer en procédant à quelques ajustements juridiques« , a déclaré Philippe Germain aux Nouvelles Calédoniennes. Jacques Lafleur, bien avant lui, ne disait pas autre chose en préconisant un « pacte cinquantenaire » après avoir imaginé, dès 1992, la « solution consensuelle » appliquée en 1998.

Mais tout bien pesé, et sauf si au second ou au troisième referendum, le « Oui » à l’indépendance l’emportait, les partis politiques, à l’issue, n’auront guère le choix. Il faudra bien faire durer le régime institutionnel encore quelques temps, avant de mettre en place les ajustements juridiques les plus évidents. Et encore davantage pour parvenir à un accord sur un éventuel nouveau statut.

NON : LA QUESTION STATUTAIRE N’EST PAS NÉE DANS LES ANNÉES 70, c’est la revendication d’indépendance qui a été formulée en 1975, d’abord par le Fulk de Yann Celene Uregei, puis par un collectif réuni à La Conception sous l’égide du député d’alors Roch Pidjot, également président de l’Union Calédonienne.

Le statut de la Nouvelle-Calédonie a été une problématique récurrente depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la suppression de l’indigénat, et l’accession progressive des kanak à la pleine citoyenneté française.

Le statut de territoire fut choisi en 1958, suite à l’application de la Loi-Cadre Deferre. Il fut modifié considérablement en 1962, après l’attentat ou le prétendu attentat contre le siège de l’UC, restreint de manière substantielle en 1969 par le « lois Billotte », remodifié sous l’égide d’Olivier Stirn, ministre de l’Outre Mer en 1975, re-remodifié par Georges Lemoine en 1984, puis par Bernard Pons, puis par les Accords de Matignon, puis par …

NON : LE STATUT DEMEURERA UN SUJET MAJEUR
« Mais il ne faut pas aborder l’avenir sous l’angle du statut. C’est le projet de pays qui est important, le statut n’est que son support juridique« . Le statut n’est pas un simple support juridique : avec son exposé des motifs -le Préambule- il dessine le projet de pays dans ses fondements. Ainsi par exemple, en 1988, la création des provinces et le principe du rééquilibrage ont bouleversé le développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. Qui, dans chacune des provinces, pourrait prétendre le contraire, même si la province Sud demeure celle qui paie beaucoup pour les autres ?

Et quid des sujets comme le corps électoral, l’équité électorale pour l’élection des membres du Congrès, le statut même du Congrès, institution formée par des élus … d’autres collectivités et qui échappe virtuellement au principe de libre administration des collectivités ? Et quid du devenir de l’expression de la revendication d’indépendance si le territoire demeure au sein de la République ?

OUI : IL FAUDRA CHANGER DE LOGICIEL si le « pays » ne devient pas indépendant. Les Accords de Matignon et de Nouméa ont été une réussite sur l’objectif essentiel du retour à la paix, après 6 mois de guerre civile en 1984-85 et plus de 3 ans de troubles aboutissant au drame d’Ouvéa. Ils ont constitué également une réussite sur le retour à un développement économique, avec une période plus nettement construite de 1990 à 2005.

En revanche, les clivages se sont accentués, aussi bien au plan politique -indépendantistes, non indépendantistes- que communautaires. Enfin, les institutions et les règles mises en place en 1988, et modifiées en 1998 ont atteint leur limites, aussi bien en ce qui concerne le gouvernement et le Congrès, que pour ce qui est du droit de vote ou encore de l’équité électorale pour la désignation des membres du Congrès

Les contextes nationaux et internationaux ont par ailleurs considérablement évolué. Globalisation économique, difficultés économiques de la France, émergence de la Chine, première puissance économique mondiale dont les appétits territoriaux concernent désormais le Pacifique, et révolution économique et culturelle avec le numérique, internet, et bientôt, avec les ordinateurs quantiques, doivent être pris en compte pour réajuster le débat interne et externe sur la Nouvelle-Calédonie, son devenir, et la forme de Société qu’elle ambitionne de créer.

ENCORE DES ACCIDENTS MORTELS DE LA ROUTE – Recueillement pour les Saints et les disparus – Ajustements en vue dans le réseau Taneo

Le long week end de la Toussaint a encore une fois été marqué par des accidents mortels de la route. Vendredi matin, sortie de route mortelle près de Pam, dans le nord du territoire. Dimanche matin, un choc frontal entre deux voitures à Boulouparis a provoqué le décès du chauffeur du véhicule percuté. La série continue, avec une accidentologie forte aux alentours de Boulouparis. A l’évidence, la régularité des drames sur la route interroge sur l’action des pouvoirs publics en matière de sécurité routière.

Le week end de la Toussaint est aussi celui du souvenir de nos disparus. Nombreuses ont été les familles à se rendre dans les cimetières pour fleurir les tombes.

Un collectif avait manifesté la semaine passée contre certaines modifications de desserte du nouveau réseau de transport public Taneo. Les responsables ont été reçus par le président du Syndicat Mixte des Transports Urbains, en charge du réseau. Des ajustements devraient être annoncés aujourd’hui pour améliorer la satisfaction des usagers.

Parmi les événements à Nouméa, on peut relever le Dimanche Doux à la Place des Cocotiers, et l’opération « Rame pour la vie » à la base de voile de la province Sud. Cette manifestation, organisée par la Ligue contre le Cancer et le club de Va’a Tuhaa Pae avait pour but d’encourager le dépistage du cancer du sein.

Dans la Coupe de Nations d’Océanie de Futsal organisée à l’Arène du Sud, la Calédonie s’est inclinée dans la petite finale face à Tahiti. Le tournoi a été remporté par le team des Îles Salomon, vainqueur de la Nouvelle Zélande.

Au Grand Prix de Malaisie de moto, le Français Fabio Quartararo n’a pu prendre que le 7e place après un mauvais départ. L’espagnol Vinales est n°1 sur Yamaha.

MONDIAL DE RUGBY : LES SPRINGBOKS BATTENT LES ANGLAIS

Le Point – « L’Afrique du Sud est sur le toit du monde ! Au terme d’une finale de Coupe du monde dominée par les Springboks (32-12), la Rainbow Nation fête le troisième titre mondial de son histoire (après 1995 et 2007), grâce aux coups de pied d’Handré Pollard et à des essais signés Makazole Mapimpi (67′) et Cheslin Kolbe (74′). Étonnants lors de leur victoire historique en demi-finale face aux All Blacks (19-7), les Anglais se sont révélés méconnaissables dans cette finale et n’ont pu empêcher les Springboks de soulever le prestigieux trophée Webb Ellis.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour revoir en video le parcours des Springbocks

https://www.tf1.fr/tf1/coupe-du-monde-rugby/videos/afrique-du-sud-le-parcours-des-springboks-en-video-62718290.html

« LE RÉSUMÉ. Un duel de buteurs
C’est un choc qui s’annonçait dantesque entre deux équipes ultra-physiques, ce samedi 2 novembre au stade Yokohama (Japon). Une finale au parfum de revanche pour des Anglais défaits en 2007 face à des Springboks qui soulevaient alors leur deuxième titre mondial au Stade de France. Côté compositions, le XV de la Rose avait choisi la continuité pour cette finale en alignant la même équipe que lors de la demie. Chez les Springboks, Cheslin Kolbe signait son retour dans le XV de départ sud-africain pour dynamiser la ligne de trois-quarts.

« D’entrée de jeu, ce sont les Sud-Africains qui imposent le rythme de cette rencontre. Les hommes de Rassie Erasmus manquent d’ailleurs l’occasion de débloquer les compteurs dès les premiers instants puisque Handré Pollard rate sa première pénalité du match, non loin de la ligne médiane (2′). Puis le premier coup dur de cette rencontre frappe les Anglais. Kyle Sinckler est contraint de sortir à la suite d’un contact violent avec Makazole Mapimpi (3′). Il est évacué et remplacé par Dan Cole

« Subissant la pression des Springboks, le XV de la Rose finit par concéder ses premiers points. Cette fois-ci, Handré Pollard ne tremble pas. À quelques mètres des poteaux plein axe, le buteur sud-africain ajuste son tir et ouvre le score 3-0, 9′). Un moindre mal pour les Boks qui dominent. En face, les Anglais n’y sont pas du tout. Pourtant, le XV de la Rose finit par progresser et obtient une pénalité. D’un coup de pied assuré, Owen Farrell répond aux Boks (3-3, 23′) et remet les deux équipes à égalité. Mais c’était compter sans les efforts du pack sud-africain et le talent d’Handré Pollard qui redonne l’avantage aux siens quelques minutes plus tard (6-3, 26′). Preuve de l’intensité de cette finale de Coupe du monde, deux nouveaux joueurs sont contraints de céder leur place, cette fois-ci côté Springboks : Bongi Mbonambi et Lodewyk « Lood » de Jager blessés sont remplacés par Franco Mostert et Malcolm Marx côté Springboks (22′). Comme attendu, il y a beaucoup de casse dans ce début de rencontre.

« Dominés, les Anglais mettent une grosse pression sur le bloc des Boks. Ils sont d’ailleurs tout proches d’inscrire le premier essai de cette finale, mais obtiennent finalement une pénalité transformée par Owen Farrell (6-6, 35′). Mais, indisciplinés, les Anglais concèdent deux nouvelles pénalités juste avant la pause (39′, 41′). Handré Pollard prend ses responsabilités et les transforme pour offrir un avantage non négligeable de six points. C’est un véritable duel de buteurs que nous proposent les trente acteurs de cette rencontre.

« Dès le retour des vestiaires, les Anglais prennent un nouveau coup sur la tête. À plus de cinquante mètres des poteaux, Handré Pollard réussit une nouvelle pénalité et offre alors neuf points d’avance aux Springboks (15-6, 46′). Quelques minutes plus tard, Owen Farrell, sur la ligne des 40, remet son équipe dans le coup en transformant une pénalité (51′). La course-poursuite est lancée et les Anglais sont dans un temps fort (15-9, 51′). Le duel de buteur se poursuit, tantôt Pollard (18-9, 57′), tantôt Farrell (18-12, 59′).

« Toutefois, les Sud-Africains vont finir par porter le coup de grâce. Après plus d’une heure de jeu, les hommes de Johan Erasmus signent le premier essai de cette finale. Après un coup de pied de Mapimpi, l’ailier hérite du ballon sur une transmission d’Am et vient aplatir le ballon dans l’en-but anglais (23-12, 67′). Sans surprise, Pollard transforme (25-12, 68′).

« Sous l’eau, les Anglais finissent par craquer et par encaisser un nouvel essai. Contre toute attente, Kolbe, l’arrière Springboks, hérite du ballon sur l’aile droite, avant d’éliminer Farrell et d’aplatir (30-12). Quel essai ! Là encore, Pollard transforme (32-12, 76′) et assure la victoire aux siens.

« L’Afrique du Sud est donc sacrée championne du monde pour la troisième fois de son histoire et succède ainsi aux Néo-Zélandais, après avoir fait déjouer les Anglais pendant 80 minutes. Auteur d’une rencontre maîtrisée de bout en bout, Duane Vermeulen est sacré meilleur joueur de la finale. » LE POINT

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